Chronique : Neverwhere


Neil Gaiman
Traduction : Patrick Marcel
J’ai Lu
Fantastique
7,60 €
380 pages


Voilà un roman qui traîne dans ma PAL depuis 2014 ou 2015 ! Il était temps de le lire. Je ne sais pas pourquoi j’ai mis autant de temps car ce fut une très bonne lecture. Il était temps (bis) pour moi de découvrir cet auteur culte. 

Nous suivons les aventure de Richard qui, en venant en aide à une jeune femme nommée Porte, met les pieds dans un monde fantastique : le Londres d’en-dessous. L’imagination de l’auteur est fabuleuse et sa manière de décrire Londres est si fluide et naturelle que nous avons l’impression de s’y promener tout naturellement.  

Tous les personnages m’ont été d’emblée sympathiques, en particulier Richard le héros. C’est très facile de s’identifier à lui et de compatir à ses malheurs… surtout quand Jessica entre en jeu. C’est le seul personnage qui m’a horripilée mais elle était là pour ça 😉

Porte est agréable aussi, c’est une jeune femme forte et j’ai aimé suivre sa quête au travers des yeux de Richard. Le Marquis est très charismatique, le genre de personnage dont on a envie de connaître le passé. Monsieur Croup et Monsieur Vandemar, les méchants, sont géniaux ! Ils sont affreux et pourtant leur duo à la fois sophistiqué et barbare marche d’enfer. 

L’histoire est passionnante, l’univers est riche et très imaginatif. L’ambiance est dépaysante même si au final on est dans un Londres alternatif relativement proche du vrai. L’humour est présent et apporte un côté d’autant plus décalé à l’histoire.  

En bref j’ai passé un très bon moment. L’évolution des personnages est soignée et intéressante. J’ai eu peur pour la fin mais l’auteur a répondu à toutes mes attentes. Je vais pouvoir à présent me pencher sur d’autres œuvres de cet auteur. Je sais que cette histoire a d’abord été développée pour une série TV avant d’être adapté par l’auteur lui-même en roman. Je serais curieuse de la voir !

 
Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

Chronique Elvira Time T3 : Back in time


Mathieu Guibé
Auteur francophone, (voir la page facebook)
Editions du Chat Noir
Fantastique
14,90 €
183 pages


Avec la série Elvira Time, le lecteur est assuré de passer un moment ponctué d’action, de gerbes de sang et d’humour tantôt décapant, tantôt mordant. Le premier tome avait écopé d’un coup de cœur, tandis que le deuxième le talonnait avec un 5/5. Ce dernier s’était d’ailleurs terminé sur un cliffhanger de fou. Au lieu de continuer le récit, ce 3ème tome va s’attarder sur le passé. 

Pour poursuivre, je suis obligée de parler d’un SPOIL qui est révélé dans le premier tome, à savoir la mort de Jericho dont les circonstances ont été un peu éclaircies dans le deuxième tome. 

Je ne sais pas ce qui est le pire : lire en premier ce tome en fondant des espoirs sur la relation Jericho/Elvira avant de voir ses espoirs réduits à néant, ou lire ce tome en sachant ce qui va arriver et en sentant la pression monter peu à peu. En fait, si, je sais. Le pire c’est de savoir. C’est encore plus déchirant, surtout quand des détails commencent à arriver, comme le fameux pull citrouille de notre Jericho.

Nous retrouvons néanmoins au départ une Elvira plutôt insouciante et pleine de vie… en couple avec la star du lycée, ce qui est assez perturbant quand on connaît l’Elvira punk asociale. Perturbant mais pas désagréable car la jeune femme possède déjà son mordant. Nous faisons aussi la connaissance de son père, qui est un personnage à la hauteur de la série, à savoir complètement barré et charismatique en même temps. Il était génial, surtout avec tous ses jeux de mots avec « time » qui m’ont tous fait rire, à commencer par son nom complet : Justin Time. 

Jericho est mon chouchou mais j’ai été surprise de me rendre compte que les acolytes d’Elvira des deux autres tomes m’ont manquée (Belinda et Ludwig). Ils ont dû aussi manquer à l’auteur puisqu’il a réussi à nous les glisser tout en restant cohérent avec le futur. Shinta est aussi de la partie, lui, son sabre et sa conversation… succincte.

Néanmoins, et pour notre plus grand bonheur, la part belle est pour la relation Elvira/Jericho. Une relation qui va évoluer peu à peu au fil de la vie quotidienne et des épreuves qui attendent Elvira. Celle-ci va devoir grandir en très peu de temps. J’ai aimé la voir se surestimer, échouer puis se relever. De la même manière, j’ai aimé voir Jericho d’abord en retrait puis prendre les choses en main et se révéler à la hauteur de son rôle. Mon seul regret est que j’aurais aimé m’attarder davantage sur les deux scènes finales, en particulier sur le « retour » de Jericho. 


Le tout a donc donné un roman drôle, bourré d’action, déchirant, où les personnages évoluent, grandissent. Il nous donne l’occasion de connaître Elvira plus intimement et d’avoir la chance de partager un moment privilégié avec Jericho. Si leur relation était tout à fait compréhensible en l’état, ce retour dans le passé nous permet d’en mesurer la puissance…ce qui est d’autant plus triste !

Maintenant j’ai hâte de reprendre le fil de l’histoire 🙂 

J’allais vous quitter sans parler des illustrations ! Monumentale erreur car elles sont superbes. Je suis l’illustratrice, Diane Özdamar, depuis des années et je suis donc ravie de voir ses magnifiques œuvres donner vie au récit. Les scènes choisies sont très bonnes et chacune vient renforcer l’émotion du moment, dont une en particulier où Elvira et Jericho partagent un instant très fort en sentiments. J’ai été un peu intriguée de voir parfois une silhouette en arrière plan, j’hésitais entre Shinta qui surveillait et Jericho en mode fantôme qui se souvient de son passé. Ou alors c’était juste pour ajouter une perspective au dessin. Si quelqu’un a une explication, je suis toute ouïe ! Enfin, la couverture sublime résume à elle seule le roman et vient rajouter une touche de tragique.

 
Ma note : :star::star::star::star::star:

Chronique : Nosfera2

Joe Hill
Traduction : Antoine Chainas
France Loisir 
Fantastique, horreur
18,50€
870 pages
Après mon excellente découverte de Cornes (lire mon avis ici) puis Le costume du mort (lire mon avis ici) je me suis en toute logique attaquée à l’autre roman du fils King. J’avais lu les premières pages en extrait qui promettait du lourd. J’ai bien aimé le début puis ensuite ce fut la grosse déception. Ces 870 pages furent longues et laborieuses à lire malheureusement…

Le début était donc attractif. On suit Vic, une gamine attachante qui avait le don de pouvoir faire apparaître un pont pour se déplacer où elle le souhaite. Manx, le méchant de l’histoire qui enlève des enfants pour les emmener à Christmasland, nous apparait énigmatique et on se demande ce qu’il se passe dans cet étrange pays. On rencontre quelques rares autres personnes, dont Maggie, une bibliothécaire un peu loufoque qui ressemblerait à une Luna Lovegood punk. Tout comme son père, Joe Hill parvient à nous rendre nostalgique d’une enfance qui n’est pas la nôtre.

Vic et Manx ont une première confrontation et alors que je pensais que l’histoire allait s’attarder… nous avons un revirement et un saut dans le temps. Vic devient adolescente puis adulte très vite. Elle devient aussi timbrée et inintéressante au possible. Elle enchaîne les mauvais choix et semble mener une vie creuse. Je n’ai plus eu la moindre empathie ni la moindre envie de la suivre une fois devenue adulte. Je comprends la stratégie de l’auteur qui a ici voulu que Vic mène son combat en tant que mère et non en tant qu’enfant. Or, ce fut à mon sens une erreur car nous avons perdu toute l’intensité et la peur enfantine de la période où Vic était une gamine. En plus, elle refuse pendant longtemps la vérité et s’entête dans son apitoiement. Bref, elle m’a saoulée. Pour ne rien arranger, le combat final a pris énormément de temps à arriver (800 pages) pour terminer sur une scène assez brouillonne qui manquait d’impact.

Les personnages sont sous-exploités et tout tourne autour de l’autodestruction inutile et peu intéressante de Vic. J’aurais trouvé bien plus percutant que Vic ait au contraire une vie parfaite à sauvegarder alors que Manx revient la hanter. Au lieu de ça, elle ne fait que de la merde et on a presque aucune envie de la voir évoluer. Le meilleur personnage c’est son fils et encore lui aussi est sous-exploité. Le méchant, Manx est plutôt pas mal même si ses motivations et sa personnalité sont noyées dans les 800 pages. J’ai eu l’impression que l’auteur ne nous livrait pas les passages intéressants. Je me suis ennuyée et j’ai vu passer d’excellentes idées mal gérées. J’ai vraiment hésité à stopper ma lecture mais comme je n’aime pas abandonner et que bon, c’est le fils du maître King j’ai persévéré mais je ne lisais pas avec une grande attention tant ça me gonflait.

Je voulais savoir comment cela allait se terminer. Que dire de la fin ? Ultra décevante. Un personnage important meurt et c’est à peine évoqué ! Ça me sidère. Je n’ai vraiment pas compris où l’auteur voulait en venir au final. C’était très long à lire et si le maître King peut me passionner sur des détails de la vie quotidienne, ici c’était un gros flop. C’était d’autant plus décevant que les deux autres romans de l’auteur m’avaient passionnée. Je ne comprends vraiment pas ce qui s’est passé avec celui-ci. J’étais très frustrée de voir le potentiel de l’histoire de base étirée et malmenée. Tout est gâché par Vic et sa propension à faire de la merde. Je lirai quand même les prochains livres de Joe Hill même si je risque d’être plus prudente.



Ma note : :star::star::star-empty::star-empty::star-empty:

Chronique : Quelques pas de plus

Agnès Marot
Auteure francophone, voir le site
Scrinéo
Fantastique, young adult
16,90 €
343 pages
Agnès Marot fait partie de ces auteures francophones que j’aime rencontrer dans les (trop rares) salons littéraires auxquels je me rends. Elle est adorable, toujours très enjouée et j’apprécie ses romans du cycle Au-delà du mur (voir ma chronique du préquel ici) résolument optimistes, empreints de grâce et de justesse. 

J’ai acheté Quelques pas de plus  aux Imaginales 2017 et j’ai eu droit à une jolie et gentille dédicace. J’aime beaucoup la couverture d’ailleurs ! Je connaissais la thématique du roman, un road trip aux USA durant lequel Sora essaye de sauver sa sœur en puisant dans leurs origines amérindiennes. Je savais également que Sora était atteinte d’une blessure à la cheville qui l’oblige à se déplacer en béquille, ce qui était réellement arrivé à l’auteure. Je m’attendais donc à ressentir une touche d’authenticité dans les descriptions de la douleur, du handicap et même des paysages américains où l’auteure s’était rendue. 

Je n’ai pas du tout été déçue sur cet aspect authenticité. Dès les premières pages, le récit est poignant, touchant et criant de vérité, que ce soit pour cette douleur, insidieuse et continue, que dans les réactions des gens face à une personne handicapée. Des réactions, positives sous forme d’entraide, comme négatives car Sora n’est pas à 100% handicapée et dans l’esprit étroit et cloisonné des gens, elle « triche ». Manquerait plus qu’elle ait un macaron pour se garer sur les places handicapés alors qu’elle n’a que des béquilles, dites donc !

Bref, du point de vue de l’émotion, j’ai été servie. Je ne me suis jamais apitoyée sur Sora, qui est un personnage très courageux même si elle ne s’en rend pas forcément compte. Je n’ai pas adhéré à toutes ses actions néanmoins, car elle commet des erreurs, elle ment et vole, quand bien même ses motivations à la base sont louables. Kay, sa grande sœur, force également le respect. Les deux sœurs sont unies par un amour inconditionnel et un passé auquel je ne m’attendais pas et qui vient renforcer l’émotion autour de cette histoire. 

L’intrigue était plus intense et immersive que je ne l’imaginais. J’ai partagé beaucoup de choses avec Kay et Sora, j’ai eu énormément d’empathie pour toutes les deux. Cela me rendait presque jalouse de voir un tel lien fusionnel, un tel sens du sacrifice pour un membre de sa famille. Enfin, l’ensemble de ces sentiments est livré avec une incroyable justesse, comme l’auteure a l’habitude de le faire.

En ce qui concerne le récit en lui-même, le rythme est très bien géré car nous avons à la fois le road trip aux USA mais aussi des flash back pour nous expliquer pourquoi et comment Kay et Sora se sont retrouvés ici. J’ai trouvé que cela rendait le récit en entier plus palpitant, plus entraînant et cela oblige aussi le lecteur à mieux comprendre les décisions de Kay et Sora et, d’en quelque sorte, cautionner la démarche des deux sœurs. 

Quelques personnages gravitent autour d’elles, dont Marc qui, à mon sens, aurait mérité un chouia plus d’approfondissement et un chouia moins de haine, malgré son état. En revanche j’ai adoré Ahiga, c’est un personnage droit et intéressant que l’on a envie de mieux connaître. 

Il reste une question en suspens sur les origines amérindiennes de Kay et Sora car nous n’en savons pas plus sur leur mère alors que c’était l’un des buts du voyage, du moins pour Sora. Il y a aussi une touche de fantastique au travers de la culture amérindienne qui était très intéressante à suivre.

Au final, c’est un roman intense, plus adulte que je ne l’imaginais à cause des thèmes graves qui sont traités et de la douleur omniprésente. C’est une belle leçon de vie, de courage, d’acceptation et d’amour sororal. Cela fait partie des romans qui, au-delà de l’aspect dépaysant et divertissant, apportent une vraie réflexion sur soi. La preuve, je me suis moi-même demandée quelle était mon attitude, mon regard envers les handicapés (complets ou non). 

Cette histoire est un témoignage, une ode à l’espoir et au courage qui force l’admiration et qui apporte une grande richesse émotionnelle.

Le petit bonus : les références de l’auteure, dont Supernatural 😉 

Ma note : :star::star::star::star::star:

Bilan du mois de Mai

3615 ma vie

Une fois n’est pas coutume, je prends le temps d’étaler un peu ma vie ici pour ce mois de mai 2017 riche en émotions et événements puisque l’Homme et moi avons enfin acheté notre première maison ^^ Nous avons dû nous éloigner de la côte (comment ça on avait pas 500 000€ de dispo ?) mais nous restons dans notre cher Pays Basque, à une trentaine de kilomètres dans les terres 🙂 Campagne, verdure, cigognes et barthes ponctuent désormais mon quotidien et je peux vous dire que c’est une belle bouffée d’oxygène. Je suis plus détendue quand je rentre chez moi et prête pour attaquer ma deuxième journée, à savoir celle d’auteure et de blogueuse (et de gameuse et de serivore… oups ça fait beaucoup). 

Bref, ce fut un début d’année trèèèès intense car acheter une maison avec un prêt c’est hyper stressant, surtout quand Monsieur est en déplacement professionnel et que la paperasse prend un mois de retard. Mais tout est bon et même si nous avons beaucoup de travail pour améliorer cette maison, c’est la nôtre, enfin *____*
Et sinon, cette année j’ai enfin pu me rendre aux Imaginales… oui oui deux semaines après avoir emménagé… le timing de merde. Mon organisme étant au bout du rouleau, je n’ai pas pu profiter autant que je l’aurais voulu. Accompagnée de ma co-rêveuse Elyra, j’ai pu revoir des auteurs que j’affectionne tout particulièrement, comme Cécile Duquenne, Lionel Davoust, Lise Syven, Agnès Marot, Vanessa du Frat et Christophe Nicolas. J’ai pu aussi prendre les suites de Gabriel Katz et Estelle Faye, ainsi que rencontrer Olivier Gay, Anthelme Hauchecorne et Vincent Tassy, tous adorables ! Les femmes ne sont pas en reste avec Bettina Nordet et Estelle Vagner, ainsi que le reste de l’équipe des Editions du Chat Noir
Au détour des allées j’ai aussi pu harponner les blogueuses Maureen, du Bazar de la Littérature, et Emmanuelle du blog les Lectures Enchantées d’Elyza
Bref, j’espère rempiler pour l’année prochaine en étant en meilleure condition physique !

Les Foulards Rouges en force avec Cécile Duquenne

Avec ma Co-rêveuse Elyra ^^

 

La vue depuis mon jardin… voilà voilà vous savez pourquoi j’ai choisi cette maison ^^

Bilan lecture de Mai 2017



Fantasy


Ma note : :star::star::star::star::star: 
Ma chronique
Résumé : 
Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet. Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.



Fantastique



Ma note : :star::star::star::star::star-half:


Résumé 
Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge.
Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?





Ma note : :star::star::star-empty::star-empty::star-empty:


Résumé 
John Gregory l’épouvanteur se sent vieillissant. Alors qu’il prépare son testament pour léguer à Thomas Ward ses deux principales maisons, une pensée l’obsède encore : détruire à tout jamais le Malin. Il découvre que, pour cela, son apprenti doit accomplir un rituel barbare lors de la prochaine fête d’Halloween. Ce dernier doit y sacrifier celle qu’il aime le plus, la jeune sorcière Alice… mais en est-il capable ? L’Épouvanteur et son apprenti décident de chercher une autre solution pour empêcher le Mal de triompher. Bientôt Alice disparaît, et de bien sombres évènements ne cessent de tourmenter Thomas Ward…



Autre



Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:


Résumé 
Une catastrophe peut en cacher une autre. Léa menait une vie normale entre les cours, les livres et ses amis, jusqu’au jour où des proches de son père meurent dans un accident de voiture. Leur fils de seize ans, Mike, devenu orphelin, emménage sous le même toit qu’elle. Difficile de devoir partager l’appartement familial (et sa salle de bains) avec un parfait inconnu. Si seulement c’était tout ! Mais Mike ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait pour être honnête et n’a pas peur des brutes que tout le monde fuit. Léa est bien décidée à découvrir quel secret cache son nouveau frère sous ses airs de superhéros.

Mes achats ou réceptions du mois



 

Chronique : Apostasie

Vincent Tassy
Auteur francophone, voir la page facebook
Editions du Chat Noir
Fantastique
19,90€
333 pages
J’ai découvert la plume de Vincent Tassy dans l’anthologie du Chat Noir de l’an dernier, Âme ténébreuse, cœur lumineux et j’avais beaucoup aimé sa nouvelle. J’avais déjà acheté son roman, Apostasie car… hé bien regardez la couverture, s’il vous faut une autre raison, moi non 😉 J’ai donc embarqué ce livre pour mon voyage aux Imaginales. J’avais en tout 16h de train, j’allais bien trouver le temps de le lire. C’était sans compter mon corps, ce traître, qui a décidé que trop c’est trop. Je n’étais donc pas dans les meilleures dispositions pour le début du roman, qui en plus est assez nébuleux, mais j’y suis revenue à la fin de ma lecture et tout est devenu limpide. 

Nous découvrons donc Anthelme, un jeune homme qui décide de tout quitter et se retrouve en ermite dans une étrange forêt mystique. Le roman est découpé en plusieurs parties, cette première où Anthelme est dans sa forêt et va faire la rencontre d’Alvaron puis d’Aphelion, j’y suis restée un peu extérieure. En revanche, l’histoire d’Apostasie que nous raconte Aphelion, je l’ai adorée. Pour tout vous dire, Anthelme nous raconte son histoire, dans laquelle Aphelion lui raconte l’histoire d’Apostasie où des personnages, dont l’étrange Ambrosius, nous content leurs histoires. Il y a donc une succession de récits enchâssés que j’ai trouvée très intéressante et je n’ai été perdue à aucun moment. 

J’ai donc beaucoup aimé la partie sur Apostasie et sa mère, Lavinia. C’était une histoire profondément triste. Lavinia est en réalité un personnage fouillé, plus complexe qu’il n’y paraît et pour qui j’ai développé une grande empathie et sympathie. Elle ne voulait qu’aimer son roi et son histoire se révèle tragique. Grâce à elle, nous rencontrons Ambrosius et ses « vermines », qui vont nous plonger dans le mythe vampirique. L’auteur a une approche d’abord magique, mystique, puis au fil des siècles, la mélancolie prend place. J’ai beaucoup aimé cette vision du vampire. L’histoire de ces vampires est envoûtante et nostalgique. J’ai partagé la tristesse qui enveloppe ce groupe de personnalités étranges, décalées et solitaires.

Après le récit d’Apostasie, un bouleversement vient tout chambouler. J’ai été autant choquée que notre héros, attristée aussi. Tout s’effondre et Aphelion nous révèle son véritable visage. J’ai beaucoup aimé ce revirement et tout ce qui suit. Certains passages obscurs du début du roman prennent alors tout leur sens. La fin est aussi belle que triste et m’a tout à fait convenue. 

Globalement, la plume est poétique, mélancolique, d’une beauté morbide, envoûtante aussi. Mon immersion dans l’histoire d’Apostasie était totale et j’en ressors avec une étrange impression de tristesse mêlée de rêve et de beauté. En tout cas j’ai passé un très bon moment et je vais guetter les prochaines sorties de l’auteur ^^


  

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mai : Lectures en préparation des Imaginales
Ma note : :star::star::star::star::star-half:

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

Chronique : Tragic Circus


Cécile Guillot et Mathieu Guibé
Auteurs français, voir le site de Cécile et Mathieu
Editions du Chat Noir
Fantastique
14,90€
213 pages
J’ai précommandé ce roman sans l’ombre d’un doute. Déjà, la couverture par Mina M. est sublime, ensuite le thème des cirques est si propice au fantastique et au glauque et, enfin, je connais les plumes des deux auteurs et je sais qu’ensemble ils font des merveilles.
Le livre est sorti en avril et je l’ai lu donc très rapidement. En moins d’une journée pour être exacte XD Cela fait parfois du bien de pouvoir dévorer un livre en quelques heures, même si c’est terriblement frustrant pour les auteurs qui ont passé des mois à travailler dessus.
Tout d’abord, l’objet livre est très beau, accompagné d’une magnifique couverture et d’un revêtement agréable au touché. Chaque chapitre a un en-tête illustré et les bas de pages sont parsemés d’étoiles. Le tout fait donc très soigné ^^
Nous suivons les aventures de Cătălina, diseuse de bonne aventure, qui se retrouve seule à la mort de sa grand-mère et va vouloir travailler dans le cirque Andréani afin de gagner un peu sa pitance en compagnie d’autres personnes. La surprise c’est que nous suivons aussi Pierre et Hortense, un couple d’artistes sans un sou qui ont tout quitté pour vivre de leur passion.
Alors que Cătălina souhaite trouver sa place et aider son prochain sans trop savoir dans quoi elle met les pieds, Pierre et Hortense ne rêvent que de vivre de leur art. Dans une grosse première moitié, nous apprenons à connaitre ces personnages. Nous découvrons comment Pierre et Hortense se sont connus et ont, enfin, atteint leurs objectifs. De l’autre côté, nous faisons la connaissance du cirque et de ses occupants qui sont plus complexes qu’il n’y paraît. Tous ont un don dont ils souffrent. Le cirque, vendu comme une grande famille, fourmille de non-dits, de secrets tragiques et de destins brisés. Le tout chapeauté par Andréani, un directeur sordide, pervers et malveillant. Honnêtement, en tant que femme, j’ai été très gênée à chacun de ses petits gestes déplacés, ce qui prouve à quel point je m’étais bien identifiée à Cătălina.
Pendant donc toute une partie du récit, nous restons dans l’étrange mais sans vraiment de surnaturel et nous survolons l’horreur. Petit à petit, les choses se dégradent du côté de Pierre et Hortense et cette partie a été très subtile et terriblement humaine. Tous les sentiments de Pierre, je les ai ressentis. Impossible de ne pas le comprendre, impossible de ne pas jalouser Hortense alors qu’elle est pourtant l’incarnation de la gentillesse. Le lecteur tombe dans la même spirale que Pierre.
Je vais m’arrêter là car après je vais trop spoiler. En tout cas, si une bonne partie du roman est parsemée de touches malsaines, glauques et dérangeantes, la fin est bien plus sanglante. Le tragique prend alors toute sa signification. L’horreur ne provient pas seulement des monstres de foire mais bel et bien de l’esprit humain. Personne n’est épargné et le tableau d’ensemble dépeint toute une palette de défauts Toutefois, il reste une touche d’espoir, représentée par Cătălina.En dépit des thèmes traités, ce n’est pas une lecture plombante ou déprimante.
En conclusion, c’est un roman qui, malgré son format court, arrive à traiter de beaucoup de thèmes. Le lecteur ne ressort pas indifférent face à la détresse des personnages ainsi qu’aux horreurs qui sont décrites, aussi bien physiques que psychologiques. Les plumes et univers combinés des auteurs nous offrent un récit où la beauté côtoie l’innommable, où l’espoir est mis à rude épreuve par la jalousie, l’ambition et les regrets. Le lecteur s’interroge aussi sur ses propres motivations, ses propres rêves et le prix à payer pour parfois y parvenir.
Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

Chronique : La nuit des coeurs froids



Esther Brassac
Auteur francophone
Le Chat Noir
19,90€
428 pages



Si je ne me trompe pas, j’ai acheté ce roman l’an dernier avec les box proposées par l’éditeur, d’ailleurs j’avais adoré le principe, j’espère que l’opération sera renouvelée… bon d’un autre côté j’ai déjà quasiment tous les bouquins qui m’intéressent chez cette maison d’édition XD

Bref, je ne connaissais pas du dout l’auteure, Esther Brassac, et je n’avais pas vu passer beaucoup d’avis sur ce roman. J’y suis donc allée au feeling,  ce qui peut parfois s’avérer à double tranchant. Cette fois, heureusement, pas de mauvaise pioche 🙂

Le roman est très surprenant au premier abord. La narration est à la fois soutenue et décalée. On se situe dans un monde alternatif, c’est du moins comme ça que je l’ai compris. L’auteure modifie certains mots ou noms propres comme Brom Stalker ou octumbéöl pour le mois d’octobre. J’ai trouvé ça déroutant au départ et ensuite je me suis dit que cela faisait partie du jeu pour montrer que nous nous trouvions dans un univers alternatif justement. 
J’ai été intriguée et séduite dès les premières pages. J’ai tout de suite adoré Harald le vampire psychique. Quel sacré personnage ! Il est tout simplement génial ! Il est très original, complètement décalé et comme moi il parle aux objets et aux plantes XD Il m’a fait beaucoup rire et j’ai eu d’emblée beaucoup d’affection pour lui. Il est drôle et frais, très loin de l’image habituelle du vampire. Je me suis régalée à suivre ses aventures. Coup de coeur pour Mouscarpion, mais quel adorable familier *___* Il est super chou et j’entendais presque sa petite voix télépathique qui répétait chaque dernier mot. Ils forment un duo adorable. 
Pétunia m’a énormément plu. Imaginez, une goule journaliste qui a un phrasé complètement chamboulé. Avec Harald (et Mouscarpion) c’était mon personnage préféré. Que d’originalité ! Antoine était touchant, humain qui débarque à Glasgow, inconscient des événements à venir. Je l’ai davantage vu comme un personnage liant que comme un héros, à l’image d’Harald. Je parle aussi des policiers avec Petrovitch, qui présente le profil type de l’inspecteur en littérature, à savoir bougon XD Même s’il est peu intervenu, Embert était assez drôle. Je ne sais pas pourquoi, avec son accent et son côté déphasé, il me faisait penser à un mix entre Abe et l’allemand à tête de scaphandre dans Hellboy.Pour terminer sur les personnages, je n’ai par contre pas trop adhéré au groupe d’immortels dont Nicolas Flamel qui m’a laissé de marbre. D’un autre côté, avec tous les autres personnages haut en couleur à côté, la comparaison était dure.

Le livre est gros et si la fin était un peu longuette (mais j’étais très fatiguée ces derniers jours, ça a pu jouer sur mes impressions), j’ai été passionnée pendant la majeure partie de l’histoire. Les enquêtes sont bien menées, il y a des rebondissements et on se demande vraiment comment les héros vont s’en sortir. A mes yeux, ce n’est pas vraiment l’histoire qui importe ici mais bel et bien la brochette de personnages uniques, attachants et bourrés d’humour (volontaire ou non). On a envie de les accompagner et de les rencontrer en vrai.

En conclusion, c’est un roman steampunk atypique, à l’écriture parfaitement maîtrisée, mené par des personnages géniaux. C’est donc une très bonne découverte pour moi et je pense qu’à l’occasion je me laisserai tenter par le dernier né de l’auteure (toujours aux Editions du Chat Noir). La fin est ouverte pour certains personnages, peut-être les reverrons-nous dans ce nouveau roman justement ?

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mars : Lire un livre dont vous avez choisi la couleur dominante (ici le violet)

Ma note : :star::star::star::star::star-empty:


*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition


Chronique : Âme ténébreuse, coeur lumineux

Anthologie d’auteurs francophones
Éditions du Chat Noir
Fantastique, Fantasy et Science-fiction
19,90€
297 pages
Sommaire :
Valérie Simon (voir le site)
Hilda Alonso (voir le site)
Anne Laure
Cécile Guillot (voir le site)
Lydie Blaizo
Denis Labbé
Lucie Chenu
Vincent Tassy(voir la page facebook)
Sophie Dabat (voir le site)
Sara Doke
 
J’ai acheté cette anthologie au dernier salon fantastique car résister aux achats en salon, c’est dur ! Je n’ai, à ma grande honte, pas lu de romans de ces Grandes Dames auxquelles ce recueil fait référence (Anne McCaffrey, Mercedes Lackey…) bien que j’en ai très largement entendu parler. Ceci dit, cela ne m’a pas empêché d’aimer cette anthologie. Je connaissais déjà la plume de certains auteurs de la liste mais j’ai pu en découvrir de nouvelles.
Je ne vais pas pas faire une chronique pour chaque nouvelle même si j’ai pris des notes pour chacune d’elles. Globalement la qualité est au rendez-vous et plusieurs thèmes sont abordés. J’ai détecté un certain classement par thématique justement : Mythe d’Arthur, sorcières, amants maudits…
 Du coup, les deux premières nouvelles traitent des légendes arthuriennes…. lesquelles ne me passionnent pas du tout. Je ne vais donc pas m’éterniser dessus d’autant que je n’y ai pas trouvé un grand intérêt.
Parmi mes nouvelles préférées figure celle d’Anne Laure Les Cartes de Lily. C’est un texte tout simple mais d’une grande puissance empathique. Il y avait beaucoup d’émotion et j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre l’héroïne. Je n’ai pas lu la série de cette auteure aux Éditions du Chat Noir mais après avoir lu ce texte, je me dis que je devrais m’y mettre !
Les valeurs sûres de ce recueil sont pour moi Cécile Guillot avec sa très poétique, douce et très bien menée nouvelle Les sœurs de la Lune Noire où l’on découvre des sorcières très proches de la nature et Sophie Dabat avec Les dames de Sirhaven qui nous entraîne une nouvelle fois dans un texte fort, dur sur un thème difficile qu’elle sait si bien aborder.
J’ai bien aimé Du sang pour l’Adagio  de Lydie Blaizot (oui bon, c’est sanglant et en ce moment je monte beaucoup un cheval qui s’appelle Adagio : les ingrédients étaient réunis). Pareil, je ne connaissais pas cette auteure (seulement de nom) et j’ai passé un très bon moment même si la fin n’était pas ce que j’imaginais.
Enfin, dernier texte que j’ai beaucoup apprécié, celui de Vincent Tassy : Regarde ce qu’il y a dans sa tombe. Bon, déjà rien que le titre me plaisait. Je n’ai pas encore lu Apostasie de ce même auteur, ce qui ne saurait tarder car cette nouvelle m’a donné un excellent avant-goût de son talent. C’était un texte très bien mené, maîtrisé, intéressant, original avec des personnages attachants et bien développés. Bref, un équilibre parfait et si difficile à obtenir en nouvelle.
En conclusion, c’est un bon recueil, bien équilibré qui a surtout eu le mérite de confirmer le talent des auteurs que j’appréciais déjà mais surtout de m’en faire découvrir de nouveaux.
*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de février : Lire une anthologie
Ma note ::star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : Le noir est ma couleur T5 Le piège


 

 

Olivier Gay
Auteur francophone (voir la page facebook)
Rageot
Fantastique, jeunesse
11,90€
277 pages
 
A peine reçu pour Noël, à peine dévoré ! J’avais hâte de retrouver Alex et Manon, qui m’avaient manqué, il faut bien l’avouer ^^
Ce dernier tome est plus sérieux, on obtient nos réponses, les véritables enjeux se dévoilent et la réalité de l’avenir pour nos deux héros se profile. L’humour est toujours présent mais on sent que même Alex a mûri et que la rigolade est terminée. On en oublie qu’ils n’ont que 15 ans au final !
Outre nos deux tourtereaux, j’ai adoré Théo… l’effet mec-en-bandelette je ne résiste pas (la faute à Wonsul du Nouvel Angyo Onshi *____* ). J’aimerais beaucoup le revoir car il a un sacré potentiel ! D’après ses dires, l’auteur aussi a beaucoup aimé ce personnage et voudrait le développer, affaire à suivre donc !
Nous avons encore des rebondissements et des révélations surprenantes dans ce tome. L’action est présente, mais les relations entre tous les personnages ne sont pas oubliées. Les questions restées en suspens trouvent leurs réponses et on comprend enfin tout ce qui se cache derrière les mages noirs. On sent aussi que c’est un prélude et que Manon marque le début d’une nouvelle histoire… alors j’espère bien que l’auteur aura l’occasion de revenir dans cet univers ^^
La fin est abrupte mais assumée par l’auteur qui s’en explique, j’ai trouvé ça chouette d’ailleurs. On a droit à une conclusion qui boucle tout et qui revient sur chaque personnage, même brièvement, ce qui donne bien l’impression que l’auteur a tout maîtrisé de A à Z.
En conclusion cette série est un vrai coup de cœur. Elle est addictive, pleine d’humour, d’action, captivante, on a de la magie comme je l’aime et surtout elle est portée par des personnages géniaux. Ce fut un vrai régal de la lire ^^ Olivier Gay est donc aussi doué en fantasy qu’en jeunesse et j’espère bien me mettre à ses polars pour vérifier ce que ça donne dans ce genre 🙂
*Cette lecture s’inscrit dans le mini-challenge du mois : terminer 2 séries*
Ma note :star::star::star::star::star:💕