Chronique : Iron Gold partie 1

Pierce Brown
Traduction : H. Lenoir
Hachette
SF, Young Adult
18 €
372 pages

J’ai été plus que ravie d’apprendre que l’auteur poursuivait son aventure dans l’univers de Red Rising. J’ai donc demandé la suite à mon anniversaire et je me suis jetée sur ces deux parties d’Iron Gold qui n’est que le commencement d’un nouveau cycle. 

Attention, si vous n’avez pas terminé Red Rising, je vous conseille de passer votre route car cela spoile la fin de la première trilogie. 

Dix ans ont passé depuis le soulèvement de Darrow. Nous allons suivre trois destins en plus du sien, ce qui nous permet d’aborder la grande créativité de l’auteur pour les autres couleurs et surtout de brosser un tout autre tableau de ce soulèvement où la suprématie des Ors a été mise à mal. 

J’ai été à la fois triste mais satisfaite de voir que notre cher Darrow guerroie depuis 10 ans et n’est pas du tout l’homme qu’il aurait espéré devenir. Triste car le pauvre est complètement coincé dans sa quête de la fin de la guerre, qui consiste pour lui à tuer le Seigneur Cendré,  dernier symbole de la toute puissance de l’ancien système, et du coup il passe à côté de sa vie de famille tant rêvée. Mais satisfaite car cette évolution est bien plus naturelle et réaliste qu’une fin rose de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Tous les actes de Darrow par le passé ont eu et ont encore des conséquences, j’ai aimé que l’auteur nous transmette ce message. 

Alors que Darrow continue de poursuivre le Seigneur Cendré, nous faisons la connaissance de Lyria, une rouge que j’ai beaucoup appréciée. Le soulèvement a libéré les Rouges exploités mais pas toujours pour le meilleur. De manière très réaliste, l’auteur nous montre que les Rouges livrés à eux-mêmes dans des camps de « sauvetage » font malheureusement ce que les humains font de mieux : ils tournent leur haine contre eux. Et ainsi les anciennes disparités hiérarchiques se retournent contre les différents groupes de Rouges. Lyria en souffre ainsi que sa famille et par un concours de circonstance, la voilà embarquée avec la famille tellement sympathique des Au Télémanus.

Dans ce premier tome, nous faisons aussi la connaissance d’un Gris (et non d’un Obsidien comme dit sur le 4ème de couverture… hum) qui a un lien avec l’ancienne trilogie. Ephraïm nous permet de voir un autre aspect des villes lunaires. La chute de l’ancien système et le désœuvrement de certaines couleurs ont encouragé la mise en place de Syndicats et de petites frappes. Encore une fois, tout n’est pas simple ni rose. Des gens profitent des failles et œuvrent pour revenir à l’ancien système. J’avoue que j’ai été moins emballée par ce personnage, qui trouvera une meilleure place dans l’intrigue dans la seconde partie.

Enfin, nous suivons deux personnages de l’ancienne trilogie que j’ai eu grand plaisir à retrouver (attention spoil de la trilogie !!) : Lysandre et Cassius. Grâce à eux nous comprenons aussi que tout l’univers n’est pas pacifié et que les Ors de la Bordure sont toujours là et bien décidés à revenir à l’ancien système. Cassius m’a un peu déçue dans le sens où il apparaît comme un naufragé, toujours amoureux de Mustang, comme s’il n’avait jamais pu se relever des événements de Red Rising, ce qui est bien dommage. Lysandre en revanche est devenu un jeune adulte très prometteur, intéressant qui va bien évoluer au fil du tome.

J’ai adoré ce tome, à l’image de tous les autres. L’auteur nous en dévoile davantage sur son monde et je reste avide d’en apprendre toujours plus ! J’adore voir que tout s’imbrique parfaitement dans l’ensemble de l’univers et que tous les actes passés ont des conséquences visibles à présent. L’auteur nous montre aussi que réaliser ses rêves et être heureux sont parfois des concepts impossible à concilier. Darrow continue de se battre et commet encore, malheureusement, des actes impardonnables. Il est notre héros mais reste loin d’être parfait et c’est pour ça qu’on l’aime.

J’ai enchaîné avec la seconde partie donc vous aurez ma chronique très vite !
 
 

Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : la voie des oracles T3 : Aylus

Estelle Faye
Autrice francophone (voir le site)
Scrinéo
Fantasy, young adult
16,90€
316 pages

Après avoir bien apprécié le tome 1 Thya et le tome 2 Enoch, il ne me restait plus qu’à clôturer la trilogie avec ce troisième tome. La fin du tome précédent nous laissait sur un retournement de situation incroyable qui allait tout bouleverser. Encore une fois la couverture est superbe et l’autrice m’a confié que celle-ci lui avait d’ailleurs inspiré quelques changements dans l’histoire 😉

Thya a changé le passé, du coup le destin de tous les personnages est modifié, à commencer par Aylus et son elle du passé. Dans cet univers alternatif, les devins ont gagné le pouvoir face aux militaires. Pour autant le monde ne s’en trouve pas meilleur. 

