Bilan lecture 2017


 Livres lus en 2017


J’ai encore diminué mon nombre de livres lus cette année avec un total de 45 livres. Pourtant, je n’ai jamais eu l’impression de lire autant. Allez donc savoir ! L’année aura été assez inégale niveau rythme (à découvrir dans mon bilan écriture) et pauvres en réels coups de cœur. Néanmoins, j’ai eu de très bonnes lectures (seuls 3 romans m’ont déçue complètement), j’ai découvert de magnifiques plumes francophones (Ariel Holzl, Chloé Chevalier, Christelle Dabos) et j’ai mis à jour mes connaissances d’auteurs cultes (Neil Gaiman, David Brin, Barjavel, Guy Gavriel Kay). 

Cette année, la part belle revient à la Fantasy mais j’ai augmenté mon quota de livres SF et aussi de young adult/jeunesse, un genre qui me plaît assez même si je choisis mes livres avec parcimonie


Mes coups de cœurs 2017

Objectifs 2018 :

Mes petits bilans mensuels ont été un échec cette année. J’ai décidé, hors participation au « mois de » du blog Book en stock, de ne plus m’imposer de challenge. Je vais essayer d’alterner une lecture étrangère à une lecture francophone et aussi de me mettre davantage aux lectures en VO (car c’est bien beau de commander des Fairy Loot, il faut les lire ensuite !!)



Et sinon vous avez le détail genre par genre ci-dessous. Cliquez sur les photos pour avoir l’image en plus grand 🙂 Chacun de ces livres a été chroniqué au fil de l’année, vous pouvez retrouver la liste entière des livres lus ici.

Cliquez sur les images pour voir les couvertures en plus grand ^^


Science-Fiction/anticipation/dystopie


Je suis contente de mon bilan de cette année en SF car c’était presque toujours de gros pavés !




 Fantasy
Une braise sous la cendre a été l’une de mes révélations de l’année !


J’ai enfin terminé Eternité et j’ai fait une cure de Lionel Davoust ^^


 Fantastique/urban fantasy
Grosse déception pour Nosfera2, le reste a été un régal !



Young adult / jeunesse
Je me plais bien plus que je ne le pensais dans le young adult !


Thriller et anthologies

Un peu de diversité de temps à autres 😉

Bilan des mois de Novembre et Décembre 2017

3615 ma vie & écriture
Ces deux derniers mois de l’année ont été assez occupés et riches en réflexions. J’ai voulu tenter le NaNoWriMo en novembre comme je le fais presque chaque année sauf que ce fut un échec critique. Je partais sur un roman de SF et le format du NaNo ne convenait pas du tout à ce genre d’histoire où la planification, la recherche et la minutie sont de rigueur. Pour réussir le NaNo lorsqu’on a un emploi du temps chargé, il faut enquiller les mots sans réfléchir. Ici, ça ne convenait pas du tout. J’avais une nouvelle à écrire mais même ça je n’y suis pas arrivée. Je n’étais pas dans l’esprit cette année. Entre le travail, la famille et mon nouveau rythme dans notre maison éloignée cela a été plutôt compliqué. 

En revanche, je suis en congés depuis Noël jusqu’au 08 janvier et là, le goût de l’écriture est revenu. J’ai bouclé une nouvelle Le bourreau vagabond destinée à un appel à texte (verdict en 2018) et j’en ai commencé une autre pour un autre AT. Je retourne un peu dans la romance pour un texte que j’espère doudou et décalé. 

Une nouvelle miraculeuse est également tombée pour l’un de mes manuscrits. Je n’en dis pas plus mais il se pourrait que j’ai des choses à partager en 2018 ! 

Niveau lectures, mon mois de novembre a été bloqué par Nosfera2 de Joe Hill qui, en plus d’être long, a été une grosse déception. Du coup, je n’ai pas autant lu que je ne l’aurais voulu. 

