Chronique : A un sanglot de moi, tu reposes


Lecture du mini-challenge inspiré du blog des Petits mots de Saefiel!
Le thème de mon mini-challenge du mois ^^ était : lire un livre dont vous avez choisi la couleur de couverture. Les internautes ont choisi pour moi : noir, rouge, bleu, rose et violet ^^
Mathieu Guibé
Auteur francophone (voir la page facebook
Lokomodo
Fantastique
6€
218 pages

Un très joli recueil de nouvelles où la mélancolie, la poésie, l’amour, l’amitié, le tragique et l’espoir se côtoient. Dans le lot, j’en connaissais déjà une, publiée dans Quintessence hiémale et c’était une de mes préférées donc j’ai pris du plaisir à la redécouvrir. 
La plume de Mathieu est toujours aussi belle, fluide, capable de transmettre de belles émotions, passant de la beauté la plus pure au destin le plus tragique. C’est très étrange car dans chaque nouvelle, l’espoir et le tragique sont imbriqués et j’en ressors avec une double sensation de tristesse et d’allégresse. Au détour des 12 nouvelles, l’auteur nous conte les histoires d’hommes et de femmes malades, parfois condamnés ou frappés de handicap, endeuillés ou maudits. 

Impossible de ne pas trouver une histoire qui va vous faire sourire (Arc-en-ciel en braille), vous attrister (Dans l’ombre d’un géant), vous percuter (Pour le gain d’une épitaphe), vous faire rêver (Princesse des glaces), vous surprendre (L’ennemi dans la glace) ou vous inciter à la réflexion (Bug humain). Vous serez touchés, soyez-en sûrs, d’autant plus quand les fins sont empreintes d’une poésie tragique mais magnifique (Lis-moi). Certaines nouvelles se situent dans les mondes de l’imaginaire et d’autres sont cruellement réalistes et d’actualité (Un train pour l’éternité). 
En bref, impossible d’être indifférent à ce recueil fort en émotion set en questionnements sur notre façon de percevoir le monde. Vraiment, c’est un très beau recueil.
 Ma note : :star::star::star::star::star:
 

Chronique : Les Larmes rouges T1.2 Rémanence


Lecture du mini-challenge inspiré du blog des Petits mots de Saefiel!
Le thème de mon mini-challenge du mois ^^ était : lire un livre dont vous avez choisi la couleur de couverture. Les internautes ont choisi pour moi : noir, rouge, bleu, rose et violet ^^
Georgia Caldera
Auteure francophone (voir le site)
J’ai Lu
Fantastique
7,60€
345 pages
J’avais eu un véritable coup de cœur pour le T1.1 donc j’avais hâte de connaître la suite. 
 On retrouve donc Cornélia et Henri. Cornélia continue de rêver de sa vie passée et c’est toujours très intéressant de découvrir cette histoire parallèle ainsi que la menace qui pèse sur la jeune fille. Dans ce tome néanmoins, Cornélia m’a moins touchée car elle ne cesse de changer d’avis… sauf qu’au final elle s’en rend compte et assume son caractère fluctuant donc je ne lui en ai pas tenu rigueur. On oublié vite qu’elle n’a que 19 ans aussi… J’ai aussi parfois eu envie de la secouer, surtout quand, encore une fois, tout le monde s’acharne à vouloir lui dicter sa conduite.Les révélations sur son passé sont surprenantes et la contradiction entre son personnage du passé et celui du présent sont très intéressantes.
À l’inverse, j’ai eu plus de compassion pour Henri dans ce tome-ci. Il est davantage mis en avant et on en apprend bien plus sur lui. Il a décidément beaucoup de patience et parfois bien plus d’humanité que Cornélia ! J’espère que notre héroïne ne le fera plus tourner en bourrique car il mérite un peu de bonheur ce brave vieux vampire !  
Par contre, tout au long de ma lecture je me suis demandée si mes impressions auraient été les mêmes si j’avais lu les autres versions semi-poches/collectors, où les tomes ne sont pas sous-découpés. Peut-être aurais-je vu les personnages différemment ? Allez savoir, maintenant il est trop tard mais c’est un élément à prendre en compte dans mon avis car cette coupure a peut-être joué sur mes perceptions.
Les révélations à la fin du roman m’ont rendue très curieuse sur la poursuite de l’histoire ! Nous avons eu droit à un aperçu de la vie vampirique, une vie figée dans le passé et les déviances des suceurs de sang. C’était un mélange des visions romantiques des vampires avec les bals, les jolies robes, les coutumes d’antan… et les besoins de sang et les accès de violence de ces créatures.  
La plume de Georgia est toujours un régal : belle, fluide, envoutante. On passe du merveilleux au sanglant avec un vrai délice.
Ma seule déception : que la suite ne soit pas encore sortie ! J’espère que J’ai Lu va sortir les autres tomes en poche, sinon je suis bonne pour une collection dépareillée !   
Ma note :  :star::star::star::star::star:
 

