Chronique : Le camp

Christophe Nicolas
Auteur francophone (voir la page Facebook)
Pocket 
Thriller
8,50
415 pages

J’ai découvert Christophe Nicolas au salon Eternelle Fantasy en 2013 où je tenais un stand. Je le connaissais de nom, édité aux Editions du Riez, mais je n’avais pas lu ses livres. Et comme je suis une timide doublée d’une ermite je n’étais pas allée le voir XD Mais j’ai lu son Projet Harmonie (je n’ai pas la chronique sur le blog) et j’avais vraiment bien aimé. Du coup, je suis ses projets avec attention et j’avais repéré Le camp depuis sa sortie chez Outre Fleuve. Mais comme je privilégie les achats en librairie ou salon et que ma librairie biarrote n’est pas toujours très calée en SFFF et encore moins francophone, j’ai tardé à l’acquérir. D’ailleurs, je l’ai acheté en gare Montparnasse alors que j’étais en pénurie de lecture !

Bon, arrêtons l’introduction et parlons de ce roman. Il s’agit d‘un thriller haletant, prenant et très ancré localement, ce qui est la marque de fabrique de l’auteur. Nous sommes donc dans le Sud-Est (à prononcer avec l’accent c’est mieux ^^) avec de bons franchouillards : Titi le perturbé mental, du Pascal, du Doume et le patois. Niveau ambiance, c’est bien posé ! 

J’ai d’abord été surtout intéressée par l’histoire centrée autour de Cyril, qui disparaît une nuit avec l’ensemble du village de La Draille pour se retrouver enfermé dans un caisson étrange.  Tout au long du roman, j’ai échafaudé pleins d’hypothèses, qui se vérifiaient parfois ou à l’inverse m’avaient mené loin de la vérité. L’auteur nous donne des indices mais toute ma lecture je me suis posée la question : extraterrestre ou pas extraterrestre ? Car il nous donne des pistes, oui, mais il les brouille, il nous met le doute. Nous sommes perdus, à l’instar les personnages, mais ce n’est pas flou pour autant. 

Nous suivons en parallèle Marie, la compagne de Cyril, qui vit les événements qui ont suivi la disparition du héros. Et si je n’ai pas vraiment fait attention à elle, à la fin d’un chapitre tout a basculé. Je m’étais bien fourvoyée sur le sens du titre. L’auteur a été très habile, et j’ai rarement autant aimé être menée en bateau

Comme tout bon thriller, l‘explication n’est donnée qu’à la toute fin, et elle est cohérente. Certaines de mes hypothèses étaient justes mais incomplètes. Grâce aux différents personnages que Cyril rencontre, nous avons le fin mot de l’histoire. Je me demandais comment l’auteur allait conclure et je suis satisfaite, ça se tient, c’est porteur d’espoir et tout est bien ficelé même si on a quelques zones obscures le lecteur doit faire travailler son imagination.

Globalement, nous sommes dans un roman qui se concentre sur la psychologie et les personnages. Je ne pouvais pas m’empêcher de comparer ce roman avec les films d’auteurs, en me disant qu’un américain aurait tout fait exploser. Ici, l’enjeu est dans les réactions des personnages. Des gens comme vous et moi qui vont se retrouver dans des situations bouleversantes. Aucun n’est épargné. Ils font des erreurs, ils doutent, ils sont égoïstes, ils se remettent en question. Ce ne sont pas des Badass, mais ils sont bien plus forts dans leur tête. C‘était d’autant plus crédible que leurs questionnements étaient légitimes et faisaient écho aux miens : et moi, qu’aurais-je fais dans cette situation ? L’identification est aisée dans ces conditions.

Certaines scènes et idées sont dures, mais je n’ai pas trouvé l’ambiance déprimante pour autant.  L’ensemble est très crédible, notamment en ce qui concerne les réactions de l’armée ou des gens. Le traitement est intelligent, les descriptions suffisaient à rendre compte de l’atmosphère oppressante et stressante. 

En conclusion, une belle réussite que ce roman ! J’ai passé un très bon moment et je n’ai pas vu passer les pages ! Je vous recommande les thrillers 100% français de notre ami Christophe ^^ Son dernier roman, Chute, vient de paraître, cette fois, promis je n’attendrai pas aussi longtemps pour me le procurer !

