Chronique : The Dark gates of madness

Frédéric Livyns
Auteur francophone, voir le site
Graham Masterton
Traduction : Christophe Corthouts
Illustrations : Christophe Huet 
Éditions Séma
Fantastique/horreur
18 €
206 pages

Ce recueil de nouvelles se lit très vite, servi par deux auteurs rompus à l’exercice des nouvelles et des textes horrifiques. Leurs plumes se mêlent bien. J’ai déjà lu deux romans de Graham Masterton que j’ai plus ou moins appréciés alors c’était l’occasion de le découvrir en nouvelles et de faire connaissance avec Frédéric Livyns. Leurs deux styles sont assez proches ce qui rend l’ensemble du recueil cohérent et fluide. Chaque nouvelle est accompagnée de deux illustrations de Christophe Huet, aussi dérangeantes que belles pour certaines.

Comme c’est noté sur la couverture c’est un texte pour public averti. D’ailleurs la couverture avec son effet ancien est très bien faite, mon compagnon m’a demandé de quand datait le livre, preuve que ça fonctionne !

Nous avons donc 3 nouvelles pour chaque auteur. Globalement j’ai bien apprécié ma lecture, les deux auteurs parviennent à nous plonger à chaque fois dans leur univers et dans ces histoires différentes autour de nouveaux personnages. La seule que j’ai moins apprécié est Résonances maléfiques (G. Masterton) que j’ai trouvé plus floue et moins prenante. Les autres sont sympathiques, bien glauques et gores à souhait, mises en valeur par les illustrations de Christophe, en particulier celle de Zombio (F. Livyns) est criante de réalisme !

La palme de la nouvelle la plus bizarre revient à Septisémie de G. Masterton qui est hyper dérangeante et dégoûtante. Où donc est-il allé chercher ça ? On a aucune explication sur le comportement de ce couple mais pourtant ça fonctionne. J’avais parfois l’impression d’être un voyeur c’était très perturbant… et c’est pour ça qu’on lit ce genre de texte. Le plus beau des cadeaux du même auteur est aussi très spéciale, avec des détails glaçants sur de l’automutilation qui m’ont fait froid dans le dos. La morale à la fin est un peu étrange, j’aurais vu autre chose mais en tout cas l’aspect horrifique est bel et bien présent… sans avoir besoin de monstre.

Les nouvelles de Frédéric Livyns sont efficaces, avec des thèmes plus classiques comme les zombies (Zombio) ou la vengeance (A l’aulne de ta souffrance) mais qu’il a su sublimer. J’ai plongé tête la première et j’ai bien grimacé à la lecture de certains passages bien gores… surtout que je lis au petit déjeuner donc autant vous dire que La Bouche de l’ancien, mieux vaut pas la lire en mangeant ses céréales. Le stress et le sentiment d’oppression sont bien présents ; tout comme certains personnages, on ressent l’urgence de sauver notre peau. En tout cas cela m’a donné très envie de découvrir ses autres textes car son écriture est agréable, ses personnages bien campés et ses idées intéressantes.

En conclusion un recueil qui se lit vite mais bien. Les nouvelles sont dérangeantes, sanglantes et immersives. J’ai passé un très bon moment avec ces deux auteurs qui maîtrisent aussi bien le format de la nouvelle (ce qui n’est pas une mince affaire) que de la thématique de l’horreur.



 Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

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