Chronique : Les flots Sombres

Thibaud Latil-Nicolas
Auteur francophone 
Mnémos
Fantasy
21 €
347 pages

J’ai reçu ce roman dans le cadre d’une masse critique avec Babelio mais à cause du confinement je l’ai reçu fin juin. D’après la description sur le site, ce tome était indépendant du premier (les Chevauche-Brumes) et pouvait donc se lire sans problème. C’est pourquoi j’ai postulé car je n’ai pas lu le premier tome.

Alors en effet, l’auteur a inclus au début un résumé très pratique du premier tome qui permet de très bien comprendre l’intrigue principale, à savoir l’invasion de monstres appelés des mélampyges, qui surgissent d’une étrange brume. En voulant sauver le royaume, les Chevauche-Brumes ont en fait libérer ces créatures. Les Flots Sombres est donc la suite directe de ces aventures.

L’auteur a mis un index des personnages à la fin… que je n’ai vu qu’après ma lecture, dommage pour moi ! Car l’appropriation des personnages a été difficile. J’ignore si dans le tome un nous avons une description plus détaillée des personnages mais l’absence de repères physiques, un simple âge, une allure un peu plus précise, une caractéristique marquée qui permette de bien distinguer les doryactes entre elles, ou de déterminer qui est qui dans tous les anciens combattants de la neuvième compagnies auraient été les bienvenus. Au fil des pages, je suis parvenue à les distinguer mais sans pouvoir me les représenter dans mon esprit, ce qui m’a manqué. Je suis incapable de reconnaître Barbelin de Cagna par exemple.

D’un autre côté, c’est vrai que cette absence de distinction au sein des Chevauche-Brumes est troublante mais elle renforce le côté « troupe ». Ils ont tous l’air sympathiques, leur cohésion d’équipe, leurs chamailleries, leur humour et leur bonne humeur sont autant d’éléments qui aident à l’immersion dans leur groupe. Je me suis sentie proche d’eux malgré tout. C’est une impression très étrange au final.

Au-delà, certains personnages sont plus facile à identifier, comme Jerod, le petit Roy, l’horrible Juxs, ou la courageuse Ophélie. Plusieurs intrigues, distinctes au départ, se rejoignent au fil des pages. J’ai été aussi bien impliquée dans les intrigues de la cour, que par les combats des Chevauche-Brumes, la recherche de vérité de Jerod ou la poursuite du monstre d’Ophélie. Bon, ma vie liée à l’océan m’a bien sûr fait préféré l’histoire d’Ophélie mais l’ensemble du roman est cohérent et très agréable à suivre.

Hormis le problème d’identification des personnages, ma lecture s’est révélée très immersive, dépaysante et intéressante. La plume de l’auteur est très travaillée et surtout très technique et précise, je suis impressionnée. Qu’il parle de navires, d’architecture ou de combat, c’est pointu et l’intrigue semble millimétrée. Chapeau pour son travail de recherches !

Les idées derrières sont intéressantes, malgré des thèmes assez classiques de lutte politique entre le pouvoir et la religion mais qui sont toujours aussi efficaces quand ils sont bien menés. L’histoire derrière les mélampyges nous tient aussi en haleine, nous avons des révélations inattendues et prometteuses pour la suite.

En tout cas cette lecture du tome 2 me donne à la fois envie de poursuivre sur le tome 3 mais aussi de me pencher sur le premier tome. On peut donc dire que c’est une victoire totale !


 Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

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