NaNo 2013 : 2ème semaine

Bonjour,
Hier j’ai atteint la moitié du NaNo, je suis bien motivée, l’histoire coule toute seule donc c’est parfait 🙂 Je dois quand même mettre le turbo pour combler les futures journées indisponibles ! La fatigue commence à se faire sentir mais dimanche dernier nous avons fait l’intégrale du Seigneur des Anneaux version longue, donc peu importe la fatigue, l’inspiration est gonflée à bloc et les yeux sont pleins d’étoiles *___*
J’entame le dernier quart des aventures de June&Connor dans la Banshee ! C’est une toute autre ambiance que les deux précédents opus, j’espère que ça plaira quand même 🙂 Après, je pense changer mes plans, tant pis pour mon histoire d’horreur, je surferai sur mon humeur romantique pour une nouvelle de « romantic suspense » pour un AT des Editions Laska. Une incursion dans notre époque sans trace d’imaginaire. On verra ce que ça donne :p
Je vous laisse sur un extrait, moi je vais manger (à l’heure espagnole ah ah)


Dans les recoins les plus sombres de son âme, June imaginait l’Ijiraq emportant l’agaçante irlandaise.
            Apeurée par ses propres pensées, elle secoua la tête pour les en déloger. Elle n’était tout de même pas devenue un monstre pour souhaiter pareil destin à autrui. Ses larmes séchées, son teint rehaussé, elle quitta la pièce. Le rire exagéré de Cìara retentit à l’autre bout du couloir, arrachant une grimace à June. Découragée à l’idée de rejoindre les autres, la jeune femme préféra fureter dans la maison. La plupart des domestiques se trouvait dans les cuisines pour nettoyer les restes du souper, ce qui lui laissait le champ libre. En outre, elle n’avait pas à craindre d’apparition de Banshee dans cette maison.
            Ses pas la menèrent au premier étage où Eileen couchait les trois enfants. Elle s’imagina la vie de Connor entre ces murs, endeuillé par la perte de ses parents, bordé par une domestique, veillé par une fée celtique. Dans l’embrasure de la porte, elle observa le rituel, rendu impersonnel de par l’absence de la mère qui préférait jouer les hôtesses hautaines plutôt que de passer du temps avec sa progéniture. Ce comportement à lui seul en disait beaucoup sur le genre de famille où Connor avait grandi. Après avoir balayé la chambre du regard, une pièce grande, luxueuse, remplie de jouets, de livres et d’un confort que beaucoup d’enfants envieraient, sauf que le tout manquait de chaleur parentale.
            June s’imagina la pièce, plongée dans l’obscurité, puis, émergeant du coin, la Banshee à l’horrible faciès qui se penchait sur un Connor âgé d’une dizaine d’années. Sa bouche démesurément ouverte, ses doigts crochus prêts à se refermer sur sa gorge. Elle se détourna, l’estomac noué. Lasse, elle n’aspirait qu’à rentrer mais ne voulait pas non plus donner gain de cause à sa rivale. Après avoir reprit contenance, elle revint au rez-de-chaussée et s’installa dans le salon, l’air de rien. Ce fut à peine si on remarqua sa présence.

NaNo 2013 : 1ère semaine

(Article écrit samedi 09 novembre)

Hey ^^

Je suis à jour sur le NaNoWriMo donc j’en profite pour venir faire le point sur le blog ^^ Comme l’an passé c’est vraiment juste niveau temps, il ne me reste pas grand-chose, mes pauses déjeuner et soirées sont toutes prises ! C’est long de pondre 1 667 mots sachant que je ne change pas ma façon de faire dans l’écriture, donc ce n’est pas une course à la quantité, tout ce que j’écris n’a pas vocation à être jeté pendant les corrections. 
Bilan de la 1ère semaine : 
15 272 mots
En moyenne 1 696 mots/jour

Bref, le NaNo c’est aussi une bonne claque pour avancer les projets donc j’en suis à la moitié de la Banshee (Créatures de l’Ouest T3) ! Ca avance très bien, même si June&Connor ne sont pas toujours coopératifs. Il faut dire que je les maltraite un peu avec l’arrivée d’une rivale…mes années Sunset Beach, Melrose Place et Sous le Soleil payent enfin pour mettre des bâtons dans les roues de mon couple :p 
Restez dans le coin, j’aurais une annonce lundi 🙂
Dans l’intervalle je vous laisse sur un extrait, comme au NaNo dernier ^^  Attention, il n’y a eu AUCUNE relecture, NaNo oblige. 

Après le départ de Cìara, l’atmosphère mit un certain temps à s’alléger, au grand dam de la sympathique Alaina, confuse d’avoir créé, sans le savoir, une telle situation. Le repas, pris à l’intérieur de la demeure en compagnie du reste de la famille O’Grady, acheva de détendre les invités. En dépit de l’absence de la Banshee, l’ambiance était festive, à croire que cela ne les dérangeait pas. June osa poser la question à Alaina alors que Connor discutait avec Wyatt, revenu à temps pour manger. Les deux hommes conversaient autour d’un Irish Coffee dans le salon adjacent.

            « J’avoue que nous n’avons pas le même problème que les Sheridan. Nous compatissons à leur tragique perte, bien sûr.

            — Bien sûr, approuva d’emblée June. Mais ne craignez-vous pas pour le futur ?

           — La Banshee n’empêchera pas les malheurs, elle n’est qu’une messagère qui prévient la mort et pleure nos morts. Un nouveau millénaire approche, ma chère, et nos coutumes se transforment en folklore du dimanche. Honorer une Banshee réclame du temps et de la rigueur. La vie est différente ici, nos fils ne se battent plus sur des champs de bataille éloignés, la science remplace la magie.

            — Il reste des choses inexpliquées…

            — Oui, mais rien de comparable du temps de nos ancêtres. Nous avons beaucoup perdu lors de l’émigration seulement je gage que l’avancée de la civilisation touchera notre bonne vielle Irlande un jour ou l’autre. Il est peut-être préférable que nos Banshees retournent dans leur monde dès maintenant au lieu de sombrer ici.

            — Que voulez-vous dire ? pressa June sur un ton de confidence.

            — Les cas sont rares mais des Banshee sont devenues malfaisantes. La fin de plusieurs clans ainsi que les nouvelles croyances ont eu raison des traditions dans certaines régions. Les belles et fières Banshees sont alors devenues des sorcières aigries à la face décharnée. Dépossédées de leur halo de prophétesse et protectrices divines elles errent sur terre, puissantes mais mauvaises. Délaissées par les rituels, éloignées des liens familiaux, elles n’assurent plus leur rôle de pleureuses pour n’endosser que celui d’annonciatrice de mort. Certaines font d’ailleurs bien plus et provoquent cette mort.

            — C’est terrible… Monsieur Sheridan avait déjà parlé de ce sort, c’est vraiment triste. »

            Absorbée dans ses pensées, June ne remarqua pas le regard tendre de la quadragénaire, touchée par sa sincérité. À l’instar de Connor, Alaina apprécia la fraîcheur honnête de la jeune femme qui changeait des convenances strictes et superficielles de la haute société. Certes, la communauté irlandaise avait ses codes et préservait l’intégrité avant tout, cependant l’argent et la notoriété du territoire américain avaient peu à peu corrompus certains principes. Les apparences primaient. La réussite avait détrôné l’honneur. Le courage avait été oublié au profit des manipulations.

            « Peut-être que ces disparitions sont annonciatrices d’un désastre à venir, supposa June toujours à ses pensées.

            — Je l’ignore, mais contrairement à d’autres, je ne m’inquiète pas trop de cette absence.

            — Je croyais que vos clans étaient très traditionnalistes, chuchota June qui ne souhaitait pas mettre son hôtesse en porte-à-faux.

            — Nous le sommes pour plusieurs aspects mais je dois avouer que l’entretien d’une Banshee est devenu lourd par les temps qui courent. Toutefois, il faut maintenir les apparences, n’est-ce pas ? Nous formons une communauté unie, nos enfants s’unissent, nos héritages grossissent, notre puissance se développe.

            — Pourquoi me dites-vous ça, à moi ?

            — Tu ne fais pas partie de notre communauté, ta parole ne vaut rien auprès de gens comme Cathair Sheridan. Et puis… tu me sembles être une personne indulgente.»

Sortie des Chroniques du Monde de Néhéléna

EDIT : blogger m’a fait une crise et avait tout changé en affichage dynamique affreux. Je viens donc de tout remettre comme avant et j’ai changé la bannière pour l’occasion. Désolée pour le dérangement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous annoncer la sortie du 1er tome de mon roman de fantasy Les Chroniques du Monde de Néhéléna. Il s’agit d’une autoédition, le livre est donc disponible à la demande ici. La magnifique couverture est signée Monika Andruszkiewicz (le nom a changé, la demoiselle s’est mariée entre temps)
Je précise donc que ce roman n’a pas été soumis à un comité de lecture et n’a pas subi de choix indépendant ni de direction éditoriale ou de corrections par des professionnels, mais je vous certifie un travail de correction important, des bêta-lectures (comprendre qu’un autre auteur a corrigé chaque chronique, fond comme forme) et un souci de rigueur.

J’ai créé une FAQ sur mon site, et j’y explique entre autre mon choix d’auto-éditer ce roman. Je tiens à faire la part des choses puisque je travaille également avec des maisons d’éditions pour de futurs romans.

Pour la petite anecdote, ces 4 chroniques ont été écrites entre 2004 et 2005 ! Si pour certaines, le travail de réécriture a été juste d’étoffer des aspects, supprimer le superflu et mettre à jour avec mon style actuel (sans oublier de corriger la montagne de fautes), pour la dernière chronique, c’est tout un travail de fond qui a été effectué avec une fin totalement différente, même si les conséquences restent identiques.

Couverture par Monika Andruszkiewicz

Quelques infos :
378 pages
Format A5
Couverture souple
Public : jeune adulte, adulte
Prix : 15 euros
Extrait

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur la page Lulu ou bien de me faire un retour par mail, je suis toujours ravie d’échanger à propos des romans.

La version numérique (Kindle Amazon) arrivera bientôt 🙂 

Pour en savoir plus :
La page sur mon site

Bonne lecture et merci à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce roman *___* Maintenant au boulot pour la suite !

NaNoWriMo : 3ème semaine

C’est en mode zombie que je vous livre mes statistiques de cette 3ème semaine du NaNo.
J’ai terminé ma nouvelle pour l’AT des éditions Sortilèges. La deadline est pour le 31 décembre donc j’aurais tout le temps de la corriger pas comme celle pour les éditions Laskà que je corrige actuellement ^^’ 
Cette nouvelle s’intitule Une histoire d’ascendance, et je me suis bien amusée à l’écrire :
7 892 mots
39 487 SEC
14 pages en Times, T12.
Fait incroyable : je suis bien en-dessous du maximum de SEC autorisés (50 000). Quel exploit XD
En ce moment je planche sur le kit de démo du projet Rhim, il s’agit de faire un texte de synthèse de 6 pages pour présenter le jeu. J’inclus ce travail dans le NaNo, c’est de l’écriture, et de toute façon je suis déjà une « NaNoRebelle » puisque je n’écris pas un roman, je suis donc plus à ça près ! Une fois ce travail terminé, j’enchaînerai avec ma nouvelle pour l’AT de Rebelles éditions.
Le 6ème jour est dépassé depuis longtemps mais le café est toujours de rigueur XD

Concernant le NaNo, mes stats sont : 
34 830 mots/ 35 000 mots
Une moyenne de 1 583 mots/jour
Il reste 9 jours pour pondre 15 000 mots et des broutilles. Même pas peur !!!
Rendez-vous en décembre pour le bilan du NaNo et le bilan du mois et l’annonce de bonnes nouvelles *_*
Je vous laisse avec un extrait de ma dernière nouvelle Une histoire d’ascendance. Attention, il n’y a eu AUCUNE relecture, NaNo oblige.

Elle venait à peine de quitter le magasin après la fermeture que son téléphone portable vibra dans son sac à main. Le cœur gonflé d’espoir, elle décrocha en pensant au jeune homme. Sa déception fut égale à son agacement quand elle reconnut sa mère au bout du fil. L’incompréhension régnait entre les deux femmes, à tel point que le dialogue était souvent impossible tant leurs caractères et philosophie de la vie tranchaient radicalement. Épuisée, Erica abandonna ses défenses et raconta sa nouvelle rencontre à demi-mots. Sa mère en profita donc pour lui faire une leçon de morale et la rabaisser autant pour ses choix amoureux actuels qu’anciens.
— Tu aurais dû m’écouter à l’époque et quitter Ben avant que les choses s’aggravent entre vous, martelait-elle avec la force de la conviction.
— On en a déjà parlé mille fois, maman, soupira Erica qui avait atteint sa voiture et s’était assise au volant. Je suis restée pour essayer de régler les problèmes et sauver notre couple ! Quelque chose que tu ignores vu que tu as divorcé à la première difficulté !
— Le résultat est le même puisque vous êtes séparés ! Tu as juste perdu du temps et beaucoup de plumes, ma chérie.
— Au moins je suis loyale, moi ! conclut-elle amèrement avant de raccrocher brutalement.
            Au même instant, une douleur fulgurante traversa sa main droite, lui arrachant un cri. Sous ses yeux ébahis, ses doigts se soudèrent puis s’incurvèrent, à l’exception du pouce qui s’élargit avant de se rabattre.
            Elle n’avait plus une main mais une pince à la noirceur absolue.
            Le second cri qu’elle poussa était clairement guidé par la peur. Elle secoua sa main-pince dans un mouvement hystérique. Totalement dépassée, elle ferma les yeux, prit une grande inspiration, se persuadant mentalement que tout ceci était une simple illusion de son cerveau éreinté. Rien n’y fit.
            Tremblante, elle approcha sa main valide pour toucher cet impensable membre. Elle ressentit les sensations, preuve que ce nouvel appendice était bel et bien une partie de son corps. Dans un état second, la jeune femme essaya même d’ouvrir puis refermer la pince. Elle fondit en larmes à la réussite de ce mouvement ; plongée dans une incompréhension terrifiante. C’était impossible, complètement fou et irréel !
            Aussi brusquement qu’elle s’était modelée, la pince disparut, pour laisser la place à sa main normale. Erica s’empressa de la serrer afin de vérifier sa présence. Soulagée, elle bascula sa tête en arrière contre le siège de l’automobile.
— Tu deviens folle, ma pauvre fille, sanglota-t-elle. Complètement timbrée !
            La fatigue ne pouvait décemment pas être la seule responsable d’une telle hallucination criante de vérité. Une seule possibilité : Ezra lui avait fait prendre de la drogue à son insu, au bar ou chez lui. Elle avait bu des cocktails, sa boisson artisanale, un verre de vodka et son café le matin même ; les suspects étaient suffisamment nombreux. L’effet était très décalé dans le temps mais ce n’était pas irréalisable. Rien n’était impossible dans le domaine de la drogue.
            Au-delà de la frayeur, ce fut la colère qui l’envahit : comment avait-il osé ? Après son laïus sur les qualités des Scorpions et soi-disant leurs points communs ! Erica détestait se faire avoir et n’avait jamais froid aux yeux pour mettre les responsables devant les faits. Elle avait l’adresse du coupable et savait où il travaillait.

            S’il ne lui avait pas menti, ce qu’elle avait soupçonné tout du long de leur soirée.

NaNoWriMo : 2nde semaine

Hey ^^

Je voulais faire un autre article entre temps mais impossible >_< Pourtant j'ai les 2 dernières partie du meme de l'écriture qui sont commencées mais tout le temps que je dégage est consacré au NaNo. Et ça paye car j'ai presque rattrapé mon retard et surtout j'ai fini ma méga nouvelle pour l'AT des éditions Laskà *_* Un sacré morceau puisqu'elle comptabilise 21 459 mots soit 127 382 SEC pour 35 pages words en Times T12. 
Je me suis éclatée du début à la fin sur cette nouvelle à la combinaison incroyable de western/romance/fantastique et dont le titre provisoire est l’Ijiraq. On verra à la relecture si je suis plus inspirée. Car oui… le temps presse, la deadline est pour le 30 novembre et je dois encore la passer en correction. Oui oui, en plein NaNo XD
J’ai donc embrayé ce midi sur la nouvelle pour l’AT des éditions Sortilèges (merci Sedenta de m’avoir rappelé que c’était pour des ados/jeunes adultes donc sans horreur). Je vais aborder un thème que je connais personnellement puisqu’il y est question du signe astrologique du scorpion, dans une nouvelle de genre fantastique.
Concernant mon avancement dans le NaNo, voilà mes stats :
23 447 mots sachant que de devrais atteindre les 25 000 mots pour être dans les clous. Ma moyenne est de 1 563 mots/jour.
Allez, go go go !!! Je vous laisse avec un nouvel extrait de l‘Ijiraq qui, je le rappelle, n’a pas subi de corrections !

 » Ils reprirent donc la route sous une fine bruine matinale, fraîche et désagréable. Malgré leur nouvel objectif, plus concret cette fois-ci, leur moral n’était pas très haut. Même s’ils n’en avaient pas beaucoup parlé, la brusque disparition du garçon inconnu leur avait laissé un goût amer d’inachevé teinté d’inquiétude. Son histoire oscillait entre une version réaliste d’un psychopathe qui enlevait des enfants et une version fantastique d’une créature mythologique. Aucune des deux idées n’était rassurante.
            June avait beau essayer de donner le change, son état l’empêchait de tenir un rythme soutenu. Connor se bornait à ignorer ses difficultés puisqu’elle lui avait assuré pouvoir se débrouiller seule. Au début devant pour guider, la jeune fille se retrouva bien vite dépassée. Il lui fallut un peu plus de deux heures avant de déclarer forfait et d’accepter de monter à cheval. Son compagnon de voyage ne manqua évidemment pas l’occasion de la charrier. Leur itinéraire, loin du sentier à peu près praticable, les empêchait de se fier totalement aux pieds de leur monture : il fallait quelqu’un pour trouver les zones empruntables et vérifier le terrain. Leur progression était donc lente, fastidieuse et d’autant plus éreintante.
— Tu ne trouves pas ça étrange qu’aucun prédateur ne vienne nous tourner autour ? demanda June au cours d’une pause.
Elle était descendue de cheval, plus ou moins facilement, pour laisser celui-ci se reposer. Assise au pied d’un arbre, elle venait de se désaltérer et avait passé la gourde à son partenaire tout aussi assoiffé.
— Tu préfèrerais te faire dévorer par un grizzli pendant la nuit ? suggéra Connor avec un haussement de sourcils perplexe.
— Bien sûr que non ! Ne me fais pas dire n’importe quoi. Je trouve ça seulement étonnant.
— Tu oublies ça (il lui montra son bras, souvenir d’attaque du puma). Si ce n’était pas se faire tourner autour par un animal sauvage, je ne sais pas ce qu’il te faut.
— Ce n’est rien du tout, des attaques de ce genre sont courantes dans la région, balaya-t-elle aussitôt avec légèreté. Nous sommes protégés là où nous vivons mais nous sommes dans la forêt sauvage, nous campons depuis des jours avec pour seule protection un feu… et rien du tout.
— S’il te plaît, n’aie pas l’air aussi déçu…
            June lui lança un regard réprobateur avec néanmoins un léger sourire en coin ; une nouveauté qui ne passa pas inaperçue aux yeux de son interlocuteur.
— Bon, j’avoue que c’est intriguant. Pour avoir roulé ma bosse dans des contrées pas toujours accueillantes de notre chère Amérique, j’ai rencontré plus d’hostilité de la part des animaux sauvages.
— Et combien de trappeur sont passés chez nous avec des récits sur les attaques de Grizzlis ? Je ne nous souhaite pas ce genre d’expérience mais je m’interroge.
— Tu penses que ça a un rapport avec cet Ijiraq ?
    Je ne vois pas d’autres explications, et toi ?
— Si on raisonne dans ce sens, on pourrait y trouver une cause à effet, admit-il après un instant de réflexion. Je reste sceptique car dans le vif du sujet on voit bien souvent que ce qui nous arrange.
            Personnellement concernée par cette analyse en tant qu’impulsive née, June fit la grimace. Connor n’avait pas tort mais elle n’était pas d’humeur à l’admettre. »

NaNoWriMo : 1ère semaine

Je profite d’un petit créneau pour faire un point sur cette première semaine de NaNo ^^
Alors j’ai commencé en écrivant la fin de la chronique 4 des Chroniques de Néhéléna et j’ai enchaîné sur ma nouvelle pour l’AT romance/western des éditions Laskà. 
Comparons un peu ma progression avec ce qui est demandé :
Nombre de mot requis au jour 8 : 13 333
J’ai écrit : 13 684 mots *_*
Donc je tiens les engagements pour l’instant mais autant vous dire que c’est un sacré rythme. Je peux pas faire grand-chose en semaine autre que remplir mon quota. Faudrait que je prenne une bonne avance pour être tranquille et me dégager du temps pour remplir d’autres impératifs. 
D’après les stats du site j’écris avec une moyenne de 1 710 mots/jour. Et c’est pas si simple de les pondre XD Ca peut paraître fou à lire mais oui, c’est une lutte pour les coucher sur word, ces mots !

Indépendamment du challenge, plus j’écris sur cette fameuse nouvelle romance/western plus j’aime mon couple et plus j’ai envie de développer leur histoire dans un livre avec plusieurs aventures.  A titre d’info, mon roman de SF le Silence du Crépuscule devait être une nouvelle à la base, la bonne blague ! Donc cette situation ne m’étonne même pas ! 
Bref, pour le moment j’écris et j’essaye de ne pas me poser trop de question mais quand même je me demande si finalement je vais soumettre cette nouvelle… C’est la faute de la maison d’éditions aussi, quelle idée de dire « texte de 5 000 à 55 000 mots » c’est un pousse au crime pour faire des novella ! XD
Je dois filer mais une fois n’est pas coutume, je vous laisse un extrait 🙂 Attention, il n’y a eu AUCUNE relecture, NaNo oblige. 
 » Assise aux pieds du géant de pierre, June observait à la dérobée les inquiétantes ombres que le feu projetait. Le repas avait été frugal et s’était déroulé dans le silence. Fatigués, les deux voyageurs économisaient leur force, d’autant que l’un d’eux était encore sonné par sa chute. Habituée aux soirées animées avec sa famille, June était mal à l’aise. De plus, ses idées noires sur l’avenir incertain de Beth risquaient de venir la hanter si elle ne trouvait pas une diversion. En face, Connor paraissait éteint, lui qui avait toujours un commentaire moqueur sur tout était étonnement silencieux.

— Tu as avalé ta langue ? titilla-t-elle finalement.

— Non, mais il paraît que je dois arrêter de jouer car « ce n’est pas le moment », répliqua-t-il au tac-au-tac.
            Prise à son propre piège, June se trouva démunie. Elle crut avoir vexé son interlocuteur mais son regard hautement satisfait lui prouva le contraire.
— Tu veux que l’on se relaie pour monter la garde ce soir ? proposa-t-elle pour changer de sujet.
— À quoi bon ? Cela fait au moins deux nuits que cette chose nous nargue sans pointer le bout de son nez. Si elle nous voulait mort, on le serait déjà. Je préfère dormir une nuit complète si ça ne t’ennuie pas.
            Il lui jeta un coup d’œil appréciateur et s’apprêtait à agrémenter sa réponse d’une proposition indécente quand un bruit de branche craquée les fit sursauter tous les deux. Cela ne venait pas du haut de la pente et ne pouvait donc pas être le fait de leur cheval. Tendus, les deux jeunes gens avaient mobilisé leurs cinq sens pour parer au danger. Le bruit se répéta, plus proche.
— Ne bouge pas, intima Connor dans un chuchotement.
            Sa main gauche levée appuyait son ordre, tandis que la droite se saisissait de sa Winchester. Déjà accroupi, il était prêt à bondir au moment venu. Le cœur serré par la peur, June pensa tout de même à agripper sa propre arme. Des pas craquant sur des branches mortes et sur la fine couche de neige se firent distinctement entendre. Des pas précipités qui couraient dans leur direction. »