Chronique : L’héritage du serpent


 Virginia Schilli
Auteure francophone (voir la page facebook)
Éditions du Riez
Fantastique
18,90€
218 pages
J’avais déjà beaucoup aimé les deux autres tomes et attendais donc avec impatience le dénouement des histoires inhabituelles et glauques d’Anders Sorcele. Encore une fois, l’auteure nous bluffe avec ses choix très très surprenants ! Je risque de spoiler les précédents tomes, attention.
Nous retrouvons donc Anders et Kethel dans ce qui semble être les Enfers. Un Kethel transformé en succube d’ailleurs. A la recherche de la rédemption, Anders se fait encore piéger et se retrouve dans le passé afin de rattraper ses erreurs. C’est toutefois plus complexe car en réalité nous avons une nouvelle vision des événements et autant dire que j’ai été aussi abasourdie que notre héros ! Tout est bien ficelé depuis le début et j’ai eu très envie de relire le premier tome pour justement voir si on avait des indices. Les rôles s’inversent et si j’ai cru au départ qu’il s’agissait d’une réalité déformée, il n’en est rien. Nous avons un autre son de cloche et encore une fois, nous prenons Anders en pitié en dépit de ses terribles actes. Aucune lumière n’est à attendre dans ce tome aussi sombre, glauque et dérangeant que les précédents.
J’ai quelques bémols car il m’a manqué une ou deux cartes en main pour bien comprendre. En particulier concernant Kethel depuis qu’il est revenu auprès d’Anders dans le tome 2. Nous avons aussi des éléments qui ne sont pas assez approfondis à mon goût (la sorcellerie par exemple) et au final nous perdons de vue les Enfers.
Néanmoins, ce fut une lecture passionnante, surprenante avec une fin qui prend à contre-pied et qui laisse au lecteur à la fois un espoir de fin heureuse mais aussi un futur sombre et sanglant. La boucle est bouclée et comme tout au long du cycle, chaque acte du héros a des conséquences sur plus ou moins long terme. Cette fin est géniale ! Pari réussi pour l’auteure.
Au final, je suis ravie d’avoir pu me plonger dans cette trilogie sombre, envoûtante et très particulière. La plume de Virginia Schilli est très travaillée et superbe. Ses idées sont vraiment spéciales mais c’est ce qui m’a plu. Elle a su rendre un héros hautain, antipathique, sanguinaire et sans morale attachant et plus humain que des êtres humains. Je n’ai pas cautionné ses actes, pourtant je ne lui en ai jamais voulu puisqu’il assume tout et ne se cache pas de sa nature démoniaque. Et c’est ça qui m’a également plu.
Je vous conseille donc cette série mais je suis consciente qu’elle pourrait ne pas plaire à tout le monde, elle s’adresse à un certain type de public.
 Ma note:star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : Nephilim intégrale 1 les déchus

Fabien Clavel
Auteur francophone (voir le blog)
Mnémos
Fantastique
23,50 €
377 pages

 

J’ai connu la saga des Nephilim quand j’étais au lycée je crois. A cette époque je découvrais les JDR et ces livres étaient tirés d’un univers de JDR justement, que je ne connaissais pas et auquel je ne jouais pas mais ce qui ne m’a pas empêché de les acheter. Les deux premiers tomes (Le syndrome Eurydice et Anonymus) qui sont justement regroupés dans cette intégrale, ont eu une très forte influence sur moi. C’est simple, ce sont ces livres (plus la trilogie de la Cité des Robots) qui m’ont donné l’envie d’écrire des histoires originales à l’époque. J’écrivais déjà, mais des fanfictions ou des récits très fortement dérivés de séries existantes. Là, je vous parle du vrai déclic. Du coup j’ai un réel affectif pour cette saga sauf que n’arrivais plus à remettre la main sur mes exemplaires.
Quand j’ai vu la réédition, je n’ai pas hésité longtemps à me procurer les deux magnifiques volumes. Bref, ce prologue pour vous dire que mon coup de cœur remonte à presque 10 ans ! Entre la révision de l’auteur et ma mémoire de poisson rouge, j’avais oublié pas mal de choses, mais les deux premiers livres m’avaient quand même beaucoup touché donc je me souvenais des personnages ultra charismatiques *___*
Dans le premier livre, nous suivons Jennifer, une jeune femme qui découvre peu à peu qu’elle n’est pas totalement humaine, accompagnée de Wag le Nephilim de la Terre, bourru mais sympathique. Grâce à Jennifer, le lecteur découvre tout ce monde autour des Nephilims, ces êtres magiques, portés par une magie élémentaire, obligés de s’incarner dans des humains, et de leurs ennemis les Roses+Croix. Les informations arrivent de manière bien dosée et on a en plus à chaque chapitre un extrait de journal de l’un des Nephilim (ils sont 7), de Jennifer ou des Roses+Croix, ce qui amène des détails très intéressants.
J’ai partagé le désarroi de Jennifer qui est très humaine avec ses qualités et ses défauts. Difficile de ne pas s’identifier à elle !
Dans le second roman, c’est mon coup de cœur, Azarian qui débarque à Budapest où des meurtres atroces sont commis. On y suit aussi Ezechiel la belle, froide et butée Nephilim de l’air. J’ai retrouvé avec un grand plaisir ce couple maudit et je suis retombée sous le charme du beau héros qui m’a bien fait rire (même si c’est un beau salaud aussi par moment). Focalisée sur les persos j’avais tout oublié de l’intrigue donc j’ai tout redécouvert et j’ai été autant baladée qu’eux ! J’avais complètement zappé la fin et l’auteur des meurtres. Ce tome est une enquête ésotérique puisqu’en plus Ezechiel incarne une policière.
Autant avec Wag on avait une vision sympathique des Nephilim, autant Ezechiel fait clairement comprendre que nous autres pauvres humains sommes des moins que rien ! Malgré son caractère antipathique et hautain, je n’arrive pas à la détester… C’est ce qui a de bien avec ces personnages, ils sont tous très différents, parfois meilleurs que nous mais parfois pires que nous aussi.
En conclusion j’ai donc replongé avec un grand plaisir dans cette première intégrale. Les intrigues sont intéressantes, prenantes et bien ficelées. Le panel de personnage est top mais ça, c’était une valeur sûre ^^ Les descriptions et les ambiances sont très bien retranscrites, j’avais l’impression d’y être *___* La plume de Fabien Clavel est irréprochable, un vrai régal. J’ai relu ces livres avec beaucoup d’émotions et d’empathie pour les personnages. C’est vraiment une lecture que je vous conseille !
Pour les petits budgets ou si vous n’avez plus de place dans votre bibliothèque, l’éditeur (Mnémos depuis la toute première version) sort aussi une version poche en ce moment ^^ Vous n’avez plus d’excuses !

Ma note:star::star::star::star::star:💕

Chronique : Alice et l’Epouvanteur

Joseph Delaney
Bayard jeunesse
Fantastique, jeunesse
14,90€
306 pages
Après une incursion réussie en SF avec Arena 13, je suis retournée à la saga de l’Epouvanteur. Ce douzième tome est une espèce de spin-off, comme il y a eu pour Grimalkin (T9) et Sliter (T11). Cette fois nous suivons Alice qui s’est rendue dans l’Obscur pour aller chercher la dague Douloureuse. Nous commençons donc directement par son arrivée dans l’Obscur et heureusement l’auteur nous rappelle les enjeux et quelques événements passés qui nous permettent de conserver le fil de l’intrigue. On a au milieu deux flash back qui nous ramènent au temps où Alice était l’élève de Lizzie l’Osseuse.Ils étaient intéressants et utiles à l’intrigue du roman mais ça m’a un peu trop coupé dans ma lecture alors que le temps est compté dans l’Obscur. 

