Le mois de Lionel Davoust sur Book en Stock

Bonjour à tous,

Je viens vous parler aujourd’hui du « mois de » spécial Lionel Davoust auquel j’ai le privilège de participer. Le « mois de », c’est un rendez-vous mensuel organisé par les blogueuses Dup et Phooka sur leur blog Book en Stock. Elles vous expliquent tout ici mais pour vous résumer, chaque mois un auteur est invité pour présenter ses romans et répondre aux questions de ses lecteurs. À cet effet, chaque mois, plusieurs livres sont proposés à des blogueurs en partenariat avec les maisons d’éditions. En grande fan de Lionel j’ai bien sûr postuler pour son roman La route de la conquête aux éditions Critic. Je dois donc le lire et le chroniquer courant du mois et poser mes questions à l’auteur. 
Je connais Lionel depuis quelques années, quand un ami m’a offert le premier tome de la trilogie Leviathan en me disant « tiens, l’auteur est biologiste marin comme toi et ce thriller est génial, ça parle aussi d’océan et d’orques ». Et ouais, mes amis me connaissent bien 😉 J’ai A-D-O-R-E la trilogie Leviathan. Je ne tenais pas de blog à l’époque donc mes avis sur les deux premiers tomes se sont évaporés dans la nature. Mais je vous mets ci-dessous mes avis sur les autres ouvrages lus de l’auteur ^^ J’ai pu revoir avec plaisir Lionel lors des dernières Imaginales et comme vous pourrez le voir sur la photo, la science et l’écriture font bon ménage ^^ J’ai aussi assisté à sa conférence sur son monde Evanégyre et c’était très instructif, j’ai pu avoir des réponses à mes questions mais il m’en reste quelques unes pour l’interview de ce mois !


Ça rigole bien chez les amis des dauphins ^^ Photo par mon Elyra
En ce qui concerne La Route de la Conquête, voici le résumé :
On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l Empire d Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble pouvoir résister à l avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.

Parvenue à l ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources dont Asreth a terriblement besoin. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et se débattre avec une situation inédite : le pacifisme.

N’hésitez pas à venir poser vos questions à l’auteur ^^ Pour suivre cet événement voici quelques liens :
La page facebook du blog Book En stock
Mes autres lectures de Lionel Davoust :

Ma note :
Ma chronique du tome 3




















Ma note :




















Ma note :

Chronique : Faux frère, vrai secret

Olivier Gay
Auteur francophone, voir la page facebook
Castelmore
Jeunesse
14,90 €
283 pages
Encore un roman jeunesse d’Olivier Gay dévoré en quelques heures. Ici, nous quittons le fantastique du Noir est ma Couleur pour un autre genre… que je garderai secret pour conserver la surprise. Nous suivons donc Léa qui se retrouve du jour au lendemain avec un « frère » sur les bras puisque Mike a perdu ses parents dans un accident et est recueilli par la famille de Léa. Sauf que Mike est étrange…

J’ai tout de suite deviné le secret qui entoure Mike mais cela ne m’a pas gêné, au contraire j’étais curieuse de savoir comment Léa allait découvrir le fin mot de l’histoire. On va suivre l’intégration de Mike au lycée… ou plutôt sa non-intégration justement. L’auteur y aborde la thématique du harcèlement, l’absence parentale et du fait que, oui, le lycée c’est la guerre et la jungle sociale ! 

J’ai bien accroché à Léa, qui est différente de Manon du Noir est ma Couleur, je me suis même plus identifiée à elle. L’aisance d’Olivier Gay pour entrer dans la tête de jeune fille de 16 ans est fabuleuse… ou douteuse 😉 (je plaisante bien sûr). Mike m’a fait rire et sourire de par son comportement complètement décalé et atypique. On s’attache à lui à cause ou grâce à ses bizarreries. Mais la vraie révélation de ce roman c’est Maxime car bon, il faut le dire, Olivier Gay est surtout un grand maître du Bad Boy dont on tombe amoureuse. 