Je vous dis à très vite pour le bilan annuel ! Très bon réveillon à tous


Bilan lecture de novembre et décembre 2017

Fantastique

Ma note : :star::star::star-empty::star-empty::star-empty:
Ma chronique
Résumé : Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive. Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix… Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

 Ma note : :star::star::star::star::star-empty:
Ma chronique

Résumé : Londres, un soir comme tant d’autres. Richard Mayhew découvre une jeune fille gisant sur le trottoir, l’épaule ensanglantée. Qui le supplie de ne pas l’emmener à l’hôpital… et disparaît dès le lendemain. Pour Richard, tout dérape alors : sa fiancée le quitte, on ne le reconnaît pas au bureau, certains. même, ne le voient plus… Le monde à l’envers, en quelque sorte. Car il semble que Londres ait un envers, la  » ville d’En Bas « , cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant  » là-haut « , Richard rejoint les profondeurs…

Ma note : :star::star::star::star::star:
Ma chronique

Résumé : Il fut une époque pas si lointaine où Elvira Time n’était pas encore la chasseuse de vampires radicale, mais une ado normale. Enfin de qui se moque-t-on ? Elvira n’a jamais été normale, mais elle incarnait une joie de vivre palpable. Elle abordait l’aube du lycée en parfaite reine des élèves, fière et forte comme son père, l’impayable mercenaire qui surprotégeait sa fille, qu’il avait pourtant élevée au rang de tueuse. Une tueuse avec une soif de sang trop grande un comble pour une chasseuse de vampires me direz-vous. L’impatience et l’impulsivité d’Elvira ont mis en marche des rouages qui n’étaient pas encore bien huilés, écrasant bon nombre de grains de sable dans l’opération… Je fus le témoin de sa descente aux enfers, un acteur de son combat pour ne pas sombrer, le spectateur de sa renaissance. Ces pages sont mes mémoires, le récit de ma vie, allié de la plus badass des héroïnes. Hier et à jamais, je serai son meilleur soutien. Je me nomme Jericho Kaynes et je serai toujours présent pour rattraper le Temps perdu.

Fantasy
Ma note : :star::star::star::star:
Ma chronique
Résumé : Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Ma note : :star::star::star::star-half:
Ma chronique
Résumé : Ils sont cinq, femmes et hommes, tous vivant à Toronto au Canada ; ils sont jeunes, étudiants ou déjà dans la vie active, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle! Malgré la protection offerte par Mantel d’Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire… Avec dextérité, Guy Gavriel Kay tisse, dans LArbre de l’été, premier volet de La Tapisserie de Fionavar, une intrigue complexe et surprenante où surgissent tout à tour des esprits des bois et des eaux, des animaux surnaturels et une magie titanesque, celle des dieux de l’univers de Fionavar… 

Mes achats ou réceptions du mois (Noël inclus)


Chronique : Neverwhere


Neil Gaiman
Traduction : Patrick Marcel
J’ai Lu
Fantastique
7,60 €
380 pages


Voilà un roman qui traîne dans ma PAL depuis 2014 ou 2015 ! Il était temps de le lire. Je ne sais pas pourquoi j’ai mis autant de temps car ce fut une très bonne lecture. Il était temps (bis) pour moi de découvrir cet auteur culte. 

Nous suivons les aventure de Richard qui, en venant en aide à une jeune femme nommée Porte, met les pieds dans un monde fantastique : le Londres d’en-dessous. L’imagination de l’auteur est fabuleuse et sa manière de décrire Londres est si fluide et naturelle que nous avons l’impression de s’y promener tout naturellement.  

Tous les personnages m’ont été d’emblée sympathiques, en particulier Richard le héros. C’est très facile de s’identifier à lui et de compatir à ses malheurs… surtout quand Jessica entre en jeu. C’est le seul personnage qui m’a horripilée mais elle était là pour ça 😉

Porte est agréable aussi, c’est une jeune femme forte et j’ai aimé suivre sa quête au travers des yeux de Richard. Le Marquis est très charismatique, le genre de personnage dont on a envie de connaître le passé. Monsieur Croup et Monsieur Vandemar, les méchants, sont géniaux ! Ils sont affreux et pourtant leur duo à la fois sophistiqué et barbare marche d’enfer. 