Ma note : :star::star::star::star::star-half:

 



Chronique : Je suis ton ombre

Morgane Caussarieu
Auteure francophone (voir le site)
Mnemos (collection poche Hélios)
Fantastique
10,90
331 pages

J’avais eu un véritable coup de cœur l’an dernier pour Dans les Veines, c’est donc avec un grand plaisir que je me suis lancée dans cette suite qui peut se lire indépendamment (même si la lecture a davantage de puissance quand on connaît l’histoire précédente). 

Nous nous retrouvons cette fois en compagnie de Poil de Carotte, un enfant de 12 ans paumé dans nos Landes profondes. Encore une fois, l’auteure nous plonge dans un univers de violence, parfois exceptionnelle (avec des meurtres) parfois courante (malheureusement) : verbale, harcèlement scolaire, pauvreté, cruauté envers les animaux. Je suis passée par des phases j‘ai détesté Poil de Carotte pour ce qu’il faisait subir aux autres (la Baudruche ;___;), et par des phases où je l’ai pris en pitié, où j’ai compati pour lui. Car ce pauvre gosse n’a pas du tout une vie facile, pourtant, il est comme vous et moi au départ. J’ai quand même eu du mal à me dire qu’il n’avait que 12 ans et que dire de Melie, 10 ans ? Oo Ça fait flipper !

Clairement, il se passe des choses dérangeantes dans ce roman qui n’est pas à mettre entre toutes les mains. Pourtant, rien n’est banalisé et chaque acte cruel est soit justifié, soit accompagné de remords ou de doutes. Rien n’est réellement gratuit. Et c’est habile car on est quasiment obligé de prendre le parti de Poil de Carotte : ce n’est qu’un enfant à l’enfance brisée, délaissé par son père, qui a dû grandir trop vite et qui doit porter de lourdes responsabilités. Ses erreurs, qui peut garantir que nous ne les aurions pas faites également ? Qu’avonsnous fait dans notre enfance pour gagner l’intérêt des caïds de la cour de récré ? Bon, Poil de Carotte va tout de même loin, je ne peux cautionner certains de ses actes mais impossible de le condamner pour autant.

La plume de Morgane est moderne, crue, violente, vulgaire et pourtant c’est un régal à lire. Cela colle à merveille au thème, aux personnages et au lieu. Il y a toute une partie qui se déroule dans le passé au niveau de la Nouvelle Orléans et des Bayous si chers au cœur de l’auteure. Dans cette partie, la plume change pour s’adapter aux personnages et à l’époque. 

L’ensemble sonne très juste. Je n’ai pas grandi dans les Landes, mais je les connais un peu, une de mes meilleures amies (qui était au lycée avec l’auteure d’ailleurs) est une pure Landaise donc je sais comment c’est, je sais que l’auteure y dépeint une vérité crue. Cela se ressent et donne une grande authenticité aux descriptions et à l’ambiance. De la même manière, l’immersion dans le Bayou était très travaillée

Ici, nous en apprenons davantage sur Gabriel, l’enfant vampire découvert dans le précédent roman. Son enfance est atypique, à la hauteur du personnage. J‘ai été contente de suivre son histoire et de connaître le contexte de sa transformation en vampire. D’ailleurs, la vision de l’origine vampirique de l’auteure est originale, ça change ! Quant au titre, je m’interroge encore : s’agit-il du verbe « être » ou bien du verbe « suivre » ? Les deux collent, je me demande si c’est voulu !

Bref, ce n’est pas un coup de cœur mais c’est uniquement parce que Dans les veines avait placé la barre très haut ! Ce roman est dur, glauque, réaliste, intelligent. C‘est assez intimiste et j’ai eu plusieurs fois l’impression d’être un voyeur, d’assister à des scènes auxquelles je n’aurais pas dû avoir accès. 

En conclusion, j’ai adoré ma lecture et j’ai vraiment hâte de lire son prochain roman. Toutefois, ce roman ne conviendra pas à tout le monde. Vous voilà prévenus !  

