Chronique : Aberrations

Joseph Delaney
Traduction : Marie-Hélène Delval
Bayard
Fantastique/jeunesse
14,90€
342 pages

Des amis nous ont prêté ce premier tome sachant que nous aimions mon compagnon et moi toutes les séries de Joseph Delaney. 


Nous retrouvons dans Aberrations tous les ingrédients qui font la réussite de l’auteur : un héros jeune, courageux, débrouillard, qui ose se dresser contre l’injustice et qui désobéit très souvent aux adultes afin de venir en aide aux siens. 

Pour autant, la sauce prend toujours et chacun de ses héros, malgré leurs ressemblances, ont leur propre voix. Bon je n’ai pas trop accroché aux différents surnoms des jeunes personnages c’est mon seul bémol… mais qui est quand même pas si anodin car il bloque une partie de l’identification. L’usage de ces surnoms (anglo-saxons en plus) me les a rendus moins tangibles. Dommage.
Ce nouveau monde est encore plus dangereux et difficile que les précédents avec la présence de cette brume (le Shole) qui transforme les êtres vivants en monstre. Son omniprésence et son expansion aléatoire renforce le sentiment de stress permanent et d’urgence tout au long du roman. J’ai retrouvé l’ambiance fantastique et sombre de l’Epouvanteur avec des créatures horribles et dangereuses. 

Le danger vient également de l’intérieur et des humains lambdas qui, pour certains, n’ont rien à envier aux monstres. J’ai beaucoup aimé ce traitement et ce qu’il advient du « méchant » de l’histoire. 
L’injustice est aussi un sentiment fort de ce roman car Crafty est à la fois un élément clé pour les adultes car il peut traverser la brume sans être transformé, et en même temps il est traité comme un moins que rien. Son poste s’appelle d’ailleurs « mouche de coche » ce qui en dit long sur le peu de considération que les adultes ont pour lui. 
J’ai bien aimé les autres jeunes personnages du récit qui deviennent ses amis, notamment Click qui est prometteuse et Bertha aussi qui a un rôle central important. Encore une fois, l’auteur a certes des héros masculins mais il sait placer des héroïnes crédibles, puissantes et indispensables au récit (et très souvent dotées d’un sacré caractère, ne le cachons pas !)

En bref j’ai passé un très bon moment d’angoisse et de mystère avec ce premier tome. Après un tome 14 un peu en deçà niveau fantastique de l’Epouvanteur, je suis heureuse de retrouver un peu plus de monstres et de peur dans un roman de Joseph Delaney.


 Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

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