L’histoire est passionnante, l’univers est riche et très imaginatif. L’ambiance est dépaysante même si au final on est dans un Londres alternatif relativement proche du vrai. L’humour est présent et apporte un côté d’autant plus décalé à l’histoire.  

En bref j’ai passé un très bon moment. L’évolution des personnages est soignée et intéressante. J’ai eu peur pour la fin mais l’auteur a répondu à toutes mes attentes. Je vais pouvoir à présent me pencher sur d’autres œuvres de cet auteur. Je sais que cette histoire a d’abord été développée pour une série TV avant d’être adapté par l’auteur lui-même en roman. Je serais curieuse de la voir !

 
Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

Chronique Elvira Time T3 : Back in time


Mathieu Guibé
Auteur francophone, (voir la page facebook)
Editions du Chat Noir
Fantastique
14,90 €
183 pages


Avec la série Elvira Time, le lecteur est assuré de passer un moment ponctué d’action, de gerbes de sang et d’humour tantôt décapant, tantôt mordant. Le premier tome avait écopé d’un coup de cœur, tandis que le deuxième le talonnait avec un 5/5. Ce dernier s’était d’ailleurs terminé sur un cliffhanger de fou. Au lieu de continuer le récit, ce 3ème tome va s’attarder sur le passé. 

Pour poursuivre, je suis obligée de parler d’un SPOIL qui est révélé dans le premier tome, à savoir la mort de Jericho dont les circonstances ont été un peu éclaircies dans le deuxième tome. 

Je ne sais pas ce qui est le pire : lire en premier ce tome en fondant des espoirs sur la relation Jericho/Elvira avant de voir ses espoirs réduits à néant, ou lire ce tome en sachant ce qui va arriver et en sentant la pression monter peu à peu. En fait, si, je sais. Le pire c’est de savoir. C’est encore plus déchirant, surtout quand des détails commencent à arriver, comme le fameux pull citrouille de notre Jericho.

Nous retrouvons néanmoins au départ une Elvira plutôt insouciante et pleine de vie… en couple avec la star du lycée, ce qui est assez perturbant quand on connaît l’Elvira punk asociale. Perturbant mais pas désagréable car la jeune femme possède déjà son mordant. Nous faisons aussi la connaissance de son père, qui est un personnage à la hauteur de la série, à savoir complètement barré et charismatique en même temps. Il était génial, surtout avec tous ses jeux de mots avec « time » qui m’ont tous fait rire, à commencer par son nom complet : Justin Time. 

Jericho est mon chouchou mais j’ai été surprise de me rendre compte que les acolytes d’Elvira des deux autres tomes m’ont manquée (Belinda et Ludwig). Ils ont dû aussi manquer à l’auteur puisqu’il a réussi à nous les glisser tout en restant cohérent avec le futur. Shinta est aussi de la partie, lui, son sabre et sa conversation… succincte.

Néanmoins, et pour notre plus grand bonheur, la part belle est pour la relation Elvira/Jericho. Une relation qui va évoluer peu à peu au fil de la vie quotidienne et des épreuves qui attendent Elvira. Celle-ci va devoir grandir en très peu de temps. J’ai aimé la voir se surestimer, échouer puis se relever. De la même manière, j’ai aimé voir Jericho d’abord en retrait puis prendre les choses en main et se révéler à la hauteur de son rôle. Mon seul regret est que j’aurais aimé m’attarder davantage sur les deux scènes finales, en particulier sur le « retour » de Jericho. 


Le tout a donc donné un roman drôle, bourré d’action, déchirant, où les personnages évoluent, grandissent. Il nous donne l’occasion de connaître Elvira plus intimement et d’avoir la chance de partager un moment privilégié avec Jericho. Si leur relation était tout à fait compréhensible en l’état, ce retour dans le passé nous permet d’en mesurer la puissance…ce qui est d’autant plus triste !

