Bilan du mois de Mai

3615 ma vie

Une fois n’est pas coutume, je prends le temps d’étaler un peu ma vie ici pour ce mois de mai 2017 riche en émotions et événements puisque l’Homme et moi avons enfin acheté notre première maison ^^ Nous avons dû nous éloigner de la côte (comment ça on avait pas 500 000€ de dispo ?) mais nous restons dans notre cher Pays Basque, à une trentaine de kilomètres dans les terres 🙂 Campagne, verdure, cigognes et barthes ponctuent désormais mon quotidien et je peux vous dire que c’est une belle bouffée d’oxygène. Je suis plus détendue quand je rentre chez moi et prête pour attaquer ma deuxième journée, à savoir celle d’auteure et de blogueuse (et de gameuse et de serivore… oups ça fait beaucoup). 

Bref, ce fut un début d’année trèèèès intense car acheter une maison avec un prêt c’est hyper stressant, surtout quand Monsieur est en déplacement professionnel et que la paperasse prend un mois de retard. Mais tout est bon et même si nous avons beaucoup de travail pour améliorer cette maison, c’est la nôtre, enfin *____*
Et sinon, cette année j’ai enfin pu me rendre aux Imaginales… oui oui deux semaines après avoir emménagé… le timing de merde. Mon organisme étant au bout du rouleau, je n’ai pas pu profiter autant que je l’aurais voulu. Accompagnée de ma co-rêveuse Elyra, j’ai pu revoir des auteurs que j’affectionne tout particulièrement, comme Cécile Duquenne, Lionel Davoust, Lise Syven, Agnès Marot, Vanessa du Frat et Christophe Nicolas. J’ai pu aussi prendre les suites de Gabriel Katz et Estelle Faye, ainsi que rencontrer Olivier Gay, Anthelme Hauchecorne et Vincent Tassy, tous adorables ! Les femmes ne sont pas en reste avec Bettina Nordet et Estelle Vagner, ainsi que le reste de l’équipe des Editions du Chat Noir
Au détour des allées j’ai aussi pu harponner les blogueuses Maureen, du Bazar de la Littérature, et Emmanuelle du blog les Lectures Enchantées d’Elyza
Bref, j’espère rempiler pour l’année prochaine en étant en meilleure condition physique !

Les Foulards Rouges en force avec Cécile Duquenne

Avec ma Co-rêveuse Elyra ^^

 

La vue depuis mon jardin… voilà voilà vous savez pourquoi j’ai choisi cette maison ^^

Bilan lecture de Mai 2017



Fantasy


Ma note : :star::star::star::star::star: 
Ma chronique
Résumé : 
Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet. Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.



Fantastique



Ma note : :star::star::star::star::star-half:


Résumé 
Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge.
Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?





Ma note : :star::star::star-empty::star-empty::star-empty:


Résumé 
John Gregory l’épouvanteur se sent vieillissant. Alors qu’il prépare son testament pour léguer à Thomas Ward ses deux principales maisons, une pensée l’obsède encore : détruire à tout jamais le Malin. Il découvre que, pour cela, son apprenti doit accomplir un rituel barbare lors de la prochaine fête d’Halloween. Ce dernier doit y sacrifier celle qu’il aime le plus, la jeune sorcière Alice… mais en est-il capable ? L’Épouvanteur et son apprenti décident de chercher une autre solution pour empêcher le Mal de triompher. Bientôt Alice disparaît, et de bien sombres évènements ne cessent de tourmenter Thomas Ward…



Autre



Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:


Résumé 
Une catastrophe peut en cacher une autre. Léa menait une vie normale entre les cours, les livres et ses amis, jusqu’au jour où des proches de son père meurent dans un accident de voiture. Leur fils de seize ans, Mike, devenu orphelin, emménage sous le même toit qu’elle. Difficile de devoir partager l’appartement familial (et sa salle de bains) avec un parfait inconnu. Si seulement c’était tout ! Mais Mike ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait pour être honnête et n’a pas peur des brutes que tout le monde fuit. Léa est bien décidée à découvrir quel secret cache son nouveau frère sous ses airs de superhéros.

