Chroniques : Les soeurs Carmines T2 Belle de gris

Ariel Holzl
Auteur francophone, voir le site internet
Mnémos
Urban fantasy
17 €
265  pages
Après ma magnifique découverte du premier tome, le Complot des Corbeaux, j’ai patiemment attendu les Imaginales 2018 afin de me procurer le deuxième tome. En plus d’être doué, Ariel Holzl est très sympathique et il a l’air si gentil alors que des personnages comme Tristabelle et Mr Nyx sortent de son cerveau… c’est inquiétant au final ^^

Je savais que Tristabelle était notre narratrice cette fois et vu que c’était mon personnage préféré (bien que les deux autres sœurs soient géniales aussi), je me disais donc que c’était couru d’avance. Et je ne m’étais pas trompée car c’est un vrai coup de cœur. Si, si !

Commençons par ma seule déception : point de journal de Dolorine ! L’auteur nous avait prévenu sur Book en Stock (si je ne dis pas de bêtise) donc ce n’était pas une surprise et sachant que le troisième tome se concentre sur Dolorine ce n’est pas grave, mais du coup Mr Nyx m’a manqué même si on l’aperçoit bien sûr. Les incursions de Dolorine aussi m’ont manqué mais à vrai dire, être dans la tête de Tristabelle était tellement génial que cela n’entache en rien mon coup de cœur !

L’intrigue nous avait laissé avec un avenir incertain pour Merryvere et il faudra littéralement arracher les infos à Tristabelle pour en savoir plus sur sa sœur. Quant à notre héroïne du jour, elle fera tout pour assister au bal de la reine et cela ne sera pas sans quelques rebondissements plutôt… sanglants. J’ai beaucoup aimé que Tristabelle s’adresse directement au lecteur, comme si nous n’étions qu’une voix dans sa tête, cela permet plus de liberté dans l’écriture mais aussi de nous impliquer davantage.

Est-ce que j’ai aimé être dans le subconscient narcissique, froid, hautain, lapidaire et psychotique de Tristabelle ? J’ai a-do-ré ! Tristabelle, on a envie de lui ressembler pour toutes les libertés qu’elle s’octroie, un peu comme Sheldon de The Big Bang Theory : pas de conventions sociales, on dit ce qu’on pense et on envoie chier tout le monde avec charisme et assurance. D’un autre côté, lorsqu’on est doté d’un minimum de conscience, d’empathie et de compassion… c’est impossible de cautionner ses actions. Pourtant, notre Tristabelle est si attachante à sa façon. Bref, c’est mon idole, vous l’aurez remarqué !

On a beau être dans la jolie tête de Tristabelle, on va parfois suivre d’autres personnages, en particulier Merryvere qui est toujours aussi maladroite et attachante aussi. Ses aventures continuent à leur manière et ça m’a fait plaisir de pouvoir la suivre ainsi. On en apprend également plus sur la famille de nos trois sœurs car leur mère est revenue vivre avec elles, avec un nourrisson sur les bras. Cela nous permet de mieux comprendre Tristabelle. D’ailleurs, à un moment, on nous révèle ses origines et donc sa nature (que je cacherai ici). Je vous avoue avoir eu peur que l’auteur ne s’en serve comme excuse pour expliquer le comportement psychopathe de Tristabelle… mais non. Cela explique certaines choses, mais pas tout. Je loue vraiment son habilité, ses contre-pieds et ses rebondissements qui réussissent à être à la fois loufoques et cohérents.

 Je ne peux pas parler de ce tome sans parler d’Eddie. Mais je ne peux pas trop vous en dire non plus sans spoiler. J’ai beaucoup aimé ce personnage, pour ce qu’il est et pour ce qu’il apporte à Tristabelle aussi. J’ai aimé son intégrité, sa répartie, son efficacité, sa naïveté aussi face aux actes et l’absence de culpabilité de Tristabelle. Je ne pensais pas que l’auteur irait sur le terrain sur lequel il s’est aventuré mais j’en ai été plus que ravie. Je n’en dis pas plus pour vous laisser la surprise.
Même si les chaque tome suit chacune des trois sœurs, les intrigues restent liées. Ainsi, ce qui est arrivé à Merryvere dans le premier livre continue de la poursuivre et d’atteindre sa famille dans le tome suivant. Et j’espère que ce qui arrive à Tristabelle ici sera également exploité dans le troisième et (snif) dernier tome.  Ce lien est très appréciable mais par contre il vous oblige à lire les romans dans l’ordre (mais croyez moi c’est loin d’être une torture !)
La fin… que dire de la fin. J’ai failli pleurer. Et si ! Alors que l’espoir montait peu à peu au fil des pages, que Tristabelle évoluait et que je sentais l’entourloupe… bim tout s’écroule. Honnêtement, en commençant le roman, vu l’absence d’empathie de Tristabelle, je ne m’attendais pas à ressentir autant de sentiments. J’ai été agréablement surprise, même si la tristesse fait parie desdits sentiments…
En conclusion, ce roman est un coup de cœur. Ma lecture a été délicieusement décalée et mordante. J’ai adoré du début à la fin et j’aime encore plus Tristabelle qu’avant. Je vais presque pouvoir rejoindre sa longue liste de soupirants ! On est loin des clichés et loin des intrigues qui sont devinées au bout de deux pages. J’ai été surprise, j’ai rigolé, j’ai tremblé, j’ai donc presque pleuré et j’ai été surtout emportée à 200% dans cet univers et dans la tête de Tristabelle. Encore un livre que je n’ai pas lu, mais vécu à part entière. Et encore un auteur francophone que je pourrais suivre les yeux fermés dans ses prochaines aventures éditoriales (surtout qu’il m’a parlé d’un projet avec un cannibale !)
Mention spéciale aux extraits des futurs tomes qui se trouvent à la fin de chaque roman et qui donnent encore plus envie de lire la suite ! Et aussi pour les couvertures sublimes *__*
Ma note : :star::star::star::star::star:💕

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