J’avais adoré l’ambiance nostalgique et triste des précédents tomes avec la lente agonie des Dieux romains et leur chute. Ici, les Dieux sont plus puissants mais pour autant je n’ai pas trop adhéré à l’ambiance. L’idée de changer le passé et de tout modifier est osée, nous découvrons une autre facette de Thya la jeune, d’Enoch, d’Aedon, de notre Thya, d’Aylus… sauf que je n’ai pas été autant emballée que dans les autres tomes. Ce n’était pas nos héros et cela m’a manqué, même si Aedon et Enoch ont droit à un traitement plus intéressant pour eux. 

L’idée est bien traitée et cela illustre les conséquences inattendues, parfois positives et malheureusement souvent négatives de modifier le cours du temps. J’ai aimé qu’on nous montre que ce ne sont pas les Dieux ou la providence qui sont responsables de notre destin mais bien les humains eux-mêmes. 

La fin nous laisse une lueur d’espoir mais j’avoue être passée à côté de ce tome. J’attendais autre chose de ce retour dans le passé. Les idées ne sont pas mauvaises mais je n’ai pas été autant transportée tant au niveau de l’ambiance que des personnages. Même si l’émotion est au rendez-vous à la fin. C’est donc dommage car je conclus la trilogie sur une lecture en demi-teinte mais cela ne m’empêchera pas de me pencher sur les autres romans de l’autrice, j’ai d’ailleurs Les seigneurs de Bohen dans ma PAL.  Je vous encourage tout de même à lire cette trilogie ^^


 
Ma note : :star::star::star::star-empty::star-empty:

Chronique : Red Rising T3 Morning Star

Pierce Brown
Traduction : H. Lenoir
Hachette (mon édition : France Loisir)
SF, Young Adult
18 €
540 pages

Après un sans faute pour le Tome 1, puis pour le Tome 2 j’ai enchaîné directement avec le Tome 3 qui clôture cette intrigue. Vu la fin de Golden Son, j’étais un peu obligée de poursuivre devant ce suspens intenable !

Ce tome ne déroge pas à la règle : des rebondissements de folie et des révélations inattendues. Beaucoup de trahisons aussi et d’émotions entre les personnages. J’ai ressenti une certaine mélancolie, on sait qu’on approche de la fin et que des actes irrémédiables ont été commis ou vont être commis. C’est un tome globalement plus sombre, plus triste et plus sanglant.

Ce tome est très entraînant, on veut suivre Darrow et croire en sa révolte. Il insuffle le vent de la rébellion des petits opprimés face aux géants favorisés. Il grandit de tome en tome, c’est un bon leader malgré ce qu’il pense et ce que certains lui disent. Il est conscient de ses limites. Il n’est pas parfait, il force certaines personnes à le suivre, pour autant, son combat me rend admirative et sa conviction est sans faille, sans pour autant être aveugle. Dans sa lutte, il a su, par chance, par choix et suite à ses actions, s’entourer des bonnes personnes pour l’aider. Il sait qu’il est un bon guerrier mais pas un gouverneur, c’est pour cela qu’il a des amis comme Mustang à ses côtés. Sevro se révèle encore plus  important et intéressant, bien que sa personnalité soit encore plus spéciale et décalée qu’avant.

Darrow est un héros stable, intéressant et terriblement attachant. J’ai voulu le suivre à tout prix. J’ai aussi eu peur pour absolument tout le monde parmi ses proches et malheureusement, encore une fois, tout le monde ne sort pas indemne de cette histoire. C’est un roman que l’on ne lit pas mais qu’on vit. J’ai espéré, craint, insulté, presque pleuré, rit aussi auprès de Darrow et de ses amis et plus les pages défilaient plus je me disaient que devoir les laisser allait s’avérer compliqué. Heureusement, l’auteur continue d’écrire dans cet univers donc il y a des chances d’en revoir certains par la suite !

La fin est bonne, haletante jusqu’au bout. Je tournais les pages en me disant sans cesse « mais comment il va faire ? ». Cette fin est réaliste, non idéaliste et donc géniale. 

Je ne peux pas trop m’étendre sur chaque personnage mais croyez-moi, ils sont tous très bien et apportent réellement au héros ainsi qu’à l’intrigue. Darrow ne porte pas sa rébellion seul et ça se ressent. L’amitié, la loyauté, le pardon sont au cœur de ce tome fort en émotions. 

Si mes précédents avis ne vous ont pas convaincu de vous lancer dans cette trilogie, je ne sais plus quoi faire ! Vraiment, je vous la conseille, au même titre que des sagas comme l’Epouvanteur. Quant à moi, j’ai hâte de me plonger dans la suite, Iron Gold !


