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| Screenshot du film Les Gardiens de la Galaxie |
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| Illustration de Justin Coro Kaufman |
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| Illustration de Josef Bartoň |
Science-Fiction / Fantastique / Fantasy
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| Screenshot du film Les Gardiens de la Galaxie |
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| Illustration de Justin Coro Kaufman |
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| Illustration de Josef Bartoň |
L’intrigue était plus intense et immersive que je ne l’imaginais. J’ai partagé beaucoup de choses avec Kay et Sora, j’ai eu énormément d’empathie pour toutes les deux. Cela me rendait presque jalouse de voir un tel lien fusionnel, un tel sens du sacrifice pour un membre de sa famille. Enfin, l’ensemble de ces sentiments est livré avec une incroyable justesse, comme l’auteure a l’habitude de le faire.
En ce qui concerne le récit en lui-même, le rythme est très bien géré car nous avons à la fois le road trip aux USA mais aussi des flash back pour nous expliquer pourquoi et comment Kay et Sora se sont retrouvés ici. J’ai trouvé que cela rendait le récit en entier plus palpitant, plus entraînant et cela oblige aussi le lecteur à mieux comprendre les décisions de Kay et Sora et, d’en quelque sorte, cautionner la démarche des deux sœurs.
Quelques personnages gravitent autour d’elles, dont Marc qui, à mon sens, aurait mérité un chouia plus d’approfondissement et un chouia moins de haine, malgré son état. En revanche j’ai adoré Ahiga, c’est un personnage droit et intéressant que l’on a envie de mieux connaître.
Il reste une question en suspens sur les origines amérindiennes de Kay et Sora car nous n’en savons pas plus sur leur mère alors que c’était l’un des buts du voyage, du moins pour Sora. Il y a aussi une touche de fantastique au travers de la culture amérindienne qui était très intéressante à suivre.
Au final, c’est un roman intense, plus adulte que je ne l’imaginais à cause des thèmes graves qui sont traités et de la douleur omniprésente. C’est une belle leçon de vie, de courage, d’acceptation et d’amour sororal. Cela fait partie des romans qui, au-delà de l’aspect dépaysant et divertissant, apportent une vraie réflexion sur soi. La preuve, je me suis moi-même demandée quelle était mon attitude, mon regard envers les handicapés (complets ou non).
Cette histoire est un témoignage, une ode à l’espoir et au courage qui force l’admiration et qui apporte une grande richesse émotionnelle.
Laia s’améliore mais à mes yeux elle n’arrive pas à la cheville d’Elias qui est un héros absolument génial. Il est courageux, loyal, intelligent, très juste et attachant. Il n’est pas exempt de défauts comme tout un chacun mais ça ne le rend que plus humain.
En bref, c’est une suite attrayante, ponctuée de révélations surprenantes. Il s’agit plus d’une course contre la montre là où le premier tome se déroulait davantage en huit clos. Les personnages se développent, l’histoire avance, les rebondissements cassent les ficelles habituelles du genre et je meurs d’envie de connaître le fin mot de l’intrigue.
Question écriture j’ai aussi pu terminer mon projet spécial. J’ai eu une nouvelle réponse négative pour mon roman de SF « Le Silence du Crépuscule » mais ce fut un retour long et détaillé qui va m’être très utile. Je vais mettre ce roman, qui aurait dû être publié à feu les Editions Asgard en 2014, en pause le temps de m’occuper des autres et je verrai plus tard si j’ai le temps et la motivation de le reprendre.
J’ai aussi continué les corrections de mon roman post-apo/survival « Les Charognards » grâce au retour de ma 2ème bêta-lectrice.
Ma note : ![]()
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Ma note : ![]()
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Ma chronique
Mes achats ou réceptions du mois
Cela m’a tout de même fait plaisir de retrouver Carl, Assad, Rose et Gordon. Ici, nous restons concentrés sur Rose et ses problèmes personnels. L’auteur n’y est pas allé de main morte et si nous avions déjà quelques doutes sur la santé mentale de Rose au fil des tomes précédent, je trouve que là l’auteur va très loin. Trop ? On le saura dans les prochains tomes.
Je reste moyennent convaincue, tout d’abord du manque d’implication du reste de l’équipe dans la vie de chacun des coéquipiers. Certes, Carl n’est pas l’empathique de l’année mais il reste assez difficile à croire qu’ils ne tissent pas tous davantage de liens depuis toutes ces années à travailler sur des affaires aussi compliquées et chronophages. D’autant que leur équipe est très réduite. C’est valable aussi pour Assad dont on ne sait toujours rien alors que l’auteur ne cesse de nous faire miroiter avec un ou deux détails par tome.
Ensuite, je trouve que l’auteur va très loin dans la descente aux Enfers de Rose et surtout que ça arrive comme un cheveu sur la soupe. C’était certes annoncé dans le tome précédent mais j’ai quand même trouvé cela un peu gros et exagéré. Personne dans l’équipe n’a rien vu venir, hormis les fois où Rose s’était déguisée en ses sœurs. Ce qui me ramène au point précédent sur le manque de liens entre les protagonistes.
Du coup, tant d’années plus tard, l’équipe se soude enfin autour d’une problématique commune qui les touche personnellement. Il leur en aura fallu du temps !
En ce qui concerne l’enquête policière. Elle est plutôt sympathique même si à la lecture du 4ème de couverture j’étais partie sur tout autre chose. J’ai néanmoins constaté qu’elle avait moins d’impact que d’autres histoires, sans doute à cause du trop grand nombre de personnage impliqués, auxquels il faut rajouter l’intrigue de Rose. Si l’idée de base était intéressante, et le portrait d’une certaine partie de la population qui bénéficie des aides sociales plutôt bien croqué, le tueur m’a laissé de marbre. Celui-ci est à l’image du roman entier : assez plat.
Je suis restée assez extérieure au récit, Jussi Adler Olsen nous a habitué à mieux, à des enquêtes plus intenses, des passés plus fouillés, du suspens haletant. Je n’ai rien retrouvé de tout cela ici malheureusement. La fin est à mon sens bâclée. Bref, ce roman est plutôt une déception compte tenu des excellents romans que l’auteur a déjà écrit.
*Cette lecture fait partie de mon mini-challenge du mois de septembre*
Alors oui, c’est un Page turner comme on dit. C’est haletant, c’est bourré de bonnes idées, le héros de ce tome-ci, Desmeon est attachant, l’univers est vraiment intéressant et encore une fois l’auteur aime nous surprendre et mettre à mal les codes du genre. On enchaîne l’action, les trahisons, les injustices, des scènes difficiles à supporter, quelques accalmies, des manipulations etc. Malheureusement, je n’ai pas été conquise contrairement au premier tome.
La faute a un rythme qui ne m’a pas convaincu, où des scènes importantes concernant la psychologie des personnages et les liens qui se créent ou se dissolvent sont traitées trop rapidement alors que des scènes de bataille dans la ville se multiplient par exemple. L’aspect temporel était aussi bizarrement abordé puisque nous avons de l’action à foison en quelques heures puis de gros creux de plusieurs semaines pendant lesquelles l’histoire n’avance pas alors qu’une révolte ravage la ville. On a des révélations tout au long du récit, comme par exemple la nature du prophète… mais cette information n’est pas exploitée.
J’ai donc retrouvé ici les défauts que j’avais soulignés dans le dernier tome du Puits des Mémoires. L’auteur nous fait des révélations fracassantes puis hop elles sont balayées. Un personnage important meurt en fin du premier tome, c’est un tsunami… et c’est à peine évoqué dans le début du second qui prend pourtant place tout de suite après. On préfère s’attarder sur les frasques d’un autre personnage plutôt que sur les émotions. Cela m’a déçue, tout le monde s’en contrefiche.
Les personnages sont intéressants et ont du potentiel, même si Desmeon ressemble un peu trop à Olen du Puits des Mémoires, Synden est très prometteuse, Ismaen le grand prêtre aussi, ainsi que Varian, le chroniqueur. Le bât blesse au niveau des relations où tout est trop rapide, trop superficiel pour que l’on puisse réellement y croire. La révélation finale sur Desmeon manque de base tout au long du récit, ça arrive comme un cheveu sur la soupe, cela aurait mérité davantage de préparation.
En bref, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé mais encore une fois l’auteur place la barre très haut dans le premier tome et ne nous offre pas de suite à la hauteur malheureusement. C’est donc une déception car je m’attendais à mieux avec de telles idées ! C’est d’autant plus frustrant que l’auteur est très sympathique et que son univers me plaît !
Le rythme est très rapide, ce qui est courant en littérature jeunesse et est toujours un peu déroutant pour moi. Néanmoins l’auteur sait de quoi il parle et il n’abuse pas des phrases choc et courtes très à la mode en ce moment. Il y a suffisamment de descriptions et d’introspection dans ce roman qui amène le lecteur à une certaine réflexion, en particulier pour comprendre comment fonctionnent les sauts dans le temps et pouvoir ensuite emboîter les pièces du puzzle temporel.
Quelques points m’ont chiffonnée suffisamment pour que je vous en parle, donc je commence par eux pour terminer sur le positif. J’ai eu du mal avec Chora au départ. Notre héroïne vient de perdre ses parents dans une explosion assez étrange. Ses réactions au début m’ont dérangée, surtout vis-à-vis de Théo, le beau gendarme de 20 ans (elle en a 16), qu’elle tutoie très vite alors que c’est la première fois qu’elle le voit et qu’il est un représentant de l’ordre et non son petit voisin. Elle est orpheline depuis un jour et songe déjà à flirter… Son comportement général est assez difficile à cerner. D’un autre côté, c’est une adolescente qui se sait en sursis : son cœur peut lâcher à tout moment. Cela fait relativiser, elle n’a pas de temps à perdre.
Théo est présenté de manière grossière. J’entends, qu’un panneau clignotant au-dessus de sa tête annonçant « je suis le flirt de l’héroïne dans cette histoire » aurait été tout aussi subtil. Les autres adultes sont un peu stéréotypés à mon sens : la cheffe de la sécurité « méchante » qui surgit toujours au bon moment juste pour mettre la pression et le savant fou physicien (qui veut envoyer des déchets radioactifs dans le passé pour réduire la pollution de la terre… il lui manque des notions d’écologie à ce brave monsieur). Bref, le départ aurait mérité qu’on s’y attarde un peu plus.
Heureusement, ces défauts sont ensuite gommés au fil de l’histoire. Le lien entre Théo et Chora se développe et trouve tout son sens avec les sauts dans le temps. Les deux jeunes gens sont très touchants et leur évolution respective est très appréciée. Ils murissent chacun au contact de l’autre et toutes les questions trouvent leur explication. Je les ai beaucoup aimés une fois les premières maladresses passées, surtout Théo qui s’avère bien plus profond que les premières pages ne le laissaient entendre.
La vision de l’auteur sur le voyage dans le temps est originale, attrayante et passionnante. C’était une très bonne surprise à ce niveau-là où j’ai pu donner libre cours à mon imagination pour essayer de deviner la solution. Tout du long du roman j’étais aux côtés de Chora pour essayer d’en apprendre davantage sur ce phénomène et si ça avait un lien avec sa pathologie cardiaque (ma seule déception, on ne s’en sert que pour accentuer l’urgence).
Le roman est prenant et rempli d’une émotion à laquelle je ne m’attendais pas. Le plus de cette histoire concernait tous les passages dans le passé où l’on découvre des éléments sur plusieurs des personnages. J’ai été touchée et le tout était très bien mené.
Donc au final, malgré un début un peu mitigé, la suite m’a bien plu et j’ai passé un agréable moment.