Maintenant j’ai hâte de reprendre le fil de l’histoire 🙂 

J’allais vous quitter sans parler des illustrations ! Monumentale erreur car elles sont superbes. Je suis l’illustratrice, Diane Özdamar, depuis des années et je suis donc ravie de voir ses magnifiques œuvres donner vie au récit. Les scènes choisies sont très bonnes et chacune vient renforcer l’émotion du moment, dont une en particulier où Elvira et Jericho partagent un instant très fort en sentiments. J’ai été un peu intriguée de voir parfois une silhouette en arrière plan, j’hésitais entre Shinta qui surveillait et Jericho en mode fantôme qui se souvient de son passé. Ou alors c’était juste pour ajouter une perspective au dessin. Si quelqu’un a une explication, je suis toute ouïe ! Enfin, la couverture sublime résume à elle seule le roman et vient rajouter une touche de tragique.

 
Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : La tapisserie de Fionavar T1 L’arbre de l’été



Guy Gavriel Kay
Traduction : Elisabeth Vonarburg
Pygmalion
Fantasy
21,50 €
361 pages


Ma co-rêveuse Elyra m’a offert la trilogie de la Tapisserie de Fionavar pour mon anniversaire de 2016. Il était donc grand temps que je me plonge dans cette œuvre, d’autant que j’ai appris entre temps que Guy Gavriel Kay était juste un auteur culte de Fantasy !

Nous suivons les péripéties de Paul, Dave, Jennifer, Kim et Kevin, cinq étudiants de Toronto qui se retrouvent dans le monde de Fionavar, amenés là par le mage Mantel d’Argent accompagné de son nain Matt. Les cinq jeunes sont ensuite plus ou moins séparés et chacun va endosser un rôle prépondérant dans les événements qui surviennent à Fionavar. Seul Kevin a pour l’instant un rôle indéterminé, ainsi que Jennifer dont la fin du roman s’arrête sur ses mésaventures que j’ai eu du mal à comprendre. A voir par la suite pour quelle raison la pauvre fille a dû vivre tout cela. 

J’ai trouvé ce roman très chouette. Les cinq jeunes gens ont des personnalités très différentes et partagent des liens variés. Bon, ils ont acceptés très vite l’incroyable nouvelle de l’existence d’un autre monde dans lequel ils se retrouvent propulsés. Cela fait néanmoins partie de ce que j’appelle les codes de la vieille Fantasy (comme il y a la vielle SF). On ne s’appesantissait pas sur ces détails à l’époque, ni même sur le développement des sentiments. À l’inverse, les personnalités étaient très complexes, il y avait beaucoup de non-dits et de maturité chez les personnages. 

Je n’ai pas de personnage préféré pour l’instant, ce qui est assez curieux, bien que Kim et Dave m’aient un peu plus touché dans leurs personnalités. En fait, ils sont tous sympathiques, et les personnages qui vivent à Fionavar le sont tout également. Ils sont intéressants à suivre et à connaître. Seul Paul nous est assez antipathique dès le départ avant que nous comprenions la tragédie de sa vie (et là encore, c’est décrit d’une manière digne de ces années-là). Alors qu’on ne cesse de mettre en avant des héroïnes fortes, badass en SFFF ces dernières années pour contrebalancer le héros mâle dominant accompagné d’une greluche (alors que bon, quand on regarde certaines romances et quasiment tous les érotiques et dark, excusez-moi mais la femme me paraît tout sauf forte et mise en valeur) j’ai trouvé ici dans cette vieille fantasy que l’on classe souvent de misogyne, des femmes fortes, indépendantes et matures. 

Le monde regorge de magie, d’une histoire ancienne et de Dieux qui interviennent allègrement dans ce que les habitants nomment la tapisserie. On sent que l’univers est encore vaste et qu’on a énormément de choses à découvrir. Les explications ne nous tombent pas toutes cuites dans le bec mais au travers de l’intervention de différents personnages. De fait, le lecteur a le temps d’échafauder ses théories et de mieux s’approprier l’histoire riche mais dense de Fionavar.

Bien sûr, l’influence du Seigneur des Anneaux est palpable avec des magiciens, des nains, des elfes (nommés Lios alfar) et leurs pendants obscurs les orcs (nommés Svart alfar) ainsi qu’un grand méchant Sauron-bis obscur et des pierres en guise d’anneaux. Néanmoins, je n’ai pas été  autant gêné qu’à ma lecture de Shannara et je suis curieuse de voir la suite.