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mars : Lire un livre dont vous avez choisi la couleur dominante (ici le rouge)
Ma note : :star::star::star::star::star:

 



Chronique : le jardin des silences

Mélanie Fazi
Auteure francophone (voir le site)
Bragelonne
Fantastique
15
250 pages

Je ne connaissais Mélanie Fazi que de nom et je dois avouer que sa renommée est amplement méritée car sa plume est vraiment superbe. Ce recueil de nouvelles est une preuve flagrante de son talent. Au fil des histoires, on rencontre des personnages lambda qui portent des destins brisés, ces hommes et ces femmes sont perdus, meurtris, pleins de ressentiment. 

Ainsi, j’ai été émue par des textes comme Le pollen de minuit, Un bal d’hiver et Trois renards. J’ai été prise aux tripes par Le Jardin des silences qui est ma nouvelle coup de cœur du recueil. C’est un texte fort, puissant, qui met en scène des personnes qui pourraient être vous ou moi. Cela sonne juste, c’est réaliste et c’est d’autant plus prenant. De la même manière, L’autre route m’a beaucoup plu. J‘ai eu peur que l’auteure tombe dans la facilité mais non, elle s’en sort très bien avec ce texte où l’on suit un père divorcé et sa fille qui se retrouve bloquée dans la relation brisée de ses parents. Encore une fois c’est juste, réaliste et ça touche là où ça fait mal.

Certains nouvelles ont suscité des émotions plus violentes chez moi, à l’instar de Swan le bien nommé et Miroir de porcelaine

Malgré des thématiques sombres et difficiles comme le deuil, le meurtre, le sacrifice, les relations familiales brisées, l’atmosphère générale n’est pas déprimante car pour chaque texte, il y a une lueur d’espoir. Du coup, pour certains textes, j’attendais plus de noirceur, je n’y aurais pas toujours mis de l’espoir

J’ai donc passé un très bon moment en compagnie de ce recueil de nouvelles. La plume de Mélanie Fazi est précieuse, rare et terriblement efficace, je vais donc me pencher davantage sur ses travaux.

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mars : Lire un livre dont vous avez choisi la couleur dominante (ici le vert)
Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:
 

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

 



Chronique : La nuit des coeurs froids



Esther Brassac
Auteur francophone
Le Chat Noir
19,90€
428 pages



Si je ne me trompe pas, j’ai acheté ce roman l’an dernier avec les box proposées par l’éditeur, d’ailleurs j’avais adoré le principe, j’espère que l’opération sera renouvelée… bon d’un autre côté j’ai déjà quasiment tous les bouquins qui m’intéressent chez cette maison d’édition XD

Bref, je ne connaissais pas du dout l’auteure, Esther Brassac, et je n’avais pas vu passer beaucoup d’avis sur ce roman. J’y suis donc allée au feeling,  ce qui peut parfois s’avérer à double tranchant. Cette fois, heureusement, pas de mauvaise pioche 🙂

Le roman est très surprenant au premier abord. La narration est à la fois soutenue et décalée. On se situe dans un monde alternatif, c’est du moins comme ça que je l’ai compris. L’auteure modifie certains mots ou noms propres comme Brom Stalker ou octumbéöl pour le mois d’octobre. J’ai trouvé ça déroutant au départ et ensuite je me suis dit que cela faisait partie du jeu pour montrer que nous nous trouvions dans un univers alternatif justement. 
J’ai été intriguée et séduite dès les premières pages. J’ai tout de suite adoré Harald le vampire psychique. Quel sacré personnage ! Il est tout simplement génial ! Il est très original, complètement décalé et comme moi il parle aux objets et aux plantes XD Il m’a fait beaucoup rire et j’ai eu d’emblée beaucoup d’affection pour lui. Il est drôle et frais, très loin de l’image habituelle du vampire. Je me suis régalée à suivre ses aventures. Coup de coeur pour Mouscarpion, mais quel adorable familier *___* Il est super chou et j’entendais presque sa petite voix télépathique qui répétait chaque dernier mot. Ils forment un duo adorable. 
Pétunia m’a énormément plu. Imaginez, une goule journaliste qui a un phrasé complètement chamboulé. Avec Harald (et Mouscarpion) c’était mon personnage préféré. Que d’originalité ! Antoine était touchant, humain qui débarque à Glasgow, inconscient des événements à venir. Je l’ai davantage vu comme un personnage liant que comme un héros, à l’image d’Harald. Je parle aussi des policiers avec Petrovitch, qui présente le profil type de l’inspecteur en littérature, à savoir bougon XD Même s’il est peu intervenu, Embert était assez drôle. Je ne sais pas pourquoi, avec son accent et son côté déphasé, il me faisait penser à un mix entre Abe et l’allemand à tête de scaphandre dans Hellboy.Pour terminer sur les personnages, je n’ai par contre pas trop adhéré au groupe d’immortels dont Nicolas Flamel qui m’a laissé de marbre. D’un autre côté, avec tous les autres personnages haut en couleur à côté, la comparaison était dure.

Le livre est gros et si la fin était un peu longuette (mais j’étais très fatiguée ces derniers jours, ça a pu jouer sur mes impressions), j’ai été passionnée pendant la majeure partie de l’histoire. Les enquêtes sont bien menées, il y a des rebondissements et on se demande vraiment comment les héros vont s’en sortir. A mes yeux, ce n’est pas vraiment l’histoire qui importe ici mais bel et bien la brochette de personnages uniques, attachants et bourrés d’humour (volontaire ou non). On a envie de les accompagner et de les rencontrer en vrai.

En conclusion, c’est un roman steampunk atypique, à l’écriture parfaitement maîtrisée, mené par des personnages géniaux. C’est donc une très bonne découverte pour moi et je pense qu’à l’occasion je me laisserai tenter par le dernier né de l’auteure (toujours aux Editions du Chat Noir). La fin est ouverte pour certains personnages, peut-être les reverrons-nous dans ce nouveau roman justement ?

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mars : Lire un livre dont vous avez choisi la couleur dominante (ici le violet)

Ma note : :star::star::star::star::star-empty:


*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition


Chronique : Promesse

Jussi Adler Olsen
Albin Michel
Thriller/policier
22,90€
649 pages
Cela faisait un moment que je n’avais pas lu cette série mais j’ai replongé avec un grand plaisir dans les aventures de notre trio préféré : Carl, Assad et Rose. Nous les retrouvons quelques années plus tard mais rien n’a vraiment changé entre eux. Leur alchimie est parfaite, ils sont très différents et pourtant attachants chacun à leur manière. Dans ce roman nous en apprenons davantage sur le passé de Rose, ce qui la rend touchante.
Le roman démarre fort, c’est prenant et on est tout de suite aux côtés des inspecteurs dans leur enquête. Avec les flash back et les points de vue d’autres personnages, on a très vite des suspects et on devine ce qui s’est passé pour la pauvre Alberte… tout du moins, le croyais-je ! Pendant tout le récit je me suis dit « c’est X le coupable, il suffit juste que les enquêteurs arrivent à remonter jusqu’à ce personnage ». J’étais donc très curieuse sur la manière dont cela allait se passer et entrer dans l’esprit de criminel est toujours très surprenant.
L’auteur réussit la pirouette de nous réserver des surprises alors que je pensais connaître tous les fils de l’intrigue. Il est très fort ! Tout se tient et pourtant il m’a mené en bateau tout au long de ma lecture. J’ai eu aussi de l’empathie pour Alberte, bien qu’elle soit morte et que personne ne l’ait connue dans l’équipe.
Il y avait beaucoup de haine et de ressentiment dans ce roman, ce qui est paradoxal puisque nous nous confrontons à une secte dont l’objectif est au contraire d’apporter la paix et la sérénité. L’auteur a fait d’énormes recherches sur l’ésotérisme et les sectes qu’il nous livre sans nous assommer pour autant.
Bref, un roman prenant, qui nous offre encore une fois une intrigue indépendante mais avec en toile de fond les relations des trois personnages et de nouvelles perspectives sur leur passé.
*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mars : Lire un livre dont vous avez choisi la couleur dominante (ici le vert)
Ma note:star::star::star::star::star-half:

Chronique : Les Foulards Rouges saison 2 : Terre

Cécile Duquenne
Auteure francophone (voir le site)
Bragelonne
Science-Fiction
25€
462 pages
Enfin, Lara et Renaud sont de retour 🙂 Bon, par contre j’aurai dû le lire bien plus tôt car j’avais oublié pas mal de choses depuis la saison 1 ! En tout cas, c’est un réel plaisir de plonger dans l’univers créé par Cécile qui ne cesse de nous surprendre. Je suis épatée car en plus, c’est une série à épisode et les premiers sortent alors que les suivants ne sont pas écrits ! Un truc dont je serais incapable ! Pourtant, tout est très fluide et surtout très cohérent.
J’ai regretté l’ambiance si particulière de Bagne, qui faisait tant le charme de la première saison (laquelle avait été un coup de cœur). Toutefois, l’auteure nous ménage, ainsi que ses personnages, puisque Lara, Renaud et la douce Claudia se sont écrasés en Australie, terre sauvage et désertique qui n’est pas sans rappeler notre planète-prison préférée.
Nous voilà donc sur Terre, où Lara et Renaud ont chacun des vies passées et des affaires à régler. Nous découvrons de nouveaux personnages, dont je tairais les noms pour conserver le suspense. Nous abordons aussi de nouvelles thématiques à travers la magie. Si j’ai d’abord été sceptique, car à mes yeux elle n’était pas forcément nécessaire pour le personnage en question, j’ai compris ensuite que les enjeux étaient bien plus grands. Vraiment, le scénario est très bien ficelé.
L’auteure emprunte des chemins inattendus, avec des révélations étonnantes mais aussi beaucoup de désillusions. Car comme sur Bagne, rien ne se passe jamais comme prévu pour nos pauvres personnages ! Nous en apprenons davantage sur Renaud, dont j’ai beaucoup apprécié la psychologie. La relation entre lui et Lara évolue pour notre plus grand plaisir 😉 Quant à Claudia, j’ai regretté de ne pas la voir plus mais j’ai comme dans l’idée que son rôle n’est pas terminé et qu’elle prendra de la puissance dans la saison 3. Je fonde de grands espoirs en elle.
La fin nous laisse avec un cliffhanger de folie, comme pour la saison précédente ! Explosive et déprimante à souhait ! Avec toujours une dose d’espoir tout de même.

Au final, ce roman regorge d’amitié, d’affectif, de colère, de regrets et de doutes au fil des nombreuses pages. Bref, action, émotion, rebondissement, réflexion, tout est présent dans cette saison. Et si ce n’est pas un coup de cœur, c’est uniquement parce que la planète Bagne de la saison 1 est inégalable !

Ma note:star::star::star::star::star:

Chronique : Âme ténébreuse, coeur lumineux

Anthologie d’auteurs francophones
Éditions du Chat Noir
Fantastique, Fantasy et Science-fiction
19,90€
297 pages
Sommaire :
Valérie Simon (voir le site)
Hilda Alonso (voir le site)
Anne Laure
Cécile Guillot (voir le site)
Lydie Blaizo
Denis Labbé
Lucie Chenu
Vincent Tassy(voir la page facebook)
Sophie Dabat (voir le site)
Sara Doke
 