Par contre on retrouve des personnages et créatures que l’on connait déjà des précédents tomes et ça c’était chouette. J’ai un peu moins bien aimé ce tome car je reste plus attachée à l’histoire principale et au duo Tom-l’Epouvanteur et qu’au final j’attendais un peu plus du passage d’Alice dans l’Obscur.

Je crois qu’il ne reste plus qu’un tome pour cette saga. Donc j’ai hâte de savoir comment tout va se terminer !

Ma note :  :star::star::star::star::star-empty:

Mois 100% Editions du Chat Noir : Kayla Marchal T1

Ce mois-ci, je participe à l’événement un mois, une maison, un achat (sur Facebook). L’objectif  est de mettre en avant une maison d’édition française, et pour avril il s’agit des Editions du Chat Noir qui proposent des ouvrages de qualité qui sortent des sentiers battus et couvrent une belle palette du fantastique. Vu que j’ai une grosse PAL chez eux, alimentée par des achats du mois dernier, je vais consacrer mes lectures du mois d’avril exclusivement à cette maison ^^
 
Finalement je vais pouvoir en lire au moins 4/8 !
 

 

Estelle Vagner
Auteure francophone  (voir la page Facebook)
Editions du Chat Noir
Fantastique
19,90€
340 pages

Décidément, moi qui ne suis pas attirée par la bit-lit, mes lectures francophones dans le domaine sont des coup de coeur !  J’ai dévoré ce roman en deux jours top chrono. Je suis encore convalescente de ma méchante grippe de la semaine dernière mais ayant repris le boulot, je ne suis bonne à rien le soir sauf à lire. J’ai donc fait la découverte de Kayla, la morphe qui ne réussit pas à se transformer ! Ce roman est très frais, drôle, plein de sentiments et de beaux gosses. On retrouve les thèmes obligatoires de la bit-lit mais qui sont habilement détournés car si notre héroïne attire en effet tous les jeunes mâles du roman, ce n’est pas vraiment ce que l’on croit et c’est plutôt bien traité, sauf avec Jeremiah, mais j’espère que nous aurons des explications dans le prochain tome.  Globalement, l’auteure joue avec nous et nous détourne de la vérité pour mieux nous berner. Je me suis faite avoir plus d’une fois !

Les personnages sont donc assez variés avec des caractères différents et des motivations propres, même si pour certains on reste dans le flou. Dans ce genre de roman, c’est surtout l’héroïne qui porte tout, les autres personnages n’ont pas forcément le temps d’être développés. Du coup, il faut pas se planter ! Et j’ai beaucoup apprécié Kayla. Elle est très attachante, on a de la sympathie pour elle et son handicap et ses pensées sont très drôles, j’ai ri tout au long du roman. Elle est spontanée et pas du tout prise de tête, ce qui facilite mon empathie à son égard. Même si elle se bat bien, elle n’est pas non plus décrite comme une grosse badass et elle se prend de sérieuses dérouillées. Je lui reproche juste d’être trop confiante envers les gens, ce qui à mon sens ne colle pas avec une personne qui a été brimée par les membres de son clan pendant des années On s’attend plutôt à ce qu’elle soit méfiante. Mais c’était suffisamment minime pour que ça ne me gêne pas.

J’attends la suite pour mieux m’imprégner de l’histoire des morphes qui est juste amorcée dans ce premier tome. J’avoue être passée à côté de cette partie ancienne avec Diane, cela aurait mérité à mon goût de s’y attarder un peu plus, car si c’est clair cette histoire de morphe/polymorphe pour Kayla, ce n’est pas le cas pour le lecteur.

J’avais fait des suppositions lors de ma lecture, certaines étaient juste et d’autres non, car il y a de gros bouleversements à la fin. Je ne peux pas trop parler du beau gosse principal sans spoiler et sans réduire à néant les suppositions des futurs lecteurs mais j’ai direct accroché avec lui, c’est le genre de héros que j’aime beaucoup, il a autant d’importance que Kayla dans mon coup de cœur. J’attends beaucoup de lui dans le prochain tome maintenant que tous les secrets sont révélés !

En conclusion un roman très prenant, passionnant avec une héroïne vraiment géniale, drôle, les pieds sur terre, juste ce qu’il faut de naïveté honnête, touchante et agréable à suivre. J’ai passé un excellent moment, je dis bravo à Estelle pour ce premier roman et bravo à l’illustratrice car la couverture est sublime ! J’espère que la suite ne tardera pas car j’ai super hâte !

Ma note:star::star::star::star::star:💕

Mois 100% Editions du Chat Noir : le Carnaval aux Corbeaux

Ce mois-ci, je participe à l’événement un mois, une maison, un achat (sur Facebook). L’objectif  est de mettre en avant une maison d’édition française, et pour avril il s’agit des Editions du Chat Noir qui proposent des ouvrages de qualité qui sortent des sentiers battus et couvrent une belle palette du fantastique. Vu que j’ai une grosse PAL chez eux, alimentée par des achats du mois dernier, je vais consacrer mes lectures du mois d’avril exclusivement à cette maison ^^
 
Et de deux… ça avance moins vite que prévu !
 

 

 

Anthelme Hauchecorne
Auteur francophone (voir le site)
Editions du Chat Noir
Fantastique
19,90€
320 pages

 

Alors, déjà cette lecture rentre aussi dans le cadre de mes mini-challenges inspirés du blog des petits mots de Safiel. Le défi du mois était de lire un livre qu‘on m’a offert. Puisque j’ai gagné ce roman lors d’un concours, on va dire que c’est offert ! 
 
J’ai mis un peu de temps à lire ce roman, d’une part car  il est bien copieux et d’autre part car j’étais agonisante d’une grippe combinée à une pharyngite. A part larver sur le canapé, je n’étais bonne à rien, même pas à lire >___< Cela m’a bien retardé. 
 
C’était ma première rencontre littéraire avec l’auteur, dont j’avais déjà vu le nom par ailleurs. Hé bien c’est une très belle rencontre, quelle plume ! Je suis admirative du travail colossal qui se cache derrière ce roman car la plume est d’une très grande qualité. Je ne suis pas très réceptive à la poésie mais force est de constater que l’auteur a un réel talent pour mélanger conteur et poète. Ses personnages, en particulier les forains, s’expriment en rimes mais d’une manière très fluide et naturelle. Chaque dialogue est un « show » sans pour autant que ce soit lourd, ampoulé, exagéré ou peu crédible. Non, tout est maîtrisé, très bien placé et sonne juste. C’était parfois très musical même. Quel travail de titan ! Des noms jusqu’aux titres de chapitres, rien n’est laissé au hasard.
 
L’ambiance est un mélange de descriptions glauques, recherchées et imagées, et de féérie. Le tout est donc plutôt sombre, on côtoie des monstres de foire doublés de fantômes sans scrupules, pourtant il y a toujours une touche de féérie rafraîchissante et enfantine.  J’ai vraiment adoré ma lecture et mon voyage au Nibelung. J’ai été plongée directement dans l’histoire et j’ai pris un grand plaisir à suivre Ludwig et Gabriel dans leurs aventures abracadabrantesques ! La galerie des personnages est haute en couleur et on ne peut pas dire qu’ils manquent de caractère ou de charisme !Aucun n’est là pour lambiner, ça va droit au but à chaque fois !
 
Nous suivons donc Ludwig qui recherche son père disparu à sa naissance et Gabriel en quête de son identité. Les deux amis sont embarqués dans le maelstrom du carnaval et enchaînent les déboires ! J’ai préféré Ludwig qui collectionne les bourdes et est souvent au mauvais endroit au mauvais moment mais Gabriel démontre une belle évolution au fil du récit. En plus, on alterne les paragraphe entre les deux héros, et parfois un autre personnage, ce qui rend le récit d’autant plus addictif !
 