En conclusion je me suis régalée. Tous les personnages sont intéressants et travaillés et tous ont une utilité dans le récit, même ceux qu’on pense éphémères. Le bestiaire et la panoplie de Dieux sont impressionnants et intrigants. J’ai été totalement dépaysée et conquise par ces cinq héros que j’ai hâte de retrouver.
 
Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Chronique les soeurs Carmines T1 : le complot des corbeaux

Ariel Holzl
Auteur francophone, voir le site internet
Mnémos
Urban fantasy
17 €
270 pages
J’ai reçu ce roman pour « Le mois de », rendez-vous organisé par le blog Book en Stock tenu par Dup et Phooka. Pour en savoir plus sur « le mois de » dédié en décembre à Ariel Holzl, je vous invite à lire mon article de présentation ou bien à vous rendre directement sur leur blog 🙂 Ce roman a donc été envoyé par les éditions Mnémos, que je remercie chaleureusement, dans leur collection Naos.

Encore un nouvel auteur francophone découvert dans le cadre de ce rendez-vous mensuel. Encore une excellente lecture 😉 Non, non, je ne suis pas soudoyée pour apprécier les livres reçus dans le cadre de ce partenariat ! 

Nous découvrons dans ce court roman, trois sœurs : Merryvère, Tristabelle et Dolorine. Celles-ci vivent dans la ville de Grisaille, une ville 100% de fantasy urbaine. Je ne lis pas beaucoup de romans de ce genre mais c’était pile poil l’ambiance à laquelle je m’attendais. L’univers est suffisamment riche pour nous donner envie de mieux le connaitre et suffisamment détaillé sans entrer dans moult détails. Le roman est court et l’auteur va à l’essentiel sans pour autant oublier de mettre le lecteur dans l’ambiance. J’en ai donc su bien assez pour évoluer dans la ville et cerner très rapidement son fonctionnement. J’ai trouvé appréciable de ne pas avoir un pavé à lire ni un roman trop avare en descriptions axé sur l’action comme dans un certain nombre de young adult (pour rappel la collection Naos est destinée au jeune public).

Les trois sœurs sont très différentes les unes des autres et une fois n’est pas coutume, ce n’est pas l’héroïne principale de ce tome que j’ai préféré ici, qui est pourtant une jeune femme équilibrée, intelligente, douée et indépendante, mais bien sa grande sœur Tristabelle. Pourtant sur le papier, Tristabelle n’est pas le genre de personnages auxquels je m’attache car elle est très différente de moi : toujours sur son 31, snob, très attachée aux apparences, superficielle au premier regard, égocentrique, mondaine… bref, vous voyez le genre. Pourtant elle m’a fait rire durant ce roman ! Je ne sais pas si en vrai j’aurai aimé avoir une sœur pareille mais en tout cas ici je l’ai adoré. Elle est toujours à côté de la plaque, à se soucier de ses escarpins plutôt que du malfrat qui la menace avec son arme. Et c’est sans doute ce qui fait sa force car, j’en suis certaine, elle cache très bien son jeu. 

En deuxième position vient Dolorine, la petite sœur capable de voir les fantômes, toujours dans son petit monde et que personne n’écoute. Elle m’a d’emblée parut attachante et attendrissante. C’est un personnage clé dans l’histoire même si elle n’en a pas l’air au départ. Elle s’adresse au lecteur au travers de son journal intime, illustré par ses gribouillis d’enfant et sa naïveté rafraîchissante. Elle m’a beaucoup touchée car elle est à la fois innocente et mature. Mention spéciale pour monsieur Nyx, sa peluche qui m’a l’air d’être possédé par un drôle d’esprit…je brûle de curiosité à son égard.

N’allez pas croire que je n’ai pas aimé l’héroïne, Merry, qui se retrouve bien malgré elle embarquée dans un complot politique. J’ai été totalement transportée dans son aventure et j’ai beaucoup aimé la suivre. Elle est un peu le pilier de sa famille, la plus terre-à-terre et la plus courageuse aussi. Une belle alchimie règne entre ces sœurs, en dépit de petits conflits surtout entre Trista et Merry. 

L’histoire est intéressante et racontée essentiellement du point de vue de Merry avec des passages du journal intime de Dolorine qui permettent aussi de faire avancer l’intrigue. C’était d’ailleurs assez drôle de voir que Dolorine avait toutes les réponses pendant que Merry galérait à comprendre pourquoi l’univers entier lui tombait dessus.

L’écriture est fluide, agréable et avec cette qualité de langage propre à la maison d’édition. Le ton général est décalé, frais et contribue grandement à la réussite du roman. Nous avons de bons rebondissements tout du long du récit qui est bien rythmé et équilibré. Les révélations finales bouclent bien l’intrigue et se terminent sur un dernier revirement inattendu… en fait deux ! Le suspense était soutenable… sauf que l’auteur a ajouté un extrait du tome deux où Tristabelle est la narratrice (youhou !) et nous révèle un événement crucial sur l’avenir de Merry et là c’est une sacré bombe. Maintenant je suis frustrée de ne pas connaître la suite. La question est : est-ce que je demande le tome 2 pour Noël ou bien vais-je attendre les prochaines Imaginales pour essayer de voir l’auteur en même temps ? Le choix est cornélien. 

En conclusion c’est une excellente découverte autant pour la plume que pour l’histoire. Je ressors de ma lecture dépaysée, agréablement surprise et avec l’impression que je fais moi aussi partie de la famille Carmines. Je ne peux que vous conseiller ce roman vous ne serez pas déçu !Je ne suis pas passée loin du coup de cœur et à mon avis, ce sera pour le prochain tome

PS : Monsieur Nyx rules 😉

 
Ma note : :star::star::star::star::star:

Le mois d’Ariel Holzl sur Book en stock

Bonjour à tous,

Me revoilà pour participer au dernier « Mois de » de l’année sur le blog Book en Stock tenu par Dup et Phooka. Pour ce mois de Décembre, nous accueillons Ariel Holzl ^^

Pour l’occasion, j’ai reçu en partenariat avec les Editions Mnémos Le complot des corbeaux, le premier tome de sa série Les sœurs Carmine. Au moment où vous lisez cet article j’ai déjà lu ce roman et rédigé sa chronique. Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps : j’ai adoré !

Voici le résumé de ce premier tome :
Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.


Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

N’hésitez pas à venir poser vos questions à l’auteur ^^ 

Pour suivre cet événement voici quelques liens :


Chronique : Nosfera2

Joe Hill
Traduction : Antoine Chainas
France Loisir 
Fantastique, horreur
18,50€
870 pages
Après mon excellente découverte de Cornes (lire mon avis ici) puis Le costume du mort (lire mon avis ici) je me suis en toute logique attaquée à l’autre roman du fils King. J’avais lu les premières pages en extrait qui promettait du lourd. J’ai bien aimé le début puis ensuite ce fut la grosse déception. Ces 870 pages furent longues et laborieuses à lire malheureusement…

Le début était donc attractif. On suit Vic, une gamine attachante qui avait le don de pouvoir faire apparaître un pont pour se déplacer où elle le souhaite. Manx, le méchant de l’histoire qui enlève des enfants pour les emmener à Christmasland, nous apparait énigmatique et on se demande ce qu’il se passe dans cet étrange pays. On rencontre quelques rares autres personnes, dont Maggie, une bibliothécaire un peu loufoque qui ressemblerait à une Luna Lovegood punk. Tout comme son père, Joe Hill parvient à nous rendre nostalgique d’une enfance qui n’est pas la nôtre.

Vic et Manx ont une première confrontation et alors que je pensais que l’histoire allait s’attarder… nous avons un revirement et un saut dans le temps. Vic devient adolescente puis adulte très vite. Elle devient aussi timbrée et inintéressante au possible. Elle enchaîne les mauvais choix et semble mener une vie creuse. Je n’ai plus eu la moindre empathie ni la moindre envie de la suivre une fois devenue adulte. Je comprends la stratégie de l’auteur qui a ici voulu que Vic mène son combat en tant que mère et non en tant qu’enfant. Or, ce fut à mon sens une erreur car nous avons perdu toute l’intensité et la peur enfantine de la période où Vic était une gamine. En plus, elle refuse pendant longtemps la vérité et s’entête dans son apitoiement. Bref, elle m’a saoulée. Pour ne rien arranger, le combat final a pris énormément de temps à arriver (800 pages) pour terminer sur une scène assez brouillonne qui manquait d’impact.

Les personnages sont sous-exploités et tout tourne autour de l’autodestruction inutile et peu intéressante de Vic. J’aurais trouvé bien plus percutant que Vic ait au contraire une vie parfaite à sauvegarder alors que Manx revient la hanter. Au lieu de ça, elle ne fait que de la merde et on a presque aucune envie de la voir évoluer. Le meilleur personnage c’est son fils et encore lui aussi est sous-exploité. Le méchant, Manx est plutôt pas mal même si ses motivations et sa personnalité sont noyées dans les 800 pages. J’ai eu l’impression que l’auteur ne nous livrait pas les passages intéressants. Je me suis ennuyée et j’ai vu passer d’excellentes idées mal gérées. J’ai vraiment hésité à stopper ma lecture mais comme je n’aime pas abandonner et que bon, c’est le fils du maître King j’ai persévéré mais je ne lisais pas avec une grande attention tant ça me gonflait.

Je voulais savoir comment cela allait se terminer. Que dire de la fin ? Ultra décevante. Un personnage important meurt et c’est à peine évoqué ! Ça me sidère. Je n’ai vraiment pas compris où l’auteur voulait en venir au final. C’était très long à lire et si le maître King peut me passionner sur des détails de la vie quotidienne, ici c’était un gros flop. C’était d’autant plus décevant que les deux autres romans de l’auteur m’avaient passionnée. Je ne comprends vraiment pas ce qui s’est passé avec celui-ci. J’étais très frustrée de voir le potentiel de l’histoire de base étirée et malmenée. Tout est gâché par Vic et sa propension à faire de la merde. Je lirai quand même les prochains livres de Joe Hill même si je risque d’être plus prudente.



Ma note : :star::star::star-empty::star-empty::star-empty:

Bilan du mois d’octobre

3615 ma vie & écriture
Ce mois d’octobre est passé à toute vitesse. Entre les vacances de mon compagnon, les travaux dans la maison, les futurs achats et réflexions qui nous prennent tout notre temps et une vie sociale chargée, je ne pensais pas parvenir à lire autant. 

J’ai terminé les corrections de mon manuscrit de post-apo/survival que j’ai ensuite envoyé à plusieurs éditeurs. Réponses attendues dans de longs mois ! J’ai enchaîné avec la préparation du NaNoWriMo. Je vous ai d’ailleurs déjà présenté mon projet ici.


Bilan lecture d’octobre 2017

Young Adult

Ma note : :star::star::star::star::star-half:
Ma chronique

Résumé : Laia et Elias se frayent un chemin vers le nord afin de libérer le frère de Laia des horreurs de la prison de Kauf. Pourchassés par les soldats de l’Empire, manipulés par la Commandante et hantés par leurs passés, Laia et Elias doivent duper leurs ennemis et confronter la perfidie de leurs propres coeurs.Dans la ville de Serra, Helene Aquilla se retrouve attachée à la volonté du nouveau leader à l’esprit tordu de l’Empire, Marcus. Quand sa loyauté est mise en doute, Helene accepte une mission pour montrer ce dont elle est capable, une mission qui pourrait bien la détruire.

Ma note : :star::star::star::star::star:

Résumé : Sora vient d’apprendre qu’elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Son quotidien se résumera désormais aux cours au lycée et aux séances de kiné. Elle pourrait s’y faire si Kay, la grande soeur qui l’a quasiment élevée, tenait le coup ; mais cette dernière, qui a toujours été la plus forte des deux, est en pleine descente aux enfers. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d’enfiler la cape de ces superhéros qu’elle aime tant. Objectif : changer sa vie. Son meilleur atout : l’héritage navajo laissé par sa mère. Un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les sauver, elle et sa sœur. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas les seules à le chercher… et que leur rival est prêt à les suivre au bout du monde pour parvenir à ses fins.


Ma note : :star::star::star::star::star:
Ma chronique

Résumé : Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. 
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé

 
Policier/Thriller

Ma note :
Ma chronique

Résumé : Adolescente, Toni Murphy a une vie compliquée entre un petit ami, Ryan, qu’elle adore, des parents avec qui la relation est conflictuelle et des camarades de classe qui lui mènent une vie d’enfer. Sa vie tourne au cauchemar quand sa sœur cadette est assassinée une nuit d’été. Toni et Ryan sont reconnus coupables de meurtre et envoyés en prison. Aujourd’hui âgée de 34 ans, Toni se retrouve en liberté conditionnelle. De retour dans sa ville natale, elle essaie de reprendre une vie normale. Mais rien n’est facile. Elle a interdiction de revoir Ryan, sa mère doute de son innocence et le groupe de filles qui lui a mené la vie dure au lycée la harcèle de nouveau. Surtout, Toni prend conscience qu’elle ne pourra tourner la page tant qu’elle n’aura pas découvert la vérité. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Mais la vérité a un prix…

Mes achats ou réceptions du mois


Chronique : Red Rising

Pierce Brown
Traduction : H. Lenoir
Hachette (mon édition : France Loisir)
Science-Fiction, Young Adult
15,50€
477 pages
J’ai pris ce livre lors d’un achat trimestriel chez France Loisir car j’avais vu passer de bonnes critiques. Le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai été totalement bluffée. Le roman est prenant dès les premiers pages et jusqu’au bout. Les rebondissements s’enchaînent et si certains sont assez prévisibles, d’autres le sont beaucoup moins. 

La base est assez classique : un adolescent qui perd tout et se révolte contre l’autorité en place. Pourtant, tout est mené d’une main de maître et l’auteur y apporte une belle originalité grâce à son monde. Là aussi, le système de caste est classique mais efficace et surtout on commence à se rendre compte que tout n’est pas aussi simple, stéréotypé et manichéen qu’on ne le croit au départ. Le regard du lecteur devient critique au fil des pages, à l’image de celui du héros.

Je ne m’attendais pas à ce qu’une bonne partie du roman se passe à l’institut des Ors et surtout qu’il se déroule de la sorte. On a un roman hybride où science-fiction, médiéval et mythologie romaine cohabitent avec brio. Passée la comparaison avec Harry Potter pour les questions de maisons au sein de l’école, j’ai apprécié cette partie, ce jeu grandeur nature particulièrement cruel. Je regrette quelques incohérences entre ce qui nous est décrit des Ors et ce qui se déroule réellement dans le jeu. Le héros, comme le lecteur (et peut-être même l’auteur) se perdent dans le jeu au point d’oublier ce qui se passe dehors ainsi que les enjeux à long-terme.

La véritable force de ce roman, c’est son héros Darrow. Sur le papier, c’est un héros classique mais dans les actes, il est absolument génial. Il commet des erreurs, est impulsif, colérique, souvent naïf mais il se relève, il apprend, assume et s’élève tout en conservant son humanité avec ses doutes, ses regrets et sa culpabilité. Il m’a fait pensé à Alex de la série La Fournaise. Il est entouré d’amis ou d’ennemis qui font également sa force. Parmi eux j’ai beaucoup apprécié Sevro et j’attends de voir ce que donnera Mustang dans les tomes suivants. 

Le roman a frôlé le coup de cœur tant il m’a passionnée et surprise. J’ai passé un excellent moment au point que j’ai déjà acheté le tome 2 ! J’ai hâte de connaître la suite des aventures de Darrow et de savoir si oui ou non il parviendra au bout de son rêve imposé.


Ma note : :star::star::star::star::star: