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Chronique : Victime 2117

Jussi Adler-Olsen
Traduction : Caroline Berg 
Albin Michel
Thriller
572 pages
22,90€

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu la suite des aventures de Carl, Assad et Rose. L’auteur avait écrit un roman qui ne se déroulait pas dans le Département V dans l’intervalle que je n’ai pas lu. Comme j’ai offert à mes parents le 4ème film adapté des romans et qu’on l’a regardé pour Noël, cela m’a permis de me replonger dans l’histoire avant de lire Victime 2117.

Ce roman est un peu à part des autres car il est principalement centré sur l’histoire d’Assad qui nous est sciemment cachée depuis le premier tome. On apprend toute la vérité et elle est vraiment triste pour notre pauvre Assad. Même si c’est son histoire et qu’il nous la conte par petits morceaux tout au long du roman, j’ai trouvé Assad moins actif, sauf à la fin. Il subit plus qu’il n’agit.

Pour nous faire découvrir l’histoire d’Assad, l’auteur s’empare de sujets d’actualités, sur les migrants qui débarquent sur les plages et dont beaucoup ne survivent pas à leur traversée de la Méditerranée et aussi des actes terroristes même si pour le coup, ici on est davantage sur une vengeance personnelle que sur des motifs extrémistes.

En parallèle Rose et Gordon travaillent sur un autre cas, qui est pourtant lié aux migrants et qui permet à Gordon de sortir de sa zone de confort et de se confronter au terrain. Assad étant au fond du seau, l’aspect humoristique vient de Gordon et vu les thématiques et les événements, cette petite touche de fraîcheur est la bienvenue. Cela sort aussi Rose d’une dépression liée aux événements du tome précédent. Son évolution tout au long du tome fait plaisir car au départ, j’ai ressenti beaucoup de pitié et de tristesse pour son état. Quant à Carl, pour une fois c’est donc plus lui qui est actif étant donné qu’Assad est totalement déprimé et tétanisé par les événements liés à son passé. Alors qu’au début c’est Assad qui devait pousser pour tisser des liens entre eux, cette fois, l’amitié qu’ils se portent est soutenue par Carl qui est présent pour son ami.Je suis moins emballée par la tournure de la relation Mona-Carl par contre.

Même si j’aime beaucoup cette série et ses personnages vraiment atypiques, hauts en couleur et attachants, je sens que cela commence à sentir la fin. Il serait temps de clôturer à présent que les personnages ont plus ou moins tous dénoué leurs fils d’intrigue. Mais on voit bien que le fil rouge derrière, l’affaire qui a coûté la vie à un policier et rendu le coéquipier de Carl paralysé est toujours en suspens. J’espère donc qu’on aura le fin mot dans un tome final. J’ai en tout cas ici passé un bon moment de lecture même si ce tome n’est pas mon préféré du lot.


 Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : Contes hybrides

Lionel Davoust
Auteur francophone, voir le site Internet  
Éditions 1115
Recueil de nouvelles
139 pages
7€

Si vous me suivez, vous savez que Lionel Davoust fait partie de mes auteurs incontournables et que je lis toutes ses productions. A sa sortie, je me suis donc empressée de lui prendre ce recueil de nouvelles, très court mais riche et intense en termes de contenus. Ce recueil rassemble trois nouvelles publiées dans d’anciennes anthologies mais que je ne connaissais pas.

La première nouvelle, Le Sang du large est très poétique. Le lecteur se demande de manière très légitime jusqu’à quel point l’auteur se livre dans cette nouvelle. Son amour pour l’océan et l’écriture se ressentent parfaitement. Le désespoir puis les espoirs du narrateur se transmettent au lecteur jusqu’au point que nous aussi nous voulons croire au merveilleux.

La deuxième nouvelle Point de sauvegarde est très intéressante de par sa structure et sa thématique. En dépit du format de la nouvelle, je me suis attachée au personnage principal et j’ai été tout de suite immergée dans sa mission. L’ambiance diffère des récits habituels de l’auteur, cela rend cette nouvelle plus originale. La chute est bien trouvée, l’auteur a su nous emmener sur d’autres pistes pour nous surprendre.

La troisième et dernière nouvelle s’intitule Bienvenue à Magicland . C’est un texte très original, décalé, drôle mais juste et qui, sous couvert de la fantasy, parle de la triste réalité des zoos dans notre monde réel. J’ai beaucoup aimé, d’un point de vue de biologiste, d’autant que Lionel, également grand amoureux de l’océan, fait un parallèle entre la licorne, animal de fantasy par excellence et les dauphins et orques des delphinariums. Le Grand Bleu qui devient le Vaste Vert, j’ai adoré ! Le héros aussi est décalé et sa nature rend les choses vraiment originales, je n’en dis pas plus pour conserver le suspense. Bref, une nouvelle très intéressante, plus psychologique qu’elle n’y parait et surtout d’actualité même si elle a été écrite en 2015.

Ce recueil de seulement trois nouvelles est extrêmement riche et démontre tous les talents de Lionel Davoust à écrire des textes poétiques, justes, intelligents et immersifs. En bref, c’est un carton plein !


 Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Chronique : Les vivants #1 et #2

Mat de la Peña
Traduction : Magali Duez  
Robert Laffont
Young Adult
382-421 pages
17,90€

J’ai décidé de regrouper les deux tomes de cette duologie qui auraient tout à fait pu former un seul et même tome. J’avais reçu ces romans pour un Noël, ayant entendu beaucoup de bien dessus mais sans avoir trop creusé… allez savoir j’ai cru qu’il était question de zombie mais en fait pas du tout. Il n’y a pas une once d’imaginaire dans cette histoire 100% contemporaine. Cela ne m’a pas empêché de la dévorer. Dans le premier tome, nous suivons le héros, Shy, qui travaille à bord d’un paquebot de luxe alors qu’un tsunami le submerge et qui doit lutter pour sa survie. Dans le second tome, les choses se sont compliquées et nous abordons un aspect plus post-apo.

J’ai retrouvé les schémas classiques du YA avec en plus une narration très nerveuse, largement plus portée sur l’action que la réflexion. Le héros, Shy est vraiment sympathique et porte le roman sur ses épaules. Bon il passe sa vie à répondre aux questions par des haussements d’épaules mais passons. C’est un jeune homme avec de bonnes valeurs, courageux, sensible mais pas exempt de défauts et de maladresse. J’ai eu beaucoup d’affection pour lui tout au long de son voyage. Le gros point noir de ce roman c’est Carmen qui pourtant aurait pu être un personnage super, avec du charisme, du caractère, de l’intelligence, mais elle passe pour la Latino sexy, qui ne sait pas ce qu’elle veut, enchaîne les colères et coup de sang et s’impose tout le temps. Dommage car elle m’a profondément agacée et le fait que Shy soit obnubilée par elle, ou plutôt son physique, ne faisait que renforcer ce sentiment. Elle n’a pas vraiment d’évolution tout au long du roman, elle reste inconstante et de grosses ficelles permettent de donner une fin que j’ai trouvé décevante. Addie en revanche a eu une belle progression et est malheureusement la grande oubliée du tome 2. Elle avait un bon potentiel inexploité, aussi bien en tant qu’alliée qu’ennemie mais l’auteur l’a laissé très en arrière. Cireur était particulier, sans lui nos amis seraient morts depuis longtemps mais je n’ai pas développé de sentiments particuliers à son égard.

Certains aspects sont très rapides, d’autres au contraire sont bien traités. J’ai préféré le premier tome lorsqu’ils luttaient pour survivre au naufrage du paquebot, c’était bien plus réaliste, prenant et angoissant que le deuxième tome où la cohérence commence à s’étioler. Les idées derrière sont bonnes et intéressantes mais la fin, rapide, n’est pas vraiment à la hauteur des attentes créées tout au long du périple. Pour autant, certaines scènes sont très dures et bouleversantes, et les personnages secondaires sont bien traités (hormis Carmen vous l’aurez compris).

Je suis donc partagée car le diptyque est très efficace, j’ai englouti les deux tomes d’affilé ce qui m’arrive rarement. Certains aspects sont très bien ficelés, le héros est génial, mais d’un autre côté il y a des points qui m’ont moins convaincue, voire agacée sur le deuxième tome.


 Ma note : :star::star::star::star-empty::star-empty:

Chronique : Elvira Time #4

Mathieu Guibé
Auteur francophone  
Chat Noir
Fantastique
190 pages
14,90€

Ce quatrième volume signe la fin des aventures de notre chère Elvira et sa bande d’amis. Cela se ressent, tout le roman est une véritable bombe à retardement. Dès les premières pages, l’auteur au travers d’Elvira et de cette sublime couverture nous annonce la couleur : c’est la fin et elle ne sera pas belle. Mais est-ce du bluff ou la vérité ?

Le troisième tome avait fait un retour dans le passé pour nous narrer la tragique histoire de Jericho, ce qui donne encore plus de poids à ce quatrième opus. Encore une fois, l’auteur nous emmène dans un tourbillon de sentiments et de violence. Ici nous retrouvons une Elvira auto-destructrice, elle se fiche de son avenir et ses sombres pensées finissent pas atteindre le lecteur impuissant. Heureusement, Elvira est soutenue par ses amis et sa famille.

Ce roman fait ici la part belle à la psychologie, la reconstruction et le pardon de soi. J’ai trouvé que l’auteur sonnait juste. Même si les apitoiements d’Elvira se sont un peu éternisés par moment, au moins elle n’a pas perdu sa morgue et sa combattivité. J’ai un peu regretté que la bande d’amis soit un peu en retrait dans ce tome mais Elvira menait un combat contre elle-même donc je comprends ce choix. Nous voyons quand même Shinta, Belinda et Ludwig que l’auteur n’oublie pas dans cette fin de saga. Malheureusement le temps entre mes lectures et les sorties des différents tomes ont fait que j’avais pris de la distance avec l’antagoniste principal et ses différentes manœuvres. Je suis donc restée assez extérieur à ce conflit-là.

Il s’agit donc d’un tome axé sur l’émotion et la psychologie même si, rassurez-vous, vous avez droit à vos litres d’hémoglobines, votre lot d’humour noir et de références à la pop culture. Quant à la fin… est-elle vraie, est-elle inventée ? Libre au lecteur de choisir mais dans un cas comme dans l’autre, elle est juste bouleversante. Je quitte donc cette saga avec mélancolie mais aussi beaucoup de reconnaissance car j’ai pris grand plaisir à suivre les aventures d’Elvira, Jericho et les autres. Nos deux héros en particulier seront très difficiles à oublier tant leur histoire est poignante.


 Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Chronique : Bpocalypse

Ariel Holzl
Auteur francophone 
L’Ecole des Loisirs
Young Adult/post-apo
413 pages
17 € pages

J’ai reçu ce roman dans le cadre d’une masse critique de Babelio, que je remercie donc.

J’ai été ravie de lire un nouveau roman d’Ariel Holzl (pour rappel mes avis sur les Sœurs Carmines Tome 1, Tome 2, et Tome 3, ainsi que celui sur Lames Vives). On retrouve ici la plume cynique, l’humour noir et toute l’imagination débordante de l’auteur. J’avais été moins séduite par Lames Vives, malgré son univers sympathique, ici j’ai renoué avec mes émotions à la lecture de sa trilogie des Soeurs Carmines.

J’ai passé un super moment en compagnie de notre héroïne Samsara qui n’a pas sa langue dans sa poche, ni sa batte; J’ai aimé son franc-parler, son côté brut de décoffrage et surtout le fait qu’elle commet des erreurs comme tout un chacun. Ses amis Yvette et Danny étaient chouettes, ils formaient un groupe sympa. J’ai bien aimé aussi les Jumeaux même s’ils restent très mystérieux avant la fin et que j’aurais aimé une plus forte implication de l’ami Søren. Et puis il y a Michael… mais je ne peux rien dire sans spoiler. Bref, nous avons une belle brochette de personnages différents avec qui j’ai aimé passer ces 400 pages.

L’histoire est prenante, le gros point fort étant cette ville de Concordia, touchée par l’apocalypse et dont chaque quartier présente de nouvelles spécificités… et dangers ! L’auteur a pu s’en donner à cœur joie dans les monstres et mutations et ça se ressent. Tout était très inventif et immersif. Le fait que nous suivions des ados qui ont grandi dans ce contexte post-apo nous donne une impression de normalité qui renforce le ton décalé et humour noir du roman. Mon seul bémol concerne l’extérieur de la ville qui est un peu convenu.

L’auteur traite de différents sujets avec justesse, l’histoire est prenante, bourrée d’action, d’humour, de faux semblants. J’ai passé un super moment et j’attends donc avec impatience les prochains ouvrages d’Ariel Holzl. La couverture donne vraiment le ton, elle est bourrée de détails et la carte au début du livre était très utile.


 Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : Zothique & Averoigne

Clark Ashton Smith
Traduction : Julien Bétan  
Mnémos
Fantasy
459 pages (intégrale prestige)
19€ (volumes séparés grand format)

Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur Clark Ashton Smith quand j’ai vu le projet de financement participatif de la maison d’édition Mnémos pour publier en 2 intégrales l’ensemble de ses textes en Fantasy dans une toute nouvelle traduction. Le rendu est magnifique, avec des couvertures rigides et demi-toilés, de sublimes illustrations intérieures, des signets, un coffret… Le succès était tel que l’équipe a rajouté un 3ème tome. J’ai donc cédé à l’appel, car les couvertures sont somptueuses et que j’étais très curieuse de découvrir cet auteur ami du célébrissime H. P. Lovecraft. Je n’arrive pas à croire que cela date déjà de 2017… donc trois ans plus tard j’ai enfin sorti de son beau coffret le premier volume.

Mais un roman n’est pas qu’une belle couverture, alors qu’ai-je pensé de ma lecture qui m’a quand même occupée plus d’un mois ? Déjà sachez que c’est un recueil de nouvelles, que l’auteur a publiées au gré de sa vie et qui sont regroupées en fonction des mondes dans lesquels elles se déroulent. Dans la première partie, nous nous trouvons donc sur Zothique, le dernier continent. J’ai beaucoup aimé les textes en rapport avec Zothique. L’auteur avait un style très poétique, très riche et envoûtant. Je salue les talents du traducteur ! Les préfaces m’ont permis aussi d’avoir une deuxième lecture de ces textes, avec une vraie réflexion que je n’ai pas pu avoir lors de ma lecture, trop occupée que j’étais à m’imprégner du style de l’auteur et à m’évader dans ses mondes imaginaires. Heureusement des personnes bien plus douées en analyse littéraire que moi se sont penchées sur la question et mettent en avant les intentions et les inspirations de l’auteur, en relation avec sa vie de l’époque.

Zothique a une ambiance clairement sombre, on rencontre sur ce continent à l’agonie, ravagé et en partie désertique de nombreux nécromanciens, ce qui m’a ravi. J’ai été tout de suite transportée sur ces terres dangereuses, décadentes où beaucoup des quêtes se révèlent funestes et où il faut se méfier de ses souhaits. Squelettes, liches, sorciers et autres créatures monstrueuses et/ou trompeuses foulent ce sol, dont la magnifique carte en début de roman a été d’une grande aide. Ces nouvelles laissent peu de place à l’espoir, aux belles histoires et aux personnages avec un bon fond.

Aveirogne, d’après la préface est inspiré de notre bonne vieille Auvergne. L’ambiance est très différente, plus ancrée dans une fantasy classique et moins sombre. La magie y est certes dangereuse mais moins portée sur la nécromancie, même si nombre de sortilèges sont présents entre les pages. J’ai un peu moins apprécié ce recueil comparé à Zothique mais ceci n’est vraiment qu’une historie de goût ; j’ai toujours été fascinée par les nécromants.

Certains textes ont clairement une morale, comme Le Voyage du roi Euvoran , le sombre Eidolon , Les mandragores , le Faiseur de gargouilles … D’autres piègent des personnages entre les griffes de personnes mal intentionnées, comme l’abbé noir de Puthuum , l’île des tortionnaires , la mère des crapauds.

J’émets quand même quelques précautions. Ces textes ont été publiés dans les années 1930, écrits par un auteur américain né en 1893 et sont donc empreints des codes et thématiques de cette époque qui ne correspondent plus à la plupart des valeurs actuelles. A mon sens, il faut donc prendre une distance critique pour lire certains textes et les replacer dans leur contexte historique.

En conclusion, je suis quand même contente d’avoir pu découvrir cet auteur culte, sa plume incroyable, son univers de Zothique si inspirant et immersif. Je ne regrette donc pas mon achat et je compte bien lire les deux autres volumes de ce coffret prestige.


 Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

Chronique : C’est dans la boîte

Frédéric Ernotte
Auteur francophone, voir le site  
Séma Editions
Thriller
275 pages
8,90€

Je ne connaissais pas du tout l’auteur mais le descriptif et l’envie d’aider les éditions Séma au lancement de cette nouvelle collection poche à petit prix m’ont convaincu de tenter le coup. Je ne regrette absolument pas. Pour information, il y avait une édition collector numérotée qui est à présent épuisée.

J’ai été complètement emportée par l’histoire et la narration en très peu de temps. Il y a plusieurs histoires en une et c’était très intéressant de les découvrir. Je ne peux pas trop en dire plus car il faut garder le mystère et la surprise qui rendent ce roman si prenant et surprenant. Tout ce que je peux dire c’est que ces histoires parallèles sont si immersives qu’elles m’ont fait perdre de vue l’objectif principal. Ce qui pourrait sembler un point négatif mais non car elles font office de diversion afin de renforcer l’effet de surprise.

Les annonces autour du roman ne cessaient de vanter son côté bluffant, force est de constater qu’elles avaient raison. Je me suis donc prise au jeu de cette boîte et de toute les intrigues. Ce roman est ingénieux et intelligent. Sa longueur aussi est parfaite, juste assez pour nous plonger dedans mais pas trop long pour ne pas perdre le côté huis-clos.

J’ai donc passé un très bon moment de lecture, le pari autour de ce roman est complètement réussi car je ne suis pas parvenue à déjouer les pièges de l’auteur. Chapeau bas. Si vous voulez un petit thriller, court, efficace et qui vous surprendra, je ne peux que vous le conseiller


 Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Bilan lecture 2020

J’ai légèrement plus lu que l’an dernier avec un total de 28 livres. Je pense que c’est une bonne moyenne compte-tenu du travail que j’accumule de plus en plus et de l’écriture que j’ai pu reprendre de manière intensive après des années de travail de correction. Ainsi entre mes pauses déjeuner sacrifiées sur l’autel du travail et mes petits déjeuner passés à écrire, mon temps de lecture s’est fortement réduit.

En plus je suis en retard dans mes avis lectures, certains des livres que je vais vous présenter ici n’ont pas encore eu leur chronique de publiée, mais ça ne saurait tarder.

Est-ce que je deviens plus difficile au fil des années en termes de lecture ? Je me pose la question car je n’ai pas eu un coup de cœur cette année ! Pourtant j’ai eu d’excellentes lectures, avec le surprenant Des milliards de tapis de cheveux d’Andreas Eschbach, le poétique Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy, le décalé Bpocalypse d’Ariel Holzl ou encore Hex de Thomas Olde Heuvelt.

Il y a eu aussi des fins de saga ou trilogie comme La Faucheuse de Neil Shusterman, Elvira Time de Mathieu Guibé. J’ai aussi découvert des auteurs emblématiques, comme Philipp Pullman avec l’intégrale de A la croisée des mondes, Clark Ashton Smith avec Zothique ou encore Terry Pratchett grâce à Nobliaux et Sorcières.

C’est parti pour une nouvelle année de lectures, j’espère pouvoir faire encore de belles découvertes et avoir enfin de nouveaux coups de cœur 🙂



Science-Fiction et Fantasy

Thriller et Fantastique

Autres genres

Chronique : Le rituel

Adam Nevill
Traduction : Benoît Domis 
Bragelonne
Fantastique
384 pages
5,99€ (ebook)

J’avais adoré le précédent roman d’Adam Nevill « Le Temple des Derniers Jours » dont certaines scènes m’avaient terrifiée (et pourtant il m’en faut). J’ai donc voulu profiter d’une promo numérique pour me lancer dans cet autre roman, bien que les avis sur cet auteur divergent. Et en effet, je suis ressortie de ma lecture avec un avis en demi-teinte.

Nous suivons 4 potes de fac qui partent camper dans la forêt Scandinave. Je me suis vite intégrée à ce groupe dont les portraits sont très réalistes, des anciens potes qui semblaient soudés mais que la vie a plus ou moins séparés. Ils sont à présent pères de famille ou fiancés, ou pour le héros, au contraire en train de se chercher. L’auteur aborde des thématiques qui parlent : les responsabilités d’adultes, le fait de ne pas rentrer dans les cases, la jalousie, les espoirs de jeunesse et les désillusions. Tour à tour j’ai pris le parti de l’un ou de l’autre de ces amis. Bref, l’immersion au sein de leur groupe était bonne. De même j’ai partagé leurs craintes une fois perdus dans la forêt car, croyez-moi, c’est très facile de se perdre en forêt et de paniquer sans les connaissances ou les outils adéquats.

La première partie où les 4 amis sont perdus dans les bois et pourchassés par une créature était super, bien angoissante, pleine de promesse et de sang. Puis, on découvre la vérité et j’ai été déçue, un peu comme dans le film « le Village ». Tout le potentiel de l’histoire a été gâchée à mon sens par cette deuxième partie complètement sous-exploitée. L’histoire, la mythologie derrière est géniale, prenante et passionnante mais l’auteur ne l’a pas assez approfondie à mon sens. Je ne voudrais pas spoiler mais l’introduction de 3 nouveaux personnages a fait perdre l’aspect mythologique et ancestral. L’auteur traite d’autres thématiques et ce n’est pas inintéressant en soi mais j’attendais un meilleur traitement. Cette seconde partie était moins effrayante, on a une ambiance complètement différente à qui il manquait un petit quelque chose.

Du coup je ressors déçue. Cela partait si bien et malheureusement ça se termine de manière étrange.


 Ma note : :star::star::star::star-empty::star-empty:

Bilan écriture 2020 et objectifs 2021

Bilan de 2020


Cette année 2020 aura été passablement compliquée pour tout le monde je pense ! Vous qui me lisez, j’espère que vous vous portez bien ainsi que vos proches. En ce qui concerne l’écriture, cette année 2020 aura eu des effets bénéfiques (plus de temps pour écrire) mais aussi négatifs car la sortie tant attendue de mon roman de SF a été repoussée.

Ma grande fierté de cette année est tout de même que j’ai passé mon doctorat en biologie des organismes ! Cela m’a occupé une bonne partie de l’année, surtout l’été et l’automne, une fois les interminables démarches d’inscription réalisées. Le bouclage était intense et j’ai soutenu le 18 décembre, idéal comme cadeau de Noël 🙂 Ainsi, l’année s’est terminée sur une très belle consécration tant professionnelle que personnelle.

Je n’ai peut-être rien publié dans l’imaginaire cette année, mais du côté professionnel, j’ai co-écrit plusieurs monographies d’oiseaux marins dans un atlas scientifique régional qui est paru en 2020.

Cette année, j’ai décidé de mieux m’organiser et de mettre au point un planning au fil de l’année pour mieux fixer mes objectifs. J’ai aussi décidé de tenir un carnet d’écriture quotidien pour me rendre compte de ma progression et m’astreindre à de la régularité. J’ai aussi testé une variante de la technique Pomodoro, en me basant sur Daniel Mat, un auteur francophone dont la chaîne Twitch a été très sympathique à suivre pendant le second confinement. Sa technique consiste à faire des sessions de 25 minutes d’écriture puis une pause. J’étais sceptique au départ mais en fait j’y suis réceptive. Mon cerveau arrive à bien se bloquer pendant ce laps de temps et j’ai ainsi boosté ma productivité !

Enfin, j’ai été contaminée par Lionel Davoust et j’ai investi dans le logiciel Scrivener qui m’a été extrêmement utile pour la rédaction de mon mémoire de thèse, mes articles scientifiques et mon actuel manuscrit de SF à 3 voix. Ça demande beaucoup de boulot de mise en page derrière mais c’est un grand confort d’écriture.

Ce n’est peut-être pas très beau mais c’est pratique 😉

Voyons à présent si j’ai tenu bon sur mes engagements en 2020 :

 *** Terminer mes corrections éditoriales pour ma prochaine publication et essayer d’assurer sa promotion en salons littéraires ***

OBJECTIF RÉUSSI A MOITIÉ

J’ai effectivement terminé les corrections éditoriales, validé la couverture ( à tomber *____*) ainsi que le BAT. Normalement, 2020 aurait dû rimer avec la publication de ce roman de SF qui attend depuis plusieurs années mais sa sortie a dû être repoussée à 2021 à cause de la pandémie. J’espère avoir très vite l’occasion de pouvoir vous communiquer des informations dessus.


*** Attendre les réponses des éditeurs pour mes 2 romans soumis et les soumettre à d’autres maisons d’éditions au fil des opportunités***

OBJECTIF RÉUSSI

Bon l’objectif est réussi… mais aucun de mes deux manuscrits n’ont encore trouvé preneur. J’ai eu une réponse très encourageante pour Une Sérénade pour l’Horreur mon Young Adult fantastique de la part de Scrineo car il a passé les sélections mais n’a pas réussi à faire l’unanimité, il s’en est fallu de peu. Je ressors avec de beaux encouragements pour la suite.

J’ai eu des refus, des non-réponse, j’attends les réponses de plusieurs éditeurs et j’ai soumis ce roman ainsi que Les Charognards, mon post-apo, à d’autres maisons d’éditions. Nous verrons, les soumissions demandent beaucoup de patience, ce n’est pas nouveau !

*** Participer à au moins un appel à texte pour nouvelles ***

OBJECTIF RÉUSSI

J’ai écrit une nouvelle de SF en début d’année, Être Humain, pour le Prix René Barjavel que je n’ai pas remporté. Au moins, cela m’a permis de me remettre le pied à l’étrier en écriture pure après toutes ces années de corrections et réécritures. Ensuite j’ai commencé une autre nouvelle en fin d’année que je suis train de terminer. La deadline est pour ce mois-ci alors j’ai intérêt à me bouger !

***Préparer et avancer sur mon nouveau projet de SF***

OBJECTIF RÉUSSI

Une fois les corrections éditoriales pour mon roman à paraître terminées, je me suis enfin penchée sur ce projet que j’avais débuté en 2017 puis abandonné faute de préparation. Le confinement m’a beaucoup aidé car je gagnais 2h par jour de trajet que je pouvais mettre à profit pour l’écriture.

J’ai essayé de participer au CampNano de Juillet ce qui a été un échec cuisant. La période n’étant pas du tout propice à l’écriture. Par contre j’ai pu m’y remettre pour le NaNoWriMo de Novembre et là je suis parvenue à remporter le défi une nouvelle fois. Mon roman (de la science-fiction) n’est pas du tout terminé mais j’ai pu donner un grand coup de collier au manuscrit qui compte à l’heure actuelle 157 811 mots.

*** Réfléchir sur comment valoriser ma série des Créatures de l’Ouest anciennement parue aux Editions Laska***

OBJECTIF ÉCHOUÉ

Je n’ai pas du tout eu l’occasion d’y réfléchir. Je me dis qu’au final, cette série a vécu son histoire.

Cette année j’ai aussi réalisé d’autres objectifs qui n’étaient pas prévus.

*** J’ai bêta-lu 2 romans de mon amie Dana B. Chalys dont l’un intéresse fortement un éditeur ! J’ai aussi bêta-lu une de ses nouvelles en réponse à un appel à texte.

*** J’ai participé à plusieurs ateliers et masterclass données par 2 autrices que je connais et dont j’apprécie les romans : Roxane Dambre et Cécile Duquenne. C’était très instructif dans les deux cas, je vous les recommande toutes les deux.

*** J’ai réalisé un petit texte scientifique et écologique pour accompagner une série de photos, La Fée des Océans de mon amie Elyra sous l’objectif de Frédéric Amadu.

Objectifs pour 2021

*** Essayer d’assurer la promotion de mon roman de SF qui devrait sortir en 2021 et de participer à des salons littéraires en fonction du contexte sanitaire ***

*** Poursuivre et terminer mon manuscrit de SF ***

***  Continuer d’attendre les réponses des éditeurs pour mes 2 romans soumis et les soumettre à d’autres maisons d’éditions au fil des opportunités ***

*** Participer à au moins un appel à texte pour nouvelles ***

*** Retravailler mon roman d’horreur Les Abîmes de Deliverance ***