L’histoire est donc super intéressante, on apprend les origines du carnaval, la malédiction, des bouts de vie de quelques forains, on découvre des attractions loufoques, les combines de forains et surtout le Nibelung et ses créatures aussi dangereuses qu’impressionnantes. Les réponses apportées au fil du récit ou à la fin en ce qui concerne Ludwig et la mystérieuse direction m’ont bien bluffé ! Je ne m’attendais pas à ça ! Le tout est très complet, parfois complexe mais sans être brouillon. Les réponses viennent, le lecteur a le temps de monter des hypothèses, de les modifier avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Le tome aurait pu se suffire à lui-même alors je suis curieuse de voir quels autres thème l’auteur va explorer ensuite car pour moi, l’intrigue liée au carnaval est terminée.
 
Les illustrations qui accompagnent le roman sont de toute beauté et apportent un réel plus à la lecture ! Le livre en lui-même est un très bel objet qui fait honneur au travail de l’auteur. Quelle imagination et surtout quelle mise en scène !
 
  
 
Ma note : :star::star::star::star::star:



Mois 100% Editions du Chat Noir : Néachronical T2 Post mortem

Ce mois-ci, je participe à l’événement un mois, une maison, un achat (sur Facebook). L’objectif  est de mettre en avant une maison d’édition française, et pour avril il s’agit des Editions du Chat Noir qui proposent des ouvrages de qualité qui sortent des sentiers battus et couvrent une belle palette du fantastique. Vu que j’ai une grosse PAL chez eux, alimentée par des achats du mois dernier, je vais consacrer mes lectures du mois d’avril exclusivement à cette maison ^^


Le choix est difficile pour la suite XD




Jean Vigne
Auteur francophone (voir le site)
Editions du Chat Noir
Fantastique
19,90€
371 pages

   

J’avais lu et apprécié le premier opus de cette étonnante série l’an dernier. Maintenant que ma collection est complète j’ai pu lire le deuxième tome. J’ai ainsi pu retrouver Néa, ses pouvoirs et son sacré caractère. Humour noir, action détonante et révélations surprenantes sont au programme de Post Mortem. Je n’ai pas été perdue dans le fil de l’histoire puisque Néa est là pour nous rappeler, à sa façon et de manière intelligemment répartie, tout ce qu’il lui est arrivé dans le tome précédent.
Nous en apprenons donc plus sur la nature de Néa ainsi que ses pouvoirs. Forcément, ça m’a plu puisqu’on y parle nécromancie… appliquée à notre époque, ce qui est assez déroutant. Cela créé donc des situations inédites et franchement atypiques qui fonctionnent du tonnerre.
La pauvre Néa n’a pas une minute pour souffler et se prend de sacrées raclés faut le dire ! Enfin, elle le rend bien à ses adversaires et certaines scènes étaient bien jouissives. Néa hésite encore entre l’absence de regret due à sa nouvelle condition et sa culpabilité. J’ai bien apprécié d’ailleurs l’une de ses décisions pour essayer de faire taire sa culpabilité. Mais comme pour tout ce qui touche à cette héroïne particulière : ça foire et se retourne contre elle. Elle cumule notre pauvre Néa. Nous la laissons en plus dans une situation bien merdique… je suis curieuse de voir comment elle va s’en sortir. 

En parallèle de l’histoire actuelle, nous suivons le chevalier Guinard en 1112, qui revient plus ou moins fraîchement de Jérusalem. Cette alternance des récits ne faisait qu’accroître ma curiosité pour découvrir le lien entre ces personnages et périodes. L’auteur m’a bien bluffé avec ses explications car je n’y était pas du tout. Vraiment, quand je vous dis que cette saga est étonnante, je ne vous mens pas. On va de surprises en trahisons en passant par des scènes bien sombres. Je pense avoir mieux apprécié ce tome que le précédent. 

Mon seul bémol c’est le tic de langage des personnages qui n’arrêtent pas de s’appeler par leur prénom dans leur dialogue, même quand ils ne sont que deux et qu’il n’y a donc aucune ambiguïté sur qui parle à cet instant. J’ai trouvé ça un poil lourd et peu naturel. C’est vraiment mon seul point négatif, c’est dire que l’intrigue et les persos sont bons 😉

Et puis cette couverture *___* 

En conclusion, une série vraiment atypique, avec une héroïne à laquelle je me suis bien plus attachée dans ce deuxième tome et qui promet un troisième tome explosif ! Enfin, dès qu’elle se sera sortie de son pétrin ! 

Ma note :

Chronique : Les outrepasseurs T1 Les Héritiers


Cindy Van Wilder
Auteure francophone (voir le site)
Gulf Stream
Fantastique, Young Adult
Ebook : 11,99€
 
Alors,  j’ai lu ce roman dans le cadre des lectures communes organisées par le Club des Hiboux du blog des Petits Mots de Saefiel. J’avais gagné cet ebook l’an dernier je crois lors d’un concours organisé par l’éditeur et je n’avais pas encore eu l’occasion de m’y plonger.
Et croyez-moi je suis bien embêtée car en dépit des bonnes chroniques et du capital sympathie de l’auteure je n’ai pas du tout accroché ^^ » Pourtant l’écriture est fluide, avec du vocabulaire adapté aux époques, c’est travaillé, les idées de base pour les Fés sont vraiment très intéressantes, l’ambiance frôle parfois le glauque et le malsain comme je les affectionne… malheureusement la mayonnaise n’a pas pris pour moi. Je n’ai juste pas été happée par l’univers ni les personnages.
Ça commençait bien, mais on passe d’un rythme très rapide où le héros est mis devant le fait accompli sans pouvoir trop s’y opposer à de longs flash-back au rythme plus lent et où l’histoire de la malédiction aurait pu être à mon avis très largement raccourcie. Bien que les idées soient très bonnes à la base, la partie médiévale ne m’a malheureusement pas intéressée.
Du coup j’abrège mon retour car je n’ai pas vraiment de critiques constructives à faire en plus. Ça n’a pas marché, c’est tout. Donc que cela ne vous empêche pas de vous faire votre propre avis car beaucoup de gens ont adoré ce roman !
Ma note :  :star::star-half::star-empty::star-empty::star-empty:

Chronique : Elvira Time T1 Dead Time

 

Mathieu Guibé
Auteur francophone (voir la page facebook)
Éditions du Chat Noir
Fantastique
14,90 €
224 pages
Il s’agit d’une relecture car j’avais lu la saison 1 sous format numérique. Sauf que cela remonte à 2014 et que je ne m’en souvenais plus vraiment des détails (j’avais complètement oublié le personnage de Shinta par exemple) et que pour fêter dignement la sortie de la saison 2 j’ai donc acheté l’intégrale papier au Salon Fantastique. 

Comme il y a 2 ans, c’est un coup de cœur. On s’éloigne vraiment de la plume plus mélancolique, plus ronde de Mathieu que l’on a l’habitude de lire sur ses autres romans. Là, le langage est résolument moderne, parlé et tranchant. J’adore le personnage d’Elvira, qui est une vraie guerrière au sale caractère mais avec des faiblesses tout de même, notamment grâce à Jéricho, un perso que j’adore aussi. Son langage est agressif mais sans tomber dans la vulgarité crue.

Son équipe de bras cassés est juste géniale ! Ils vous paraissent tous cousus de fil blanc au premier abord mais le lecteur, comme l’héroïne, se fait avoir car Belinda, Ludwig et Shinta cachent bien leur jeu et sont plein de ressources 😉

Surtout, on explose complètement les clichés. Et des clichés sur les vampires et les lycéens, il y en a ! Le tout avec un humour tranchant et un soin tout particulier pour les descriptions vestimentaires de nos protagonistes qui valent le détour. L’auteur a aussi une culture et des références qui me parlent toutes donc c’est un régal de retrouver tous ces clins d’œil dans le texte. Et puis que dire des punchlines d’Elvira qui m’ont encore bien fait marrer. Un régal je vous dis. Sans oublier la série Dentier vs Zombie qui est juste un gros délire hilarant ! J’en ris encore.

Bref, maintenant que tout est à nouveau frais dans ma tête, j’ai hâte de me plonger dans la saison 2!

Ma note:star::star::star::star::star:💕