Mes achats ou réceptions du mois



 

Chronique : La revanche de l’Epouvanteur

Joseph Delaney
Bayard
Jeunesse
14,90 €
349 pages
Voilà enfin la conclusion de cette saga coup de cœur que j’ai découverte en 2014. L’Homme et moi sommes tout de suite tombés sous son charme. Malheureusement pour moi, ce tome est une déception. Suis-je allée trop vite dans ma lecture ? Cette saga souffre-t-elle des magnifiques coups de cœur jeunesse que j’ai eus récemment ? Après comparaison avec l’avis de mon compagnon lui aussi trouve que la fin est bâclée (même s’il est moins sévère que moi). 

Ce treizième tome est un peu une redite. Tom, l’Epouvanteur, Grimalkin et Alice doivent garder la tête du Malin et empêcher que les forces du mal ne réveillent leur Maître. Ce schéma est déjà exploité depuis le Tome 8. En gros, dans les 2/3 du livre il ne se passe pas grand-chose, c’est un peu un résumé des tomes précédents et on prépare la grande bataille. Il y a par contre un lien intéressant avec le Tome 11, le Pacte de Sliter et la race des Kobalos. 

La bataille finale est trop rapide, c’est bâclé, la disparition d’un personnage important est traitée de manière trop rapide et superflue. De plus, il y a beaucoup trop de mystères autour d’une décision d’Alice. Je pressens ce que l’auteur veut faire mais c’est trop flou, en tant que lectrice je me suis sentie prise pour une idiote. On nous laisse avec Tom complètement dans l’ombre. On voit parfaitement les énormes ficelles de l’auteur qui se laisse une grosse porte de sortie pour embrayer sur une autre saga ou bien exploiter au max avec d’autres tomes annexes. Sauf que non, l’Epouvanteur c’est 13 tomes, le lecteur mérite une fin travaillée, à la hauteur de la saga. Là j’ai juste eu l’impression qu’on allait avoir un quatorzième après. Et en effet, l’auteur a une autre saga qui poursuit le combat de Tom contre l’Obscur mais franchement il aurait pu terminer mieux que ça. Je suis très déçue. Même la fameuse Pierre des Ward, dont on nous rabâche l’importance depuis le premier tome est sous-exploitée.

Il y a quand même du positif, avec notamment une ambiance très nostalgique car Tom arrive à la fin de son apprentissage et on constate que l’Epouvanteur est vieillissant. On aimerait nous aussi revenir en arrière et regoûter aux plaisirs simples des premiers mois d’apprentissage de Tom. 

Malgré tout, c’est une saga que je conseille à tous, c’est de la littérature jeunesse mais avec une ambiance sombre que j’affectionne tout particulièrement et des personnages attachants, charismatiques avec qui on plonge sans hésiter dans l’action.  
 

Ma note : :star::star::star-empty::star-empty::star-empty:

Chronique : Faux frère, vrai secret

Olivier Gay
Auteur francophone, voir la page facebook
Castelmore
Jeunesse
14,90 €
283 pages
Encore un roman jeunesse d’Olivier Gay dévoré en quelques heures. Ici, nous quittons le fantastique du Noir est ma Couleur pour un autre genre… que je garderai secret pour conserver la surprise. Nous suivons donc Léa qui se retrouve du jour au lendemain avec un « frère » sur les bras puisque Mike a perdu ses parents dans un accident et est recueilli par la famille de Léa. Sauf que Mike est étrange…

J’ai tout de suite deviné le secret qui entoure Mike mais cela ne m’a pas gêné, au contraire j’étais curieuse de savoir comment Léa allait découvrir le fin mot de l’histoire. On va suivre l’intégration de Mike au lycée… ou plutôt sa non-intégration justement. L’auteur y aborde la thématique du harcèlement, l’absence parentale et du fait que, oui, le lycée c’est la guerre et la jungle sociale ! 