L’humour est bien sûr omniprésent, globalement c’est plus léger que ses autres romans, même si on a de la bagarre et des coups de feu. L’action va crescendo et j’ai apprécié ça, car ça aurait été trop gros que Léa soit de suite confrontée à un type armé.  La fin est encore une fois explosive… dans les deux sens du terme. J’ai failli laisser couler la larmichette, car oui c’est triste quand même. La fin mériterait un dernier passage au lycée car j’aurai bien voulu savoir comment la vie normale pouvait reprendre après ça et surtout comment 2 personnages allaient réagir en se revoyant. Je fais du mystère pour ne pas vous spoiler.

En conclusion, un petit one shot qui se lit très bien, d’une traite, rafraîchissant, drôle, qui prend une direction plutôt inattendue dans le paysage de la littérature jeunesse du moment. Une lecture un peu plus en profondeur nous fait nous interroger sur ce qui se passe au lycée, l’équilibre entre vie de famille et carrière professionnelle et d’autres sujets trop spoilants pour vous. 


  
 

Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:

Chronique : Apostasie

Vincent Tassy
Auteur francophone, voir la page facebook
Editions du Chat Noir
Fantastique
19,90€
333 pages
J’ai découvert la plume de Vincent Tassy dans l’anthologie du Chat Noir de l’an dernier, Âme ténébreuse, cœur lumineux et j’avais beaucoup aimé sa nouvelle. J’avais déjà acheté son roman, Apostasie car… hé bien regardez la couverture, s’il vous faut une autre raison, moi non 😉 J’ai donc embarqué ce livre pour mon voyage aux Imaginales. J’avais en tout 16h de train, j’allais bien trouver le temps de le lire. C’était sans compter mon corps, ce traître, qui a décidé que trop c’est trop. Je n’étais donc pas dans les meilleures dispositions pour le début du roman, qui en plus est assez nébuleux, mais j’y suis revenue à la fin de ma lecture et tout est devenu limpide. 

Nous découvrons donc Anthelme, un jeune homme qui décide de tout quitter et se retrouve en ermite dans une étrange forêt mystique. Le roman est découpé en plusieurs parties, cette première où Anthelme est dans sa forêt et va faire la rencontre d’Alvaron puis d’Aphelion, j’y suis restée un peu extérieure. En revanche, l’histoire d’Apostasie que nous raconte Aphelion, je l’ai adorée. Pour tout vous dire, Anthelme nous raconte son histoire, dans laquelle Aphelion lui raconte l’histoire d’Apostasie où des personnages, dont l’étrange Ambrosius, nous content leurs histoires. Il y a donc une succession de récits enchâssés que j’ai trouvée très intéressante et je n’ai été perdue à aucun moment. 

J’ai donc beaucoup aimé la partie sur Apostasie et sa mère, Lavinia. C’était une histoire profondément triste. Lavinia est en réalité un personnage fouillé, plus complexe qu’il n’y paraît et pour qui j’ai développé une grande empathie et sympathie. Elle ne voulait qu’aimer son roi et son histoire se révèle tragique. Grâce à elle, nous rencontrons Ambrosius et ses « vermines », qui vont nous plonger dans le mythe vampirique. L’auteur a une approche d’abord magique, mystique, puis au fil des siècles, la mélancolie prend place. J’ai beaucoup aimé cette vision du vampire. L’histoire de ces vampires est envoûtante et nostalgique. J’ai partagé la tristesse qui enveloppe ce groupe de personnalités étranges, décalées et solitaires.

Après le récit d’Apostasie, un bouleversement vient tout chambouler. J’ai été autant choquée que notre héros, attristée aussi. Tout s’effondre et Aphelion nous révèle son véritable visage. J’ai beaucoup aimé ce revirement et tout ce qui suit. Certains passages obscurs du début du roman prennent alors tout leur sens. La fin est aussi belle que triste et m’a tout à fait convenue. 

Globalement, la plume est poétique, mélancolique, d’une beauté morbide, envoûtante aussi. Mon immersion dans l’histoire d’Apostasie était totale et j’en ressors avec une étrange impression de tristesse mêlée de rêve et de beauté. En tout cas j’ai passé un très bon moment et je vais guetter les prochaines sorties de l’auteur ^^


  

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mai : Lectures en préparation des Imaginales
Ma note : :star::star::star::star::star-half:

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

Chronique : Port d’Âmes

Lionel Davoust
Auteur francophone, voir le site
Editions Critic
Fantasy
23€
531 pages
Je retrouve enfin la plume de Lionel Davoust, cette fois dans son univers Evanégyre qui est de la fantasy pure et dure, à l’inverse de sa trilogie Leviathan que j’avais tant aimée. 

Port d’Âmes est un roman riche, avec une histoire et une mythologie propre que l’on ne fait qu’effleurer car l’univers d’Evanégyre est extrêmement vaste et j’ai hâte de me plonger sur les autres romans qui s’y déroulent à différentes époques afin de mieux le cerner. 

Dans ce roman, nous suivons Rhuys, qui a été obligé de servir en mer pendant 8 ans pour payer les dettes de son père, un homme droit et honnête. Il termine ses années de servitude à Aniagrad, cité portuaire, indépendante où tout se monnaye. Et là, notre pauvre Rhuys va cumuler les désillusions. C’est un personnage bien équilibré, plutôt naïf mais avec du plomb dans la tête quand il faut. Il apprend vite, défend des valeurs nobles et assume ses erreurs. Tout comme lui, j’ai voulu croire à ses beaux principes, j’ai voulu espérer que tout irait pour le mieux et que non, tout le monde n’est pas pourri jusqu’à la moelle. Oui, moi aussi je suis un peu naïve ^^ » 

L’autre personnage important du roman, c’est la Vendeuse. Je vous mentirais si je vous disais que j’ai pu m’identifier à elle ou même la comprendre car elle est très spéciale. On la rencontre alors qu’elle vend des bouts de son âme sur le marché. Il s’agit d’émotions brutes liées à des souvenirs de sa vie. J’ai beaucoup aimé cette idée et surtout le fait que l’acheteur peut faire perdurer ces morceaux d’âmes en lui. Ce n’est pas uniquement une question de prostitution de l’âme. La Vendeuse, donc, est un personnage à part, que j’ai beaucoup aimé malgré son étrangeté et son côté intouchable. Elle était d’une telle tristesse et pourtant d’une si grande noblesse et fierté. C’est un personnage inoubliable, d’une grande force qui m’a touchée. 

L’histoire m’a passionnée ! J’ai voulu savoir comment Rhuys allait faire pour se sortir de tous les pièges qui lui ont été tendus. Ses réactions ont toujours été surprenantes. Il est parfois impulsif mais conserve une grande intelligence et une bonne remise en question. À travers lui, l’auteur questionne ses lecteurs sur eux-mêmes, sur leurs principes et ce qui est réellement important. 

L’univers est donc vaste, riche, il attise notre curiosité. J’ai adoré certaines idées comme l’Administration (mais suivre un vieux perfide appelé Cassian après avoir vu Rogue One et être tombée amoureuse du héros, c’était rude XD), la dranaclase, la cité même d’Aniagrad qui se développe en écrasant tout ce qui se trouve dessous, ce qui me fait penser à des couches géologiques…

L’impression générale du roman est assez poétique, contemplative disait l’auteur. J’ai aussi trouvé cela mélancolique et triste. L’objet livre en lui-même est très beau et je n’ai pas vu passer les 500 pages ! Il s’agit, tout comme les autres romans de Lionel Davoust, d’un roman exigeant, qui demandera toute votre attention. Il se savoure, il faut qu’on s’en imprègne, à l’image des transferts d’âme de la Vendeuse. 

Pour conclure, ce fut une belle lecture, certes triste, mais immersive et introspective. 

 

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois de mai : Lectures en préparation des Imaginales

Ma note : :star::star::star::star::star:

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

Chronique : Tragic Circus


Cécile Guillot et Mathieu Guibé
Auteurs français, voir le site de Cécile et Mathieu
Editions du Chat Noir
Fantastique
14,90€
213 pages
J’ai précommandé ce roman sans l’ombre d’un doute. Déjà, la couverture par Mina M. est sublime, ensuite le thème des cirques est si propice au fantastique et au glauque et, enfin, je connais les plumes des deux auteurs et je sais qu’ensemble ils font des merveilles.
Le livre est sorti en avril et je l’ai lu donc très rapidement. En moins d’une journée pour être exacte XD Cela fait parfois du bien de pouvoir dévorer un livre en quelques heures, même si c’est terriblement frustrant pour les auteurs qui ont passé des mois à travailler dessus.
Tout d’abord, l’objet livre est très beau, accompagné d’une magnifique couverture et d’un revêtement agréable au touché. Chaque chapitre a un en-tête illustré et les bas de pages sont parsemés d’étoiles. Le tout fait donc très soigné ^^
Nous suivons les aventures de Cătălina, diseuse de bonne aventure, qui se retrouve seule à la mort de sa grand-mère et va vouloir travailler dans le cirque Andréani afin de gagner un peu sa pitance en compagnie d’autres personnes. La surprise c’est que nous suivons aussi Pierre et Hortense, un couple d’artistes sans un sou qui ont tout quitté pour vivre de leur passion.
Alors que Cătălina souhaite trouver sa place et aider son prochain sans trop savoir dans quoi elle met les pieds, Pierre et Hortense ne rêvent que de vivre de leur art. Dans une grosse première moitié, nous apprenons à connaitre ces personnages. Nous découvrons comment Pierre et Hortense se sont connus et ont, enfin, atteint leurs objectifs. De l’autre côté, nous faisons la connaissance du cirque et de ses occupants qui sont plus complexes qu’il n’y paraît. Tous ont un don dont ils souffrent. Le cirque, vendu comme une grande famille, fourmille de non-dits, de secrets tragiques et de destins brisés. Le tout chapeauté par Andréani, un directeur sordide, pervers et malveillant. Honnêtement, en tant que femme, j’ai été très gênée à chacun de ses petits gestes déplacés, ce qui prouve à quel point je m’étais bien identifiée à Cătălina.
Pendant donc toute une partie du récit, nous restons dans l’étrange mais sans vraiment de surnaturel et nous survolons l’horreur. Petit à petit, les choses se dégradent du côté de Pierre et Hortense et cette partie a été très subtile et terriblement humaine. Tous les sentiments de Pierre, je les ai ressentis. Impossible de ne pas le comprendre, impossible de ne pas jalouser Hortense alors qu’elle est pourtant l’incarnation de la gentillesse. Le lecteur tombe dans la même spirale que Pierre.
Je vais m’arrêter là car après je vais trop spoiler. En tout cas, si une bonne partie du roman est parsemée de touches malsaines, glauques et dérangeantes, la fin est bien plus sanglante. Le tragique prend alors toute sa signification. L’horreur ne provient pas seulement des monstres de foire mais bel et bien de l’esprit humain. Personne n’est épargné et le tableau d’ensemble dépeint toute une palette de défauts Toutefois, il reste une touche d’espoir, représentée par Cătălina.En dépit des thèmes traités, ce n’est pas une lecture plombante ou déprimante.
En conclusion, c’est un roman qui, malgré son format court, arrive à traiter de beaucoup de thèmes. Le lecteur ne ressort pas indifférent face à la détresse des personnages ainsi qu’aux horreurs qui sont décrites, aussi bien physiques que psychologiques. Les plumes et univers combinés des auteurs nous offrent un récit où la beauté côtoie l’innommable, où l’espoir est mis à rude épreuve par la jalousie, l’ambition et les regrets. Le lecteur s’interroge aussi sur ses propres motivations, ses propres rêves et le prix à payer pour parfois y parvenir.
Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

Chronique : Martyrs T1

Olivier Peru
Auteur francophone, voir le site
J’ai Lu
Fantasy
9,90
766 pages

Olivier Peru est un auteur dont j’entends beaucoup parler mais que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire. C’est donc avec ce premier tome de Martyrs que je le découvre et, ma foi, je suis très contente de cette rencontre 🙂 Le roman avait beau être une belle brique de plus de 700 pages, je l’ai lu rapidement (14 jours). 

Déjà, il faut préciser que l’auteur est un vrai conteur. Ce n’est pas pour rien qu’il œuvre aussi bien dans les romans, les BD, les jeux vidéos et autres. Sa plume est fluide, belle et envoûtante. Ses descriptions sont précises sans être lourdes et son univers, bien que très riche, a été un régal à découvrir. Le roman était passionnant et il m’a tout de suite transportée dans ses contrées.

La véritable force de ce roman réside dans ses personnages. Nous suivons plusieurs points de vue, principalement ceux d’Irmine et Helbrand les tueurs Arserkers, celui de Kassis, jeune héritière prisonnière de sa cage dorée, celui de Cavall, l‘homme de l’Ouest qui veut renverser la royauté et enfin celui du roi. Dans quelques chapitres nous sommes envoyés dans les pensées de personnages secondaires pour appronfondir certains passages. 

J’ai adoré les deux frères. Si différents l’un de l’autre que mon cœur ne cessait de balancer entre les deux ! Quel duo charismatique ! A l’image de tous les personnages du roman, leur psychologie, leur passé et leurs desseins sont très soignés. Si Helbrand reste égal à lui-même, Irmine, lui, va se découvrir et évoluer au fil de l’histoire.On se prend d’affection pour eux et on prie pour que leur destin soit clément. Bon, vu le titre du livre, on se doute que malheureusement, cet espoir est vain…

J’ai aussi beaucoup aimé Kassis, que l’on imagine stéréotypée dès sa première apparition mais qui se révèle bien plus complexe, intelligente subtile et humaine que prévu. C’est un beau personnage minin, qui commet une ou deux grosses erreurs de jeunesse mais qui se remet en question puis évolue et, elle aussi, se découvre tout au long de l’histoire. Son personnage est vraiment bien mené, j’ai eu beaucoup d’empathie pour elle. 

La vraie surprise venait du roi. Un roi obèse, un roi lâche, un roi fourbe qui va lui aussi évoluer contre toute attente. Également intelligent, il nous montre sur la fin un autre visage et on viendrait presque à lui pardonner sa cruauté. Olivier Peru nous brosse là le portrait d’un roi qui ne désirait pas être couronné et qui va s’enfoncer dans la boulimie et régner avec une seule crainte : celle de la guerre. Pourtant, il montre son humanité et ses faiblesses, en particulier en compagnie de sa soeur. 

D’autres personnages gravitent autour des héros et sont tout autant travaillés, à l’exemple d‘Opimer le guerrier du roi, ou l’intendant qui a élevé Kassis comme sa fille. Cavall le révolutionnaire est intéressant et original de par sa maladie qui peut prendre sa vie du jour au lendemain. Et que dire des hommes de l’ouest qui le suivent, surtout les adolescents qui ont déjà un capital charisme impressionnant ?

Quant à l’histoire, le résumé est un peu trompeur et je ne m’attendais pas forcément à cela. Elle met un certain temps à s’installer, d’aucuns pourraient trouver ça long, mais le tout est si bien raconté que personnellement je n’ai pas vu le temps passer ^^ Nous avons droit à de beaux rebondissements, surtout à la fin. Quelques indices étaient glissés, j’ai émis des hypothèses sans être certaine de la fin. J’ai donc été très surprise et j’ai vraiment hâte de lire la suite. La réédition poche était censée sortir en mars ou ce mois-ci mais je ne le trouve pas…

En tout cas j’ai passé un excellent moment avec ce roman et je vais pouvoir m’atteler aux autres ouvrages de l’auteur sans aucune crainte.   

 
*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois d’avril : Lire uniquement des premiers tomes de série
Ma note : :star::star::star::star::star-half:

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

Chronique : Une braise sous la cendre

Sabaa Tahir
Pocket Jeunesse
Fantasy, jeunesse
18,90 €
523 pages
J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman mais j’avais loupé le coche à la sortie du premier tome et pour être honnête j’avais un peu peur que ce soit une histoire un peu trop stéréotypée. Par chance, j’ai gagné les 2 tomes lors d’un concours et du coup je me suis attaquée à ce premier tome en m’imaginant déjà certaines choses.

J’avais tort. Et j’aime avoir tort quand le résultat est aussi bon. Car c’est un vrai coup de coeur mes amis ! Et oui, j’ai enchaîné ! Je ne vous cache pas que j’ai eu un peu de mal au départ car je quittais tout juste la plume magique de Christelle Dabos mais heureusement, le style très haché du début du roman s’améliore très vite.

Donc au niveau de l’histoire c’est tellement plus original, réfléchi, développé, tortueux parfois, que ce que le 4ème de couverture nous laisse entendre. Pour une fois, ce résumé desservait le roman, de même que l’accroche car cela ne rendait pas honneur à la complexité du livre.

L’ambiance est étonnamment stressante. J’étais très tendue tout du long, d’autant que nos héros et leurs proches ne sont au final pas du tout à l’abri. Du sang est versé, des larmes aussi et au final le roman est bien plus sombre et violent que prévu.  Il est très dur et nos héros Elias et Laia ne sont pas épargnés, autant physiquement que psychologiquement.

Malgré tout, ils arrivent à voler des instants de petits bonheur et d’insouciance grâce aux autres personnages, notamment Hélène et Keenan. Mais parlons d’abord de nos héros. J’ai à la fois aimé et été agacée par la faiblesse de Laia. Je m’explique : la jeune fille est consciente de sa lâcheté (qui est plutôt compréhensible, j’aimerai bien savoir qui parmi nous serait capable de vraiment se sacrifier pour un proche, surtout à 16 ans hein), elle la regrette et ne cesse de se sous-estimer. Ce qui est appréciable car cela la rend plus humaine, plus proche de nous, sauf qu’en même temps, on a envie de la secouer car si elle peut se remettre en question, pourquoi ne fait-elle rien ? C’est une réaction trompeuse que j’ai eu car en fin de compte, Laia agit à sa manière et elle a un mental à toute épreuve. Du coup je suis sévère envers Laia mais on est souvent plus exigeant envers les personnes dont on sait qu’ils ont les capacités nécessaires pour aller plus loin.

Elias quant à lui est un vrai coup de cœur. Il est juste génial.  J’ai aimé qu’il soit déjà un personnage intelligent et réfléchi avant même que débute l’intrigue, car l’auteure aurait pu tomber dans le cliché du soldat conditionné qui va se remettre difficilement en question après avoir rencontré l’héroïne. Honnêtement, c’est ce que j’attendais vu le résumé. La réalité est tout autre et franchement meilleure car Elias se questionne sur son futur et son académie militaire depuis bien longtemps. Mieux, on fait sa rencontre alors qu’il prépare sa désertion. Si c’est pas original ça ! C’est un jeune homme drôle, sensé, courageux, honnête et intelligent. Ses doutes et ses choix difficiles m’ont beaucoup touchée, surtout durant l’une des épreuves. C’est un personnage rare.

A coté de nos héros nous avons donc des personnages secondaires très intéressants. J’ai bien aimé Keenan même s’il est plus classique, Hélène est très importante et on est obligé de l’apprécier malgré son rôle dans le cercle amoureux. Quant à la Commandante, j’ai au départ été refroidie, je me disais « mais pourquoi tant de haine ? » car franchement, elle était extrême et je ne voyais pas d’intérêt à une telle violence. Heureusement, l’auteure ne s’attarde pas trop sur cet aspect de sa personnalité, elle préfère nous montrer à quel point cette femme exécrable veut tuer son fils XD La belle-même idéale ! Son caractère est d’ailleurs plus poussé que juste « la méchante », on l’apprend et on le devine au fil du roman.

 Au-delà d’une intrigue étonnante, bien plus fouillée qu’il n’y paraît de prime abord, le monde est très inspirant. On découvre une touche de fantastique avec des créatures qui ont de la gueule, comme les Djinn,  ainsi qu’une Histoire qui explique beaucoup de choses sur le contexte actuel du roman.

En conclusion, c’est un roman dense, prenant, bien plus complexe et intelligent que prévu, qui m’a fait ressentir beaucoup d’émotions et de stress. Je suis bluffée par la puissance du récit à laquelle je ne m’attendais pas, c’est un très bon roman.
*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois d’avril : Lire uniquement des premiers tomes de série
Ma note : :star::star::star::star::star:💕

Chronique : La passe-miroir T1 Les fiancés de l’hiver

Christelle Dabos
Auteure francophone (voir le site)
Gallimard jeunesse
Fantasy, jeunesse
18 €
521 pages
J’arrive après la bataille pour ce roman qui a déjà conquis la blogosphère ! Je viens ajouter mon coup de coeur à la très nombreuse liste car ce roman est juste génial *____* Je l’ai dévoré en moins de 3 jours top chrono.

C’est un roman absolument immersif et passionnant dès les premiers chapitres. Il est très original et la plume est d’une fluidité rare. Je n’ai eu ni longueur,  ni zone trouble ni maladresse. Un régal, je vous dis, un régal.

L’histoire est riche, l’univers est époustouflant et les deux héros sont géniaux. Oui, ça fait beaucoup de compliments tout ça. Ophélie est une héroïne rare. Elle sonne si juste à mes yeux ! Je me suis beaucoup identifiée à elle, moi qui suis plus observatrice qu’actrice, plutôt taiseuse, discrète et ermite. Contrairement à beaucoup d’héroïnes du moment, elle n’est ni neuneu, ni badass, elle n’a pas à cumuler des erreurs plus grosses qu’elle pour grandir. Elle est déjà intéressante et forte avant d’entrée dans le vif du sujet. Son évolution est donc subtile.

Sa famille n’est pas un cadeau mais, à l’image d’Ophélie, j’ai appris à apprécier Tante Roseline, que j’imaginais en espèce de Professeur McGonagall XD C’est un sacré personnage qui a aussi une grande force et un sens de la famille très honorable. A l’inverse, je n’ai pas eu du tout de sympathie pour Berenilde. On en apprend davantage sur elle vers la fin du roman et, si je peux la comprendre, elle m’a plus fait pitié qu’autre chose.

Quant à Thorn… quel sacré phénomène celui-là ! J’en ai connu des héros sombres, taiseux, rustres mais qui deviennent de vrais guimauves ou bien des protecteurs horripilants au bout de 10 pages. Lui, reste très fidèle à lui-même, tout en évoluant de manière subtile là aussi. Je n’ai jamais autant voulu qu’un couple se forme qu’entre ces deux-là mais le chemin est semé d’embuches… à commencer par nos héros eux-mêmes.  Thorn est vraiment un personnage exceptionnel, plus complexe qu’il n’en a l’air. Tous les deux sont très bien assortis même s’ils ne le savent pas encore 😉 J’ai aimé que l’auteur nous montre que les sentiments ne se commandent pas et qu’il faut du temps, beaucoup de temps, pour les développer contrairement à ce qui est à la mode dans les romances actuelles.

Leur relation est donc faite de hauts et de bas, de petites confessions et de désillusions. Il y a des rebondissements, des trahisons, des manipulations. La Citacielle (non je n’ai pas fait une faute de frappe ^^) est un nid de vipères, c’est dingue. A croire que c’est Cersei de Game of Throne  qui en est la créatrice.

A la fin de ma lecture, j’ai été étonné de découvrir qu’en fait l’ambiance générale était très morose. Je me suis rendue compte que la pauvre Ophélie n’avait probablement pas souri ni ri de presque tout le roman. C’était assez déprimant en fin de compte. Heureusement il y a des touches de positif et d’espoir, avec notamment les autres personnages qui croisent la route d’Ophélie. Il fallait quelques alliés pour équilibrer la balance ! Mention spéciale pour l’écharpe qui était si mignonne et qui ajoutait une touche humoristique.

Dans ce premier tome, je me suis rebellée, je me suis sentie trahie, j’ai souffert, j’ai eu de l’empathie, des espérances, des déconvenues. Bref, j’ai ressenti, j’ai vécu ce roman. C’était une lecture profonde, intelligente, servie par une plume superbe.

Bon, en gros j’ai eu un méga coup de cœur ^^  Mais ça, je pense que vous l’avez compris, non ?

*Cette lecture entre dans le cadre de mon mini-challenge du mois d’avril : Lire uniquement des premiers tomes de série
Ma note : :star::star::star::star::star:💕

*Cette lecture participe au challenge PIF avec l’option des petites maisons d’édition

Bilan de Mars 2017

Bilan lecture de Mars 2017



Thriller/policier




Ma note : :star::star::star::star::star-half:

Résumé : 
Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l’aide de l’inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.

À l’initiative de Rose, l’assistante du flegmatique Mørck, l’insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l’île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons…





Ma note : :star::star::star::star::star-half:
Ma chronique 

Résumé :

Un homme sort de terre, décharné, nu, un collier de métal autour du cou. Rassemblant ses dernières forces, il escalade un grillage et fuit, enfin libre. Le lendemain, il est retrouvé mort. Six ans plus tard. Flora emménage dans la maison familiale au lieu-dit La Draille. Cyril est venu l’aider, et Marie, sa compagne, doit les rejoindre le lendemain. Mais à son arrivée, Cyril et Flora ont disparu. Le village est désert. Vidé de tous ses habitants au cours de la nuit. L’armée, une horreur indicible et la lâcheté des hommes séparent désormais Cyril et Marie.






Steampunk


Ma note : :star::star::star::star::star-empty:
Ma chronique

Résumé :

Harald était un vampire psychique heureux jusqu’à ce qu’une pénurie énergétique frappe les cadavres dont il se nourrit, mettant sa santé en péril. Très vite, il constate que ces dépouilles ont des organes aberrants et le mystère s’épaissit encore lorsque ses homologues buveurs de sang tentent, sans raison apparente, de stopper ses recherches. Avec l’aide d’amis, Harald découvre qu’il n’est pas seul victime de phénomènes pour le moins étranges : au même moment, Glasgow subit une vague affolante de suicides et voit l’apparition d’humains mutants. Tous ces événements ont-ils seulement un lien entre eux ? Nicolas Flamel, devenu immortel grâce à la pierre philosophale, observe, conscient de leur gravité. Il décide alors de réunir une équipe pour enrayer cette menace qui se profile à l’horizon. Mais les enjeux sont-ils aussi évidents qu’ils le croient ? Bien des surprises les attendent…



Fantastique

Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:
Ma chronique

Résumé :

Un bal secret au cœur de l’hiver, une violoniste dont les notes soulèvent le voile des apparences, une dresseuse d’automates dépassée par sa création : à travers ces douze textes ciselés, découvrez ou retrouvez l’univers envoûtant de Mélanie Fazi, auteure rare à la plume délicate, qui joue des mots-émotions avec une justesse bouleversante. 

Ma note : :star::star::star::star::star:
Ma chronique 

Résumé :

Le Temple, petit village du Sud-Ouest, ses plages, ses blockhaus, son unique bistro, son école où la violence est le seul remède à l’ennui. Poil de Carotte y vit seul avec son père handicapé. Gamin perturbé aux penchants sadiques et souffre-douleur de ses camarades de classe, sa vie bascule lorsqu’il se rend dans une ferme calcinée en lisière de forêt. Des fantômes y rôdent, paraît-il. Mais en lieu et place de revenants, il découvre un étrange manuscrit rédigé par des jumeaux, il y a trois cents ans. Leur vie sauvage et heureuse à La Nouvelle-Orléans tourne au cauchemar lorsqu’un sulfureux marquis les prend à son service. Plus Poil de Carotte avance dans sa lecture, plus des événements étranges surviennent : un chat noir qui parle, une voix qui lui chuchote la nuit à l’oreille, un enfant au teint trop pâle et aux lèvres trop rouges… Et s’il avait réveillé des forces aussi malsaines qu’attirantes ?


 

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