 

Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : Red Rising T2 Golden Son

Pierce Brown
Traduction : H. Lenoir
Hachette (mon édition : France Loisir)
SF, Young Adult
19.90 €
507 pages

Le premier tome très réussi de Red Rising m’avait fait une forte impression, alors quand les Lectures enchantées d’Elyza a posté une photo en disant qu’elle appréciait sa lecture du deuxième tome, ni une ni deux, je me suis jetée sur la suite (car j’avais eu la bonne idée d’acheter la trilogie entière chez France Loisir avant de résilier mon abonnement). 

Ce deuxième tome est une bombe à rebondissements. L’ambiance est très différente du premier tome. Là, finies les histoires (pourtant déjà sanglantes) de l’institut, Darrow est dans la vraie vie. Et ça ne rigole pas chez les Ors. Ce tome est sombre, très violent, rempli de désillusions sur une société stricte, cruelle et basée sur des castes restrictives.

J’ai tout de suite été happée et passionnée dès les premières pages. Les rappels du premier tome sont bien dosés et m’ont permis de me replonger très vite dans le bain. L’organigramme et l’index proposés au début du livre sont assez salvateurs pour cela.

J’aime beaucoup Darrow qui me fait penser à Thomas Ward de l’Epouvanteur. C’est le genre de héros qui n’est pas parfait mais qui apprend de ses erreurs et sait se relever tout en assumant ses actes. Ce n’est pas un badass, il est fort certes mais pas invincible ni dénué de défauts. Je peux le dire : il est sacrément couillu comme gars. Ce deuxième tome a confirmé toute l’affection que j’ai pour ce personnage que l’on a envie de suivre et de supporter à 200%. 

Les autres personnages ne sont pas en reste. Mustang en premier lieu est un personnage féminin au top bien plus intéressant et complexe qu’il n’y parait. Sevro prend aussi de l’ampleur. Tous, Victra, Cassius, Tactus, les fils d’Arès, ont leur importance et leur rôle dans l’intrigue. Ils sont tous très charismatiques et vont soutenir Darrow à leur manière… ou le trahir, à vous de le découvrir.

L’intrigue justement m’a tenu en haleine tout du long. Il m’a été très difficile de lâcher le livre chaque soir pour dormir. Darrow flirte sans arrêt avec le danger et malheureusement personne n’est épargné. Le lecteur, lui, flirte tantôt avec l’espoir, tantôt avec le désespoir. Le combat que mène Darrow pour répondre au rêve de sa femme en compagnie des fils d’Arès semble perdu d’avance face aux redoutables Ors.

Quant à la fin… je ne peux rien vous dire, sauf que tous les rebondissements sont inattendus et excellents ! Cette trilogie (car j’ai lu le 3ème tome en suivant) est un bijou. A tel point que je l’ai conseillé à mon compagnon qui est en train de dévorer la série à son tour ^^ 

Franchement, s’il y a une série de Young Adult à adapter en série TV, c’est celle-là *____*


 

Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : Rouge toxic

Morgane Caussarieu
Autrice francophone, voir son blog
Actu SF / Naos
Jeunesse, fantastique
14,90 €
348 pages

Après avoir eu un gros coup de cœur pour Dans les veines et avoir adoré Je suis ton Ombre, je ne pouvais pas passer à côté de Rouge toxic, le petit dernier roman SFFF de Morgane Caussarieu. Je le lui ai pris aux Imaginales 2018 où j’ai enfin pu la rencontrer et discuter un peu avec elle malgré la fournaise !

Rouge Toxic est un livre estampillé jeunesse. Le sachant, je m’attendais évidemment à ce que la plume de Morgane soit un peu plus allégée. J’avais cru comprendre, d’après la dédicace de l’autrice, que nous allions revoir des personnages de ses autres romans et je ne m’attendais pas à être si heureuse de revoir un certain Punk ! Mais revenons au style de Morgane qui a su s’adapter à un public plus jeune, même si ne nous leurrons pas, cela ne reste pas abordable avant un certain âge car il y a de la violence, du sang et de l’addiction. L’alternance de courts chapitres d’un point de vue de Farouk le vampire enfermé dans un corps d’ado, ou de Barbie, l’humaine spéciale, ainsi que les phrases courtes et percutantes collent parfaitement au lectorat cible.

Le roman donne le ton dès le départ : ce sera sanglant. Et c’est un vrai régal. Les vampires de l’autrice sont toujours aussi dangereux mais curieusement attachants. Ultime honte sur moi j’avais oublié certains aspects pourtant juste primordiaux de Je suis ton ombre et Dans les veines, comme la mort d’un des personnages hyper important… Bon du coup ma surprise n’était pas feinte à cette annonce ! 

La force de ce récit, c’est Farouk. Il est très différent des autres vampires du clan de l’autrice, il se croit même le seul vampire au monde ! S’il savait ! J’ai bien plus apprécié Farouk que Barbie. Il lutte contre ses démons tout en restant relativement droit dans ses bottes. Contrairement à d’autres, Farouk n’aime pas forcément prendre des vies et le roman va donc s’intéresser à cette humanité qu’il a conservée, ainsi qu’à la notion de famille et d’appartenance à une communauté. 

Dans la première partie du roman, nous restons au lycée (et au centre équestre, et cette fois Morgane n’a pas tué de cheval, merci 😉 ) où l’autrice nous dépeint avec réalisme la cruauté de ce monde. On y parle exclusion, différence, bizutage. Difficile de ne pas s’identifier à l’un ou l’autre des laissés pour compte ou de ne pas maudire les reines de la ruche. La critique du noyau familial n’est pas en reste à travers les yeux de Barbie qui est à la recherche d’un peu d’affection de la part de son tuteur vu que toute sa famille est morte ou la rejette.

Les choses s’accélèrent dans la deuxième partie, nous avons des révélations sur la nature de Barbie et Farouk découvre sa famille vampirique. Autant j’ai bien aimé Barbie dans la première partie, autant dans la seconde elle régresse. Si je l’ai enguirlandé pour ses erreurs et sa bêtise qui s ‘annoncent fatales pour certains personnages, je me suis ensuite rappelée qu’elle n’avait que 15 ans. On avait tendance à l’oublier vu qu’elle semblait assez mature dans la première partie et que Farouk, avec ses années d’existence derrière un visage d’ado, est plus réfléchi (enfin, sauf quand le sang entre dans la danse). Dans cette seconde partie, l’histoire prend donc une nouvelle ampleur et forme un ensemble cohérent et très intéressant pour qui a lu Dans les veines et/ou Je suis ton ombre. Certaines affaires trouvent leur conclusion, notamment pour un personnage clé de Dans les veines qui méritait enfin sa délivrance. Et si on ne les a pas lus, cela donne envie de creuser (ou de relire comme moi vu que j’avais zappé beaucoup de choses). La fin laisse aussi une belle ouverture pour poursuivre sur ce sujet.

À la lecture du 4ème de couverture je m’attendais à une relation plus malsaine entre Farouk et Barbie. En fait, ce roman est une excellente porte d’entrée pour tous ceux qui ne connaissent pas l’univers de Morgane Caussarieu ou qui aiment un peu l’horreur mais pas trop. En revanche, pour les habitués, c’est une promenade de santé (quoique… ce qui se passe dans cette chambre d’hôtel…brr) et je suis un peu frustrée car je sais que l’autrice peut aller tellement plus loin dans le glauque, le sanglant et l’horreur de la psyché humaine. Mais c’est un roman jeunesse, tel est le deal

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce roman, en grande partie grâce à Farouk qui est un personnage fort, attachant et très intéressant à suivre. L’univers de Morgane Caussarieu est toujours un régal et j’espère qu’elle n’en a pas terminé avec ses vampires méchants. Je vous conseille à 100% ses romans… si vous avez le cœur bien accroché ^^


Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Chronique : La Magie de Paris T3 Ici et Ailleurs

Olivier Gay
Auteur francophone (voir la page facebook) 
Castelmore
Young Adult, fantastique
14,90 €
277 pages
À l’instar des autres tomes, j’ai dévoré ce livre ! Je suis au final bien contente d’avoir attendu que toute la série soit publiée comme ça je n’ai pas d’attente entre les tomes. Comme avec tous les autres romans de l’auteur, on souhaite que la série ne se termine pas. L’univers et les personnages sont tellement intéressants qu’on aurait pu s’attarder pendant plusieurs tomes… mais j’en conviens, l’intrigue en aurait pâti car il y avait urgence pour nos héros d’agir. 

Je suis très contente car les réponses ne sont pas celles auxquelles on aurait pu s’attendre. Les explications sur l’origine de la Magie et son utilisation par les mages et Mikael sont aussi originales que bien travaillées. J’ai beaucoup aimé me trouver de « l’autre côté ». Comme dans le Noir est ma Couleur, l’auteur tient à nous montrer que rien n’est ni noir ni blanc et que les gentils sont parfois plus cruels que lesdits méchants. 

On a de nombreux rebondissements, des révélations aussi, des morts également. L’ambiance est clairement plus sombre comparée aux deux précédents tomes même si bien sûr nous avons des touches d’humour pour détendre l’atmosphère. Les questions sont plus adultes, l’enjeu est très sérieux aussi et la vie de nos héros est sans cesse menacée. 

Tous nos personnages évoluent, Nour prend ici enfin de l’importance car jusque-là elle ne servait qu’à ancrer Chloé dans le monde normal mais cela commençait à la faire passer pour un boulet et une copine casse-pied. Je suis contente que l’auteur lui ait ainsi donné sa chance. Chloé continue d’être une héroïne au top ; Thomas continue de nous montrer qu’il est très fort en magie et un type adorable ; Cassandre se dévoile aussi, on la découvre sous un autre jour (mais ses épreuves n’excusent en rien son comportement, soyons clairs) ; Mikael reste un connard. Il n’y a que David qui malheureusement n’évolue pas plus. Il s’est déridé assez vite pour accepter Chloé mais depuis la moitié du 2ème tome, il stagne à l’inverse des autres. 

Je suis obligée de spoiler, passez au paragraphe suivant si vous ne voulez pas connaître le choix amoureux de Chloé ^^ J’ai été déçue de ce choix car je suis pour la team David depuis le départ et je voyais d’ici les complications intéressantes crées par le lien télépathique que Chloé et Thomas partagent. Chloé nous présentait David comme le type parfait dès le départ mais à mes yeux il a beaucoup de défaut aussi justement, sa froideur, son manque d’empathie, d’humour ou d’initiatives. C’est pourquoi je l’attendais au tournant avec une belle évolution. Cela n’a pas été le choix de l’auteur et du coup c’est vers Thomas que Chloé se tourne. Alors attention, Thomas est génial, c’est un garçon adorable, intelligent et très drôle mais depuis le départ, malgré quelques rapprochements plus gênants qu’autre chose, je n’ai nullement ressenti d’attraction entre eux. Ils ont une super complicité en revanche et j’ai cru à un moment que Chloé et David partageaient aussi un début de complicité. Le chemin choisi par l’auteur devient définitif au milieu de ce tome 3 même si j’ai eu l’impression que Chloé ne savait pas trop pourquoi. Au final, même si je suis déçue je comprends ce choix et comme Thomas est un gars super c’est tout aussi bien pour Chloé. 

Cela n’a pas entaché longtemps ma lecture, cette série est géniale : dynamique, drôle, enthousiasmante, pleine de suspense et de rebondissements. Rires et émotions ont ponctué ma lecture et toutes nos questions ont trouvé des réponses satisfaisantes. Comme je l’ai dit au départ, j’aurais pu suivre nos héros encore pendant longtemps, preuve que cette série est une réussite ^^ Elle n’a pas détrôné le Noir est Ma Couleur mais elle a su trouver sa place et me confirme que je peux suivre cet auteur les yeux fermés 😉 

Donc, oui, évidemment je vous la conseille !!

Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Chronique : Dollhouse T1 Le carrousel éternel

Anya Allyn
Traduction : Fiona Martino 
Chat Noir
Young Adult, fantastique
19,90 €
296 pages
J’avais vraiment bien aimé Ephemeral Lake de cette autrice, traduit également aux Éditions du Chat Noir (voir ma chronique), du coup je n’ai pas hésité à la suivre dans cette autre série qui en plus me semble plus sombre. 

J’ai donc retrouvé la plume d’Anya Allyn, immersive, entraînante et efficace. Difficile de savoir si les différences de style que j’ai senties (moins poétique, plus incisives) sont dues au changement de traducteur ou bien au fait que de base l’autrice a modifié son style pour cette nouvelle série. En tout cas c’est toujours un régal à suivre. A part quelques soucis de mises en page au début et le choix de ponctuation pour les dialogues un peu déroutant, l’intérieur est très soigné et agréable. La couverture de Mina M. est aussi magnifique et contribue activement à nous faire acheter ce roman !

Anya Allyn nous mène encore une fois bien en bateau avec cette histoire. Elle brouille les pistes, laisse le lecteur émettre ses hypothèses avant de révéler ses réponses. Le quatrième de couverture ne laisse pas du tout imaginer ce qui se passe réellement dans cette fameuse maison. J’étais partie sur des trucs différents et j’ai donc été surprise de connaître le fin mot de l’histoire (enfin il y a encore plusieurs tomes mais nous avons déjà beaucoup de réponses). 

Globalement, j’ai retrouvé des personnalités assez semblable à Ephemeral Lake. La plupart des ados sont gentils, et pas caricaturés, néanmoins cela me donne une impression d’inachevé, comme si l’autrice n’était pas allée au bout de son idée de personnalité. Je m’explique. On nous présente Cassandre au départ comme une nouvelle élève qui a quitté Miami où elle était une sacré fêtarde avec ses amies (Cordelia Chase, sors de ce corps XD). Du coup on s’attend à un gros décalage entre ses anciennes amies dont elle nous parle et ses nouveaux amis australiens campagnards. Finalement il n’en est rien, le background construit sur sa vie à Miami ne sert à rien du tout, du moins dans ce tome là. Cela manquait de cohérence. De la même manière, on nous dit qu’Ethan cache une part d’ombre et de violence qui n’est pas vraiment exploitée non plus. A l’inverse Aïcha est très réaliste avec ses défauts et erreurs d’adolescente aussi agaçants que compréhensibles, pareil pour Lacey. Au final, cela nous donne des jeunes assez sympathiques mais sans de réels traits de personnalité originaux. Il n’y a que Jessamine qui sort du lot, même si on doit attendre longtemps avant de comprendre ses motivations.