J’ai acheté cette anthologie au dernier salon fantastique car résister aux achats en salon, c’est dur ! Je n’ai, à ma grande honte, pas lu de romans de ces Grandes Dames auxquelles ce recueil fait référence (Anne McCaffrey, Mercedes Lackey…) bien que j’en ai très largement entendu parler. Ceci dit, cela ne m’a pas empêché d’aimer cette anthologie. Je connaissais déjà la plume de certains auteurs de la liste mais j’ai pu en découvrir de nouvelles.
Je ne vais pas pas faire une chronique pour chaque nouvelle même si j’ai pris des notes pour chacune d’elles. Globalement la qualité est au rendez-vous et plusieurs thèmes sont abordés. J’ai détecté un certain classement par thématique justement : Mythe d’Arthur, sorcières, amants maudits…
 Du coup, les deux premières nouvelles traitent des légendes arthuriennes…. lesquelles ne me passionnent pas du tout. Je ne vais donc pas m’éterniser dessus d’autant que je n’y ai pas trouvé un grand intérêt.
Parmi mes nouvelles préférées figure celle d’Anne Laure Les Cartes de Lily. C’est un texte tout simple mais d’une grande puissance empathique. Il y avait beaucoup d’émotion et j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre l’héroïne. Je n’ai pas lu la série de cette auteure aux Éditions du Chat Noir mais après avoir lu ce texte, je me dis que je devrais m’y mettre !
Les valeurs sûres de ce recueil sont pour moi Cécile Guillot avec sa très poétique, douce et très bien menée nouvelle Les sœurs de la Lune Noire où l’on découvre des sorcières très proches de la nature et Sophie Dabat avec Les dames de Sirhaven qui nous entraîne une nouvelle fois dans un texte fort, dur sur un thème difficile qu’elle sait si bien aborder.
J’ai bien aimé Du sang pour l’Adagio  de Lydie Blaizot (oui bon, c’est sanglant et en ce moment je monte beaucoup un cheval qui s’appelle Adagio : les ingrédients étaient réunis). Pareil, je ne connaissais pas cette auteure (seulement de nom) et j’ai passé un très bon moment même si la fin n’était pas ce que j’imaginais.
Enfin, dernier texte que j’ai beaucoup apprécié, celui de Vincent Tassy : Regarde ce qu’il y a dans sa tombe. Bon, déjà rien que le titre me plaisait. Je n’ai pas encore lu Apostasie de ce même auteur, ce qui ne saurait tarder car cette nouvelle m’a donné un excellent avant-goût de son talent. C’était un texte très bien mené, maîtrisé, intéressant, original avec des personnages attachants et bien développés. Bref, un équilibre parfait et si difficile à obtenir en nouvelle.
En conclusion, c’est un bon recueil, bien équilibré qui a surtout eu le mérite de confirmer le talent des auteurs que j’appréciais déjà mais surtout de m’en faire découvrir de nouveaux.
*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de février : Lire une anthologie
Ma note ::star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : La nuit des temps

René Barjavel
Auteur francophone
Pocket
Science-Fiction
7,40€
381 pages
Honte à moi, je ne connaissais pas Barjavel ! C’est grâce à Maureen du Bazar de la Littérature que j’ai compris qu’il s’agissait juste d’un grand auteur français… Ce roman est une vieille édition que l’Homme a dû lire durant son cycle scolaire. Sous ses recommandations, je m’y suis donc penchée.
Le 4ème de couverture nous en dévoile très peu au final et j’avais donc imaginé un certain nombre de chose mais ce fut la surprise totale à la lecture. Il ne faut pas perdre de vue que ce livre date de 1968, la narration et les idées sont donc propres à cette époque de ce que je nomme « la vieille SF ».
Le style est agréable, les chapitres sont courts et immersifs. Les idées développées ici sont très originales, ambitieuses mais toujours réalistes. En tout cas, on a envie de connaître cette autre civilisation découverte sous la glace et on le fera de manière poussée.
Au final nous n’avons pas un seul héros, contrairement à ce que je croyais au départ mais tout un panel et surtout le couple « extraterrestre » que l’on apprend à connaître au fil de l’histoire. Le roman est très riche mais est parfaitement accessible à tous (la preuve, mon compagnon l’avait lu au collège je crois). L’immersion dans l’Antarctique est excellente. Je sentais le froid sur moi !
J’ai bien aimé la vision du monde de l’auteur et son envie d’unir les peuples. L’humanité se soude à la découverte de cette autre civilisation. Il y a une phase d’entraide, de soutien de la part de toutes les nations. Et puis, bien sûr, l’avidité et le pouvoir refont surface. L’humanité se soude, oui, pour le meilleur… et pour le pire.
Pour une fois, nous autres scientifiques avons le beau rôle ! (Exit les caricatures du film Prometheus !)  Et surtout, nous avons le contrôle ! Déjà à l’époque, l’auteur avait saisi le pouvoir des médias et s’en est bien servi. Il avait aussi bien compris la noirceur de l’homme.
La fin m’a surprise ! C’était osé et terriblement dommage à la fois. Je ne vous en dis pas plus pour conserver le suspens.
En bref, ce fut une bonne lecture, bourrée de bonnes idées !
Ma note:star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : Le noir est ma couleur T5 Le piège


 

 

Olivier Gay
Auteur francophone (voir la page facebook)
Rageot
Fantastique, jeunesse
11,90€
277 pages
 
A peine reçu pour Noël, à peine dévoré ! J’avais hâte de retrouver Alex et Manon, qui m’avaient manqué, il faut bien l’avouer ^^
Ce dernier tome est plus sérieux, on obtient nos réponses, les véritables enjeux se dévoilent et la réalité de l’avenir pour nos deux héros se profile. L’humour est toujours présent mais on sent que même Alex a mûri et que la rigolade est terminée. On en oublie qu’ils n’ont que 15 ans au final !
Outre nos deux tourtereaux, j’ai adoré Théo… l’effet mec-en-bandelette je ne résiste pas (la faute à Wonsul du Nouvel Angyo Onshi *____* ). J’aimerais beaucoup le revoir car il a un sacré potentiel ! D’après ses dires, l’auteur aussi a beaucoup aimé ce personnage et voudrait le développer, affaire à suivre donc !
Nous avons encore des rebondissements et des révélations surprenantes dans ce tome. L’action est présente, mais les relations entre tous les personnages ne sont pas oubliées. Les questions restées en suspens trouvent leurs réponses et on comprend enfin tout ce qui se cache derrière les mages noirs. On sent aussi que c’est un prélude et que Manon marque le début d’une nouvelle histoire… alors j’espère bien que l’auteur aura l’occasion de revenir dans cet univers ^^
La fin est abrupte mais assumée par l’auteur qui s’en explique, j’ai trouvé ça chouette d’ailleurs. On a droit à une conclusion qui boucle tout et qui revient sur chaque personnage, même brièvement, ce qui donne bien l’impression que l’auteur a tout maîtrisé de A à Z.
En conclusion cette série est un vrai coup de cœur. Elle est addictive, pleine d’humour, d’action, captivante, on a de la magie comme je l’aime et surtout elle est portée par des personnages géniaux. Ce fut un vrai régal de la lire ^^ Olivier Gay est donc aussi doué en fantasy qu’en jeunesse et j’espère bien me mettre à ses polars pour vérifier ce que ça donne dans ce genre 🙂
*Cette lecture s’inscrit dans le mini-challenge du mois : terminer 2 séries*
Ma note :star::star::star::star::star:💕
 

Chronique : Le puits des mémoires T3 Les terres de cristal


 
Gabriel Katz
Auteur francophone (voir la page facebook)
Pocket
Fantasy
8,20€
478 pages

 

Nous retrouvons nos trois héros pour cette conclusion de leurs aventures. Gabriel nous avait laissé sur une révélation de grande ampleur sur Nils mais également sur l’avenir incertain de notre ami Olen. Bizarrement, la révélation sur l’identité de Nils n’a pas fait de vague alors que moi j’étais scotchée. Donc en gros ce n’était pas si important que ça. Il faut attendre la fin pour en savoir davantage.
Je ne vais pas vous mentir, autant les Tomes 1 et 2 ont été un coup de cœur, autant je termine cette trilogie en étant très mitigée. Ça m’embête car j’ai passé d’excellents moments et l’auteur est très sympa mais voilà je trouve que ce tome n’est pas à la hauteur. Alors oui, l’auteur prend des clichés à contre-courant mais globalement ça manquait de fond. On passe beaucoup de temps sur une guerre qui n’a pas vraiment lieu, de nombreuses portes restent ouvertes, il y a des facilités et puis surtout un immense complot est monté pour pas grand-chose au final. Tout se termine en eau de boudin et ça m’a embêtée. Il y avait le potentiel pour en faire bien plus car faire tout ce foin juste pour que nos héros changent de vie, c’est un peu tiré par les cheveux.
Néanmoins j’ai passé un très bon moment sur la trilogie, j’ai ri, voyagé, eu peur pour les personnages, ressenti beaucoup d’affection pour eux. Sachant que tous les romans fantasy de l’auteur se déroulent dans le même univers et qu’on en retrouve certains dans son dernier roman, j’ai hâte de me mettre à jour pour savoir qui nous allons retrouver.
*Cette lecture s’inscrit dans le mini-challenge du mois : terminer 2 séries*
Ma note :  :star::star::star-empty::star-empty::star-empty: