Chronique : Olangar T2

Clément Bouhélier
Auteur francophone, voir la page facebook
Critic
Fantasy
22 €
489 pages

Après avoir dévoré et adoré la première partie d’Olangar (voir mon avis ici), je me suis replongée avec régal dans la deuxième et dernière partie.Tout ceci toujours en partenariat avec Book En stock dans le cadre du « mois de Clément Bouhélier » qui vient de commencer, et avec les éditions Critic.

Je vous conseille de les lire à la suite sans trop tarder car c’est une seule et même histoire découpée en deux parties, on reprend avec une grande fluidité là où on avait laissé nos personnages à la fin de l’autre tome. D’ailleurs, l’éditeur a sorti les 2 livres de manière très rapprochée ce qui vous laisse (presque) aucune excuse pour ne pas les enchaîner ^^

À l’image du T1, l’auteur nous ramène en arrière pour en dévoiler davantage sur le passé de l’ami Torgend et en particulier savoir comment et pourquoi il avait été déchu. Donc nous apprenons enfin ce qui s’est réellement passé à Ke-Enor. Encore une fois, nous avons nos réponses au travers d’un flash back maîtrisé du bout des doigts.

Nos héros sont séparés car Baldek est resté à Olangar pour préparer le futur tandis que Torgend, Evyna et Silja sont sur la route de l’Ouest pour découvrir la vérité sur la mort d’Andréan, le frère d’Evyna. Sur leur route, ils vont rencontrer de nouveaux compagnons de voyage éphémères et Eran, un orc qui nous permet d’en apprendre plus sur ce peuple craint qui a ravagé le pays. On découvre en détail la ville de Frontenac dans cette partie. Autant vous dire qu’entre cette cité de fer et Olangar, personnellement moi j’irai vivre dans le sud d’où est originaire Evyna. 

Curieusement, alors que j’adore les récits d’aventure, j’ai préféré l’ambiance du premier tome avec ses complots, les syndicats des nains et toutes les magouilles mises à nu. J’ai quand même beaucoup aimé ce deuxième tome mais je me suis sentie plus distante des personnages. Baldek est en retrait et très affecté par les morts qui sont survenus durant la révolte. Torgend aussi est lointain, plongé dans ses souvenirs. Evyna, c’est un peu normal car c’est le chemin nocif de la vengeance qui la guide. Elle apprend à ses dépens ce que « se venger à tout prix » veut dire. Au fil de son voyage le « prix » se révèle et la question « est-ce que cela en valait la peine ? » commence à la hanter sur la fin. La jeune femme est encore touchée par la bataille de train et on la sent dépérir au fil du trajet. En fait, globalement, ce tome est bien plus morose si l’on se base sur le moral de nos héros. Heureusement qu’ils rencontrent d’autres personnages pour les pousser et que Silja est là pour soutenir Evyna et Torgend. Elle se révèle bien plus importante que prévue au final.

La vérité éclate au grand jour et est tout à fait cohérente et réaliste avec l’époque dépeinte ici. Tous les rouages politiques sont bien huilés et tout coule de source une fois qu’on remonte la piste. C’est un jeu très bien mené par l’auteur. 

La tension est aussi vive que dans le premier tome, j’ai frémi pour l’avenir de nos héros plusieurs fois et on ne peut pas dire qu’ils s’en sortent indemne. Loin de là. Ils découvrent tous la vérité mais… pour quoi ? Ont-ils vraiment œuvré pour le bien d’Olangar ? Je dois avouer que je suis sortie de cette lecture un peu déprimée. Justice est rendue mais tous doivent se reconstruire, la seul lueur d’espoir nous provient de Torgend qui enfin parvient à trouver la paix de l’esprit. La fin reste largement ouverte, avec une énorme invitation à écrire un autre roman dans cet univers du côté des Orcs ! Je suis juste un peu déçue de ce qui attend Silja après tout ce qu’elle a fait, j’ai trouvé que sa fin manquait un poil d’empathie. Elle ne méritait pas cela à mes yeux. Cela a rajouté une couche à l’ambiance plus triste de cette partie.

En tout cas j’ai passé d’excellentes heures de lecture à Olangar. L’histoire est passionnante, les héros sont attachants et originaux, l’ambiance est très différente entre les deux parties mais est très bien retranscrite. Bref, c’est un très bon roman de fantasy qui change assez dans le paysage éditorial, engagé avec des échos identifiables à notre société. 

C’est encore une fois une belle découverte ! 


Ma note : :star::star::star::star::star-half:

1 réflexion au sujet de “Chronique : Olangar T2”

  1. d'accord avec toi concernant Silja et d'ailleurs j'ai ressenti la même amertume pour Baldeck à la fin du tome 1, alors que j'ai ressenti plus d'empathie pour ces personnages alliés que pour le couple principal !

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