Mais de manière générale ces aspects ne m’ont pas empêché de m’identifier à eux, de me projeter à leur côté et de ressentir leur détresse ou leur colère. En dépit de leurs personnalités, toute l’intrigue et leurs réactions sont bien pensés et menés de manière intelligente. 

L’aspect claustrophobe et l’impuissance de nos héros à pouvoir s’échapper sont bien retranscrits. J’ai aimé l’ambiance sombre et glauque, même si on reste sur un ouvrage young adult. Comme pour Ephemeral Lake, malgré les horreurs et la dureté des événements qui touchent ces jeunes gens, j’ai ressenti cette pointe de mélancolie, de tristesse, de bienveillance à la base qui est détournée pour donner quelque chose de plus sombre. C’est vraiment cette ambiance très particulière qui pour moi caractérise cette autrice.

La fin est étonnante et audacieuse. Pleine d’espoir et en même temps très dure. Cela donne indubitablement envie de lire la suite ! Anya Allyn est une autrice à suivre qui propose des romans différents dans la sphère du young adult.


Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Chronique : la Magie de Paris T2 Le calme et la tempête

Olivier Gay
Auteur francophone (voir la page facebook) 
Castelmore
Young Adult, fantastique
14,90 €
313 pages
Après avoir dévoré le premier tome (chroniqué ici) et regretté amèrement de ne pas avoir pris la trilogie entière aux Imaginales 2018, j’ai commandé illico presto la suite. La Magie de Paris, c’est le genre de série que je ne peux pas distiller dans le temps comme je le fais pour les Aventuriers de la Mer par exemple (quelque chose que mes proches ne comprennent pas d’ailleurs XD). Il me fallait la suite et il me la fallait tout de suite. C’était une question de vie ou de mort (enfin presque).

Je vais essayer de ne pas vous spoiler l’intrigue de ce deuxième tome, surtout en ne vous révélant pas le grand rebondissement de la fin du tome 1 qui était juste génial. Ce tome recèle encore plus d’humour avec des situations et des répliques où j’ai encore plus gloussé (si, si). Je me demande si Olivier Gay n’était pas une femme dans une autre vie car certaines scènes et pensées m’ont paru tellement familières. Je me suis revue à mon adolescence (ou même après), à avoir les mêmes réflexions, les mêmes espoirs que Chloé. Mention spéciale à la scène du « toucher de doigt » si criante de vérité, j’ai vécu la même chose comme bon nombre de jeunes filles j’imagine. Bref, chapeau pour les descriptions et pour la facilité avec laquelle le lecteur s’identifie à Chloé. Bon, je suis une fille, je me demande si c’est pareil avec un public masculin.

Chloé est donc toujours aussi attachante et combattive. On ne peut que lui souhaiter de trouver une solution à son problème et de trouver l’amour aussi, ne nous cachons pas. Elle n’est cependant pas épargnée et ses défauts sont aussi mis à nu dans cette suite. A l’instar de n’importe qui, elle n’est pas exempte de défauts. David est toujours aussi sexy et disant cela je passe pour une couguar… disons même que je frôle le détournement de mineur. Hum.  Il commence à se dérider et à s’émanciper un peu dans ce tome, ses habitudes étant bousculées par l’arrivée de Chloé. Mais on sent qu’il y prend lui aussi du plaisir, bien qu’exprimer des émotions ne fasse pas trop partie de son répertoire.

Thomas est de plus en plus intéressant aussi. La révélation de fin de tome 1 ne concerne pas que Chloé. On se rend compte que c’est un garçon sensible et doté d’une forte puissance magique.  Son lien très fort avec Chloé est primordial dans ce tome et est également prétexte à des scènes plutôt… gênantes (bizarrement, souvent pour Chloé !). Cela contribue à créer un triangle amoureux entre Chloé, Thomas et David, même si ce triangle n’a rien de classique et n’est pas du tout ennuyeux, de mon point de vue en tout cas. Une quatrième personne aperçue à la fin du premier tome vient semer la zizanie, j’ai nommé Cassandre, la Mage de David. Cette fille est tout bonnement insupportable et je rêve que quelqu’un lui fasse fermer son clapet. Il n’empêche qu’elle est forte, franche (trop pour notre bien) et que nos personnages ont besoin d’elle.

Niveau intrigue, en cherchant une solution au problème de Chloé, Thomas et elle vont déterrer des cadavres de l’ordre de magie, ce qui ne va pas plaire au dictateur chef Mickael. Mais au lecteur, par contre, ça lui plait ! C’est assez frustrant de devoir attendre à chaque fois que Chloé et Thomas aient terminé leurs cours et aient semé les amies envahissantes de Chloé (et leurs chaperons aussi) pour en apprendre plus… mais c’est aussi ce qui fait le charme du roman et qui l’ancre dans notre monde autant que dans le registre de la jeunesse. Mais du coup la seule chose qu’on veut leur dire c’est « bordel, séchez vos cours ! » ce qui n’est pas le meilleur exemple à donner aux jeunes lecteurs, vous en conviendrez. C’est aussi ce qui rend le suspens plus haletant et fait de ce tome un véritable page turner comme on dit.

Sans vous spoiler, on continue ici à se poser des questions encore plus poussées sur les Goules. Enfin, le lecteur s’en pose un peu plus que nos héros, ce qui est assez normal puisque nous avons plus de recul (et pour ma part des années de Melrose Place… je devine l’entourloupe ! ). Il faudra néanmoins attendre le dernier tome pour avoir toutes nos réponses. En tout cas, ce deuxième livre se termine sur un nouveau rebondissement de fou. Bien sûr je me suis jetée sur la suite et j’ai dû me faire violence pour ne pas tout lire d’un coup et me coucher à 4h du mat.

En conclusion, un deuxième tome qui réussit le pari d’être meilleur que le premier, la preuve c’est un coup de cœur ! Encore plus d’humour, d’action, de sentiments et d’aventures, cette lecture palpitante a été un régal. Les relations entre les différents personnages sont aussi le point fort de ce roman. L’auteur maîtrise cet aspect, ce n’est pas nouveau et c’est toujours aussi agréable de suivre ses personnages grâce à cela.

Ma note : :star::star::star::star::star:💕

Chronique : La Magie de Paris T1 : le coeur et le sabre

Olivier Gay
Castelmore
Young Adult, fantastique
14,90 €
319 pages
J’ai acheté ce roman lors des dernières Imaginales afin d’avoir une dédicace de l’auteur et de pouvoir en discuter avec lui. Un mois après, je regrettais amèrement de ne pas avoir cédé en achetant la trilogie entière ! 

J’ai commencé à lire avec le souvenir encore fugace de notre duo Manon/Alexandre du Noir est ma Couleur (foncez la lire !). J’avais un peu peur justement que leur alchimie géniale ne vienne hanter ma lecture. J’ai vite été rassurée car les nouveaux sont tout aussi géniaux. Ici, le couple est inversé : c’est Thomas qui baigne dans la magie et c’est Chloé la sportive. Pour autant ce n’est pas juste un collage transposé (merci Excel !) par rapport à sa précédente série jeunesse. Les deux héros ont leur personnalité et leurs objectifs propres. Le pari est donc relevé. La magie est également différente, même si je préférais celle du spectre, celle-ci ne manque pas d’originalité et nous avons droit à des démonstrations de puissance crescendo.

De fait, j’ai beaucoup aimé Chloé, Thomas, David qui ont une bonne dynamique de groupe. Chloé m’a été d’emblée sympathique. Je n’ai jamais fait d’escrime de ma vie ni de sport de manière intensive de la sorte et pourtant je me suis très vite identifiée à elle. Elle est loin des clichés, notamment avec son physique, imparfait à ses yeux d’adolescente. Néanmoins elle fait preuve d’une détermination à toute épreuve et d’un grand courage, à l’image de Manon. C’est pour ça que je l’ai autant apprécié. Même dans ses failles (elle cherche à tout prix à se faire aimer de tous), je l’ai trouvé crédible et touchante. 

Thomas est très attachant, avec un humour comme j’aime et une sensibilité rare. Le lien qu’il partage avec Chloé, qui est devenue son Chevalier, est très intriguant et nous permet de mieux partager leurs émotions à tous les deux, sans qu’on ait besoin de changer de narrateur. C’est tout autant immersif et intimiste. Il ne paye pas de mine comme ça, le Thomas, mais il est très intéressant comme personnage. Leur complicité naissante fait plaisir à voir. Mais, ne nous trompons pas : je suis pour la team #David à fond ! Il ne dit pas grand-chose, et c’est rarement sympa, mais il en impose le David et il a un bon fond, ça se ressent. On a envie, au même titre de l’héroïne, de lui montrer ce qu’on vaut. J’ai donc hâte de voir comment leur petit trio va évoluer.

J’ai apprécié également le contraste entre des scènes surréalistes de magie et la vie normale que Chloé doit gérer avec ses amies (un peu envahissantes à mon goût de personne peu sociable) et sa mère. J’ai d’ailleurs aimé le fait que la famille de Chloé est imparfaite également,un reflet de notre société actuelle qui ancre encore plus le récit dans le réel… magie mise à part.


Enfin, les révélations finales sont… complètement inattendues et m’ont laissée sur les fesses pour rester polie. Et pourtant, tout était cohérent. Chapeau bas, Olivier ! Je garde des réserves en ce qui concerne les méchants, alias les Goules pour voir si cela ça ne fait pas comme avec les mages noirs du  Noir est ma Couleur. Car ici aussi, tout n’est pas si blanc ou si noir et c’est ce que j’apprécie beaucoup dans tous les récits de cet auteur.

En résumé, action, humour, amitié et plus si affinités créent un cocktail parfait qu’Olivier Gay maîtrise à la perfection. C’est un très bon premier tome… dont la fin m’a obligé à acheter en urgence les deux tomes suivants ! 
Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : Saving paradise T1 En proie au rêve

Lise Syven
Auteure francophone (voir le site)
Castelmore
Fantastique, Young adult
16,90€
380 pages

A trois mois des prochaines Imaginales, il était temps que je me mette à lire les romans achetés l’an dernier non ? Histoire de savoir si je prends la suite, ça pourrait déculpabiliser le porte-feuille. Je vous épargne le suspense : bien sûr que je prendrai le tome 2 de Saving Paradise  !

Dire que j’ai été happée serait un faible mot car je n’ai pas vu passer les cent premières pages. Les suivantes auraient subi le même sort si le week-end n’était pas venu entrecouper ma lecture. 

En bon Young Adult, l’histoire démarre sur les chapeaux de roue, néanmoins j’ai trouvé l’ensemble très réaliste et bien traité. Je n’ai pas eu l’impression que l’auteure précipitait son histoire ni n’occultait des passages importants. Non, le rythme est juste soutenu. L’aspect surnaturel vient tout doucement, à tel point qu’on pourrait se demander durant une bonne partie du récit si ce n’est pas juste un thriller. Mais non, il y a bien du fantastique, qui arrive par touche, de sorte qu’on a pas une acceptation aussi brutale qu’improbable, ni un déni agaçant de la part de l’héroïne. Encore une fois, c’est donc fait avec justesse. Le fantastique est tellement en arrière-plan qu’à la fin du premier tome on sait qu’on a affaire à des créatures surnaturelles (je ne vous dirais pas lesquelles) sans être sûr et certain de leur nature. Ce que j’ai pu apercevoir et comprendre m’intrigue énormément, j’ai hâte de voir ce que l’auteure nous réserve dans le volume suivant.

Nous sommes loin d’avoir toutes les cartes en main et pourtant nous n’en avons pas encore besoin. Cela ne m’a pas dérangé de terminer ma lecture avec des questions car cela titille mon imagination. Tout au long de la lecture nous soupçonnons une présence surnaturelle, nous cherchons les taupes, les responsables et je suis tombée dans quelques pièges.


J’ai bien aimé Faustine, une étudiante relativement bien dans ses baskets, qui pourrait être vous et moi. Ce n’est pas la grande révolutionnaire, ni la grande gueule ou au contraire la naïve. Ce n’est ni la reine du bal, ni la laissée pour compte qui se transforme en cendrillon. Faustine a ses qualités, ses défauts mais elle est surtout résolument humaine et d’une nature agréable à suivre. 

Nato est surprenant. Il ne colle pas forcément au profil type du héros de ce genre de roman. Il est gentil, agréable aussi, mais il ne s’impose pas, ce n’est pas un casse-cou surprotecteur ni un grand révolutionnaire lui non plus. Il a un passé difficile mais qui n’est pas cliché et qui est surtout très réaliste. C’est une bonne pâte et son lien avec Faustine est reposant. Je trouve qu’ils se complètent bien et qu’ils apportent un peu de paix et d’unité dans ce récit survolté.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste, à commencer par Allison que j’ai adorée. Idem pour Michelle, qui me faisait penser à l’une des scientifiques de la série Fringe. Le père de Faustine est un homme intéressant même si nous n’avons pas eu l’occasion de le connaître vraiment au-delà du scientifique dans ce premier tome. Les ennemis sont intrigants et charismatiques, de même que Chevalier, un personnage que j’ai eu du mal à cerner tant elle est mystérieuse. Bref, nous avons un mélange de personnalités très diverses sans pour autant tomber dans les clichés. Tout ce beau monde contribue à rendre la lecture agréable.

Pour autant, je n’ai pas pu avoir de coup de cœur alors que tout était réuni. Pourquoi, me direz-vous ? C’est entièrement la faute de l’auteure ! Et oui, car elle avait placé la barre teeeeellement haut avec son diptyque Les chroniques de Siwès que je n’ai pas cessé de comparer Faustine à Siwès et Nato à Baxian. Or Baxian est irremplaçable. Même plusieurs années après ma lecture, cette histoire continue de m’accompagner et de me faire rêver. Bon c’est un peu bête car du coup ma lecture de Saving Paradise en a pâti un peu mais du coup j’ai envie de relire Siwès…

En proie au rêve est une très bonne lecture, haletante, surprenante et très ancrée dans le réel ce qui permet de s’attacher vite aux personnages. Elle change assez de mes autres lectures dans le Young adult et de ce qui se fait actuellement je trouve. J’ai hâte de me procurer le deuxième et dernier tome et d’avoir toutes mes réponses !

 
Ma note : :star::star::star::star::star-empty: