Chronique : Les vivants #1 et #2

Mat de la Peña
Traduction : Magali Duez  
Robert Laffont
Young Adult
382-421 pages
17,90€

J’ai décidé de regrouper les deux tomes de cette duologie qui auraient tout à fait pu former un seul et même tome. J’avais reçu ces romans pour un Noël, ayant entendu beaucoup de bien dessus mais sans avoir trop creusé… allez savoir j’ai cru qu’il était question de zombie mais en fait pas du tout. Il n’y a pas une once d’imaginaire dans cette histoire 100% contemporaine. Cela ne m’a pas empêché de la dévorer. Dans le premier tome, nous suivons le héros, Shy, qui travaille à bord d’un paquebot de luxe alors qu’un tsunami le submerge et qui doit lutter pour sa survie. Dans le second tome, les choses se sont compliquées et nous abordons un aspect plus post-apo.

J’ai retrouvé les schémas classiques du YA avec en plus une narration très nerveuse, largement plus portée sur l’action que la réflexion. Le héros, Shy est vraiment sympathique et porte le roman sur ses épaules. Bon il passe sa vie à répondre aux questions par des haussements d’épaules mais passons. C’est un jeune homme avec de bonnes valeurs, courageux, sensible mais pas exempt de défauts et de maladresse. J’ai eu beaucoup d’affection pour lui tout au long de son voyage. Le gros point noir de ce roman c’est Carmen qui pourtant aurait pu être un personnage super, avec du charisme, du caractère, de l’intelligence, mais elle passe pour la Latino sexy, qui ne sait pas ce qu’elle veut, enchaîne les colères et coup de sang et s’impose tout le temps. Dommage car elle m’a profondément agacée et le fait que Shy soit obnubilée par elle, ou plutôt son physique, ne faisait que renforcer ce sentiment. Elle n’a pas vraiment d’évolution tout au long du roman, elle reste inconstante et de grosses ficelles permettent de donner une fin que j’ai trouvé décevante. Addie en revanche a eu une belle progression et est malheureusement la grande oubliée du tome 2. Elle avait un bon potentiel inexploité, aussi bien en tant qu’alliée qu’ennemie mais l’auteur l’a laissé très en arrière. Cireur était particulier, sans lui nos amis seraient morts depuis longtemps mais je n’ai pas développé de sentiments particuliers à son égard.

Certains aspects sont très rapides, d’autres au contraire sont bien traités. J’ai préféré le premier tome lorsqu’ils luttaient pour survivre au naufrage du paquebot, c’était bien plus réaliste, prenant et angoissant que le deuxième tome où la cohérence commence à s’étioler. Les idées derrière sont bonnes et intéressantes mais la fin, rapide, n’est pas vraiment à la hauteur des attentes créées tout au long du périple. Pour autant, certaines scènes sont très dures et bouleversantes, et les personnages secondaires sont bien traités (hormis Carmen vous l’aurez compris).

Je suis donc partagée car le diptyque est très efficace, j’ai englouti les deux tomes d’affilé ce qui m’arrive rarement. Certains aspects sont très bien ficelés, le héros est génial, mais d’un autre côté il y a des points qui m’ont moins convaincue, voire agacée sur le deuxième tome.


 Ma note : :star::star::star::star-empty::star-empty:

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