J’ai bien accroché à Léa, qui est différente de Manon du Noir est ma Couleur, je me suis même plus identifiée à elle. L’aisance d’Olivier Gay pour entrer dans la tête de jeune fille de 16 ans est fabuleuse… ou douteuse 😉 (je plaisante bien sûr). Mike m’a fait rire et sourire de par son comportement complètement décalé et atypique. On s’attache à lui à cause ou grâce à ses bizarreries. Mais la vraie révélation de ce roman c’est Maxime car bon, il faut le dire, Olivier Gay est surtout un grand maître du Bad Boy dont on tombe amoureuse. 

L’humour est bien sûr omniprésent, globalement c’est plus léger que ses autres romans, même si on a de la bagarre et des coups de feu. L’action va crescendo et j’ai apprécié ça, car ça aurait été trop gros que Léa soit de suite confrontée à un type armé.  La fin est encore une fois explosive… dans les deux sens du terme. J’ai failli laisser couler la larmichette, car oui c’est triste quand même. La fin mériterait un dernier passage au lycée car j’aurai bien voulu savoir comment la vie normale pouvait reprendre après ça et surtout comment 2 personnages allaient réagir en se revoyant. Je fais du mystère pour ne pas vous spoiler.

En conclusion, un petit one shot qui se lit très bien, d’une traite, rafraîchissant, drôle, qui prend une direction plutôt inattendue dans le paysage de la littérature jeunesse du moment. Une lecture un peu plus en profondeur nous fait nous interroger sur ce qui se passe au lycée, l’équilibre entre vie de famille et carrière professionnelle et d’autres sujets trop spoilants pour vous. 


  
 

Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:

J’ai testé le MOOC littérature jeunesse

Aujourd’hui je vous parle de ma récente expérience avec le MOOC.

J’avais déjà vu passer sur la toile cet acronyme sans savoir de quoi il s’agissait. Grâce à Allisonline j’ai pu atterrir sur un lien qui proposait un MOOC sur la littérature Jeunesse. Donc le MOOC, c’est un Massive Open Online Course, c’est-à-dire une formation en ligne ouverte à tous, gratuite, dispensée pour qui veut s’inscrire avec la possibilité de se professionnaliser et d’obtenir des certificats.

Pour ma part, je me suis inscrite pour le plaisir d’apprendre et de mieux connaître cet univers de littérature jeunesse vers lequel je suis en train de faire une incursion pour l’un de mes romans.

Ce cours était proposé par des spécialistes de l’Université de Liège. J’ai donc suivi les cours proposés sous forme de courtes vidéos (entre 4-20min environs), où des professionnels du domaine exposent leurs idées. Il y a plusieurs modules et des QCM à la fin de plusieurs cours pour tester vos connaissances. Il y a aussi des documents à télécharger parfois. En gros, cela devait me prendre 1h par semaine.



Aperçu du tableau de bord de mon cours
J’ai beaucoup apprécié ce format. Il y a un module par semaine qui est publié et nous sommes libres de les suivre tous ou, comme moi, de laisser de côté ceux qui nous intéressent moins. L’équipe en charge de ce cours sur la littérature jeunesse était très pédagogue et tous les orateurs étaient clairs, très constructifs et emplis de bienveillance pour leurs « étudiants ». J’ai aussi aimé le fait qu’on alternait avec des interviews de professionnels du monde du livre avec leurs différentes visions (éditeur, libraire, auteur…). C’était très instructif. D’autant plus que Christelle Dabos, l’auteure de La Passe-Miroir, a été longuement interviewée et j’avais justement lu (et adoré) son premier tome en début de mois.

La mission de ce MOOC est un succès puisque j’ai appris beaucoup de choses. Des éléments qui vont me servir directement pour l’écriture de mes romans et d’autres qui viennent s’ajouter à ma culture générale.  Pour ce cours, j’avais un journal de bord à compléter avec mes impressions, mes questions, les points importants etc. J’en ai profité pour noter tout ce qui pourra me servir dans le futur… comme dans un cours normal à la fac.
Mon journal de bord ^^

Le seul aspect négatif concerne le temps libre que l’on peut avoir car ces mois de mars-avril étaient très chargés pour moi et du coup je n’ai pas été très assidue. Et je crois bien que c’est le seul point négatif !

Au niveau de la plate-forme Fun-MOOC, je l’ai trouvé très intuitive et pratique. Les vidéos ne ramaient pas, la qualité est au rendez-vous, les documents se téléchargent bien, la plate-forme se souvient du chapitre où vous vous êtes arrêté si jamais vous l’aviez oublié etc. Je n’ai pas testé les forums mais je sais qu’ils sont très utilisés par les autres « étudiants » si jamais ils ont des questions.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur la plate-forme Fun-MOOC 

Il existe des tas de formation, pas uniquement sur la littérature. Par exemple j’ai suivi en parallèle un cours sur les outils statistiques pour mon travail. Un cours sur le changement climatique va bientôt débuter et j’y serai également. Pour les amateurs de littérature, le cours sur la Fantasy a débuté cette semaine, vous pouvez encore vous inscrire. 
Et vous, connaissez-vous le MOOC ?

Chronique : Une braise sous la cendre

Sabaa Tahir
Pocket Jeunesse
Fantasy, jeunesse
18,90 €
523 pages
J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman mais j’avais loupé le coche à la sortie du premier tome et pour être honnête j’avais un peu peur que ce soit une histoire un peu trop stéréotypée. Par chance, j’ai gagné les 2 tomes lors d’un concours et du coup je me suis attaquée à ce premier tome en m’imaginant déjà certaines choses.

J’avais tort. Et j’aime avoir tort quand le résultat est aussi bon. Car c’est un vrai coup de coeur mes amis ! Et oui, j’ai enchaîné ! Je ne vous cache pas que j’ai eu un peu de mal au départ car je quittais tout juste la plume magique de Christelle Dabos mais heureusement, le style très haché du début du roman s’améliore très vite.

Donc au niveau de l’histoire c’est tellement plus original, réfléchi, développé, tortueux parfois, que ce que le 4ème de couverture nous laisse entendre. Pour une fois, ce résumé desservait le roman, de même que l’accroche car cela ne rendait pas honneur à la complexité du livre.

L’ambiance est étonnamment stressante. J’étais très tendue tout du long, d’autant que nos héros et leurs proches ne sont au final pas du tout à l’abri. Du sang est versé, des larmes aussi et au final le roman est bien plus sombre et violent que prévu.  Il est très dur et nos héros Elias et Laia ne sont pas épargnés, autant physiquement que psychologiquement.

Malgré tout, ils arrivent à voler des instants de petits bonheur et d’insouciance grâce aux autres personnages, notamment Hélène et Keenan. Mais parlons d’abord de nos héros. J’ai à la fois aimé et été agacée par la faiblesse de Laia. Je m’explique : la jeune fille est consciente de sa lâcheté (qui est plutôt compréhensible, j’aimerai bien savoir qui parmi nous serait capable de vraiment se sacrifier pour un proche, surtout à 16 ans hein), elle la regrette et ne cesse de se sous-estimer. Ce qui est appréciable car cela la rend plus humaine, plus proche de nous, sauf qu’en même temps, on a envie de la secouer car si elle peut se remettre en question, pourquoi ne fait-elle rien ? C’est une réaction trompeuse que j’ai eu car en fin de compte, Laia agit à sa manière et elle a un mental à toute épreuve. Du coup je suis sévère envers Laia mais on est souvent plus exigeant envers les personnes dont on sait qu’ils ont les capacités nécessaires pour aller plus loin.

Elias quant à lui est un vrai coup de cœur. Il est juste génial.  J’ai aimé qu’il soit déjà un personnage intelligent et réfléchi avant même que débute l’intrigue, car l’auteure aurait pu tomber dans le cliché du soldat conditionné qui va se remettre difficilement en question après avoir rencontré l’héroïne. Honnêtement, c’est ce que j’attendais vu le résumé. La réalité est tout autre et franchement meilleure car Elias se questionne sur son futur et son académie militaire depuis bien longtemps. Mieux, on fait sa rencontre alors qu’il prépare sa désertion. Si c’est pas original ça ! C’est un jeune homme drôle, sensé, courageux, honnête et intelligent. Ses doutes et ses choix difficiles m’ont beaucoup touchée, surtout durant l’une des épreuves. C’est un personnage rare.

A coté de nos héros nous avons donc des personnages secondaires très intéressants. J’ai bien aimé Keenan même s’il est plus classique, Hélène est très importante et on est obligé de l’apprécier malgré son rôle dans le cercle amoureux. Quant à la Commandante, j’ai au départ été refroidie, je me disais « mais pourquoi tant de haine ? » car franchement, elle était extrême et je ne voyais pas d’intérêt à une telle violence. Heureusement, l’auteure ne s’attarde pas trop sur cet aspect de sa personnalité, elle préfère nous montrer à quel point cette femme exécrable veut tuer son fils XD La belle-même idéale ! Son caractère est d’ailleurs plus poussé que juste « la méchante », on l’apprend et on le devine au fil du roman.

 Au-delà d’une intrigue étonnante, bien plus fouillée qu’il n’y paraît de prime abord, le monde est très inspirant. On découvre une touche de fantastique avec des créatures qui ont de la gueule, comme les Djinn,  ainsi qu’une Histoire qui explique beaucoup de choses sur le contexte actuel du roman.

En conclusion, c’est un roman dense, prenant, bien plus complexe et intelligent que prévu, qui m’a fait ressentir beaucoup d’émotions et de stress. Je suis bluffée par la puissance du récit à laquelle je ne m’attendais pas, c’est un très bon roman.
*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois d’avril : Lire uniquement des premiers tomes de série
Ma note : :star::star::star::star::star:💕

Chronique : La passe-miroir T1 Les fiancés de l’hiver

Christelle Dabos
Auteure francophone (voir le site)
Gallimard jeunesse
Fantasy, jeunesse
18 €
521 pages
J’arrive après la bataille pour ce roman qui a déjà conquis la blogosphère ! Je viens ajouter mon coup de coeur à la très nombreuse liste car ce roman est juste génial *____* Je l’ai dévoré en moins de 3 jours top chrono.

C’est un roman absolument immersif et passionnant dès les premiers chapitres. Il est très original et la plume est d’une fluidité rare. Je n’ai eu ni longueur,  ni zone trouble ni maladresse. Un régal, je vous dis, un régal.

L’histoire est riche, l’univers est époustouflant et les deux héros sont géniaux. Oui, ça fait beaucoup de compliments tout ça. Ophélie est une héroïne rare. Elle sonne si juste à mes yeux ! Je me suis beaucoup identifiée à elle, moi qui suis plus observatrice qu’actrice, plutôt taiseuse, discrète et ermite. Contrairement à beaucoup d’héroïnes du moment, elle n’est ni neuneu, ni badass, elle n’a pas à cumuler des erreurs plus grosses qu’elle pour grandir. Elle est déjà intéressante et forte avant d’entrée dans le vif du sujet. Son évolution est donc subtile.

Sa famille n’est pas un cadeau mais, à l’image d’Ophélie, j’ai appris à apprécier Tante Roseline, que j’imaginais en espèce de Professeur McGonagall XD C’est un sacré personnage qui a aussi une grande force et un sens de la famille très honorable. A l’inverse, je n’ai pas eu du tout de sympathie pour Berenilde. On en apprend davantage sur elle vers la fin du roman et, si je peux la comprendre, elle m’a plus fait pitié qu’autre chose.

Quant à Thorn… quel sacré phénomène celui-là ! J’en ai connu des héros sombres, taiseux, rustres mais qui deviennent de vrais guimauves ou bien des protecteurs horripilants au bout de 10 pages. Lui, reste très fidèle à lui-même, tout en évoluant de manière subtile là aussi. Je n’ai jamais autant voulu qu’un couple se forme qu’entre ces deux-là mais le chemin est semé d’embuches… à commencer par nos héros eux-mêmes.  Thorn est vraiment un personnage exceptionnel, plus complexe qu’il n’en a l’air. Tous les deux sont très bien assortis même s’ils ne le savent pas encore 😉 J’ai aimé que l’auteur nous montre que les sentiments ne se commandent pas et qu’il faut du temps, beaucoup de temps, pour les développer contrairement à ce qui est à la mode dans les romances actuelles.

Leur relation est donc faite de hauts et de bas, de petites confessions et de désillusions. Il y a des rebondissements, des trahisons, des manipulations. La Citacielle (non je n’ai pas fait une faute de frappe ^^) est un nid de vipères, c’est dingue. A croire que c’est Cersei de Game of Throne  qui en est la créatrice.

A la fin de ma lecture, j’ai été étonné de découvrir qu’en fait l’ambiance générale était très morose. Je me suis rendue compte que la pauvre Ophélie n’avait probablement pas souri ni ri de presque tout le roman. C’était assez déprimant en fin de compte. Heureusement il y a des touches de positif et d’espoir, avec notamment les autres personnages qui croisent la route d’Ophélie. Il fallait quelques alliés pour équilibrer la balance ! Mention spéciale pour l’écharpe qui était si mignonne et qui ajoutait une touche humoristique.

Dans ce premier tome, je me suis rebellée, je me suis sentie trahie, j’ai souffert, j’ai eu de l’empathie, des espérances, des déconvenues. Bref, j’ai ressenti, j’ai vécu ce roman. C’était une lecture profonde, intelligente, servie par une plume superbe.

Bon, en gros j’ai eu un méga coup de cœur ^^  Mais ça, je pense que vous l’avez compris, non ?

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois d’avril : Lire uniquement des premiers tomes de série
Ma note : :star::star::star::star::star:💕

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

Chronique : Le noir est ma couleur T5 Le piège


 

 

Olivier Gay
Auteur francophone (voir la page facebook)
Rageot
Fantastique, jeunesse
11,90€
277 pages
 
A peine reçu pour Noël, à peine dévoré ! J’avais hâte de retrouver Alex et Manon, qui m’avaient manqué, il faut bien l’avouer ^^
Ce dernier tome est plus sérieux, on obtient nos réponses, les véritables enjeux se dévoilent et la réalité de l’avenir pour nos deux héros se profile. L’humour est toujours présent mais on sent que même Alex a mûri et que la rigolade est terminée. On en oublie qu’ils n’ont que 15 ans au final !
Outre nos deux tourtereaux, j’ai adoré Théo… l’effet mec-en-bandelette je ne résiste pas (la faute à Wonsul du Nouvel Angyo Onshi *____* ). J’aimerais beaucoup le revoir car il a un sacré potentiel ! D’après ses dires, l’auteur aussi a beaucoup aimé ce personnage et voudrait le développer, affaire à suivre donc !
Nous avons encore des rebondissements et des révélations surprenantes dans ce tome. L’action est présente, mais les relations entre tous les personnages ne sont pas oubliées. Les questions restées en suspens trouvent leurs réponses et on comprend enfin tout ce qui se cache derrière les mages noirs. On sent aussi que c’est un prélude et que Manon marque le début d’une nouvelle histoire… alors j’espère bien que l’auteur aura l’occasion de revenir dans cet univers ^^
La fin est abrupte mais assumée par l’auteur qui s’en explique, j’ai trouvé ça chouette d’ailleurs. On a droit à une conclusion qui boucle tout et qui revient sur chaque personnage, même brièvement, ce qui donne bien l’impression que l’auteur a tout maîtrisé de A à Z.
En conclusion cette série est un vrai coup de cœur. Elle est addictive, pleine d’humour, d’action, captivante, on a de la magie comme je l’aime et surtout elle est portée par des personnages géniaux. Ce fut un vrai régal de la lire ^^ Olivier Gay est donc aussi doué en fantasy qu’en jeunesse et j’espère bien me mettre à ses polars pour vérifier ce que ça donne dans ce genre 🙂
*Cette lecture s’inscrit dans le mini-challenge du mois : terminer 2 séries*
Ma note :star::star::star::star::star:💕
 

Chronique : Les loups chantants

Aurélie Wellenstein
Auteure francophone (voir le site)
Scrineo
Fantasy, jeunesse
16,90€
265 pages

J’avais bien aimé le premier roman d’Aurélie Wellenstein, Le Roi des Fauves et le résumé (plus la couverture) de celui-ci m’ont incité à prendre les Loups Chantants ^^
La plume est jolie et fluide. Le poétique côtoie le cruel et l’ambiance glacée est très bien retranscrite ! Les personnages sont peu nombreux mais attachants. On adhère facilement à leur point de vue et leur quête personnelle. Il y a un étrange décalage entre le camp où Yuri et Kira vivent en totale autarcie avec de la magie et le monde réel où Anastasia a fait ses études et qui est semble-t-il une ville normale.
L’histoire de base est très intéressante, les décors sont sublimes et l’idée des loups chantants est vraiment géniale. Je ressors néanmoins mitigée car je trouve que ça manque d’approfondissement dans le lien qui existe entre Yuri et les Loups chantants. On comprend qu’il sombre peu à peu dans la folie mais j’en attendais davantage. La fin en particulier m’a déçue.  Alors que l’auteure se dirigeait vers une voie sombre et audacieuse qui me plaisait beaucoup, il y a un revirement et au final tout est un peu laissé en plan, comme si l’auteure avait changé ses plans en se rappelant que cela devait bien se terminer. Le cas de Kira n’est pas assez traité à mon goût. On a passé tellement de temps dans le voyage pour la sauver et le final me laisse une impression d’inachevé. « Tout ça pour ça », j’ai envie de dire. C’est dommage car le livre avait un très bon potentiel.
Cela ne m’empêchera pas de suivre les prochaines publications de l’auteure dont j’apprécie le style et les idées.
Ma note :  :star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : La voie des oracles T1 Thya


  

Estelle Faye
Auteure francophone (voir le site)
Scrineo
Fantasy, jeunesse
16,90€
337 pages
Je n’avais encore jamais lu de roman d’Estelle Faye, mais les couvertures de cette trilogie et les beaux échos que j’ai pu entendre m’ont convaincu de me laisser tenter. En plus, le résumé parle de dryades et de faunes, ce qui a achevé de me décider. J’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteure au Salon Fantastique de 2016 et donc d’avoir une jolie dédicace.
L’écriture est fluide, agréable à lire. J’ai eu une très bonne immersion, immédiate, mais un petit lexique avec les significations de certains mots romains aurait été bénéfique à la lecture. Le récit est haletant, les descriptions sont bien faites et les personnages sont attachants. Thya l’était au départ mais au fur et à mesure qu’elle prend la pleine mesure de son don d’Oracle, elle devient distante, irresponsable, limite égoïste. Et même si elle force le respect de par son courage et sa persévérance, cette personnalité est un peu trop commune dans mes lectures en ce moment. Je pense qu’elle n’a pas fini d’évoluer avec ce qui l’attend dans les deux prochains tomes donc je reste attentive à son futur.

C’est Enoch qui m’a le plus intéressée, lui a une histoire plus fouillée et atypique, rien que son métier de maquilleur est très original pour un héros de la Rome antique ! On est loin du cliché du combattant et j’ai aimé ça car on apprend d’autres choses sur lui qui sont très intéressantes et le rendent d’autant plus passionnant à suivre.

A part quelques révélations, l’intrigue est globalement prévisible (oui bon c’est sûr on parle d’oracles XD), mais ce qui constitue la force de ce roman, c’est son ambiance. Car nous sommes très loin du brillant éclat de l’empire romain de César. Nous sommes au Vème siècle, les dieux sont oubliés au profit du christianisme grandissant. Les oracles sont persécutés, les créatures mythologiques disparaissent. Cette ambiance triste et sombre m’a beaucoup plu. C’est vraiment le gros point positif du roman. On sort des sentiers battus et on est immergé dans ce monde où magie et civilisation chrétienne se chevauchent. Même si l’on connaît l’issue, on a réellement envie que la magie gagne le combat et que les faunes, dryades et autres créatures retrouvent leur splendeur et leur place dans ce monde.
Ce fut donc une lecture très agréable, réalisée dans le cadre du Week-end à 1000 ^^ Je prendrai la suite sans aucune hésitation et je vous conseille cette lecture qui sort des sentiers battus en termes d’époque.
Ma note:star::star::star::star::star-empty: