Chronique : le Miroir de Peter

John Ethan Py
Auteur francophone
L’Homme Sans Nom
Fantastique
19.90 €
318 pages

John Ethan Py, alias Sébastien Peguin, fait partie de ces auteurs francophones que je suis à chaque parution. Je l’avais découvert à la sortie de son très beau Le Songe d’Adam (lu avant que je ne me mette aux chroniques assidues) et je l’avais suivi dans son étrange récit autour de Lovecraft dans ChessTomb qui avait été une très belle réussite. Du coup, je m’étais jetée sur la précommande de son dernier Le miroir de Peter… pour le lire maintenant, 2 ans plus tard. Le temps passe trop vite !

Sans surprise de la part de l’auteur, il y a une énorme base de recherches. Le livre entier est riche en détails biographiques et symboliques et encore une fois j’ai appris énormément de choses. Dans Le miroir de Peter, nous nous intéressons à l’art cinématographique en grande partie, ainsi qu’à la symbolique des miroirs. Cette fois c’est l’histoire de Lewis Carroll en particulier que nous allons retracer d’une manière passionnante.  

On suit ici l’unique narrateur, Satiajit, psychiatre qui va prendre pour patient l’écrivain à succès horrifique George Mothershield. Un grand mystère plane sur cet auteur pour savoir comment il parvient à écrire des romans aussi horribles et pourtant saisissants. J’ai bien aimé Satiajit même s’il est plutôt du genre passif, à se laisser marcher sur les pieds par sa femme agaçante et ses beaux parents hautains. J’avais envie de le secouer. Il reste sympathique à suivre, tout comme George, dont la femme Martha est en revanche très flippante.  

L’ambiance du roman est particulière, glauque, oppressante. On sait que quelque cloche, ou va déraper mais impossible de deviner les révélations de l’auteur en ce qui me concerne. Il a très bien tissé sa toile et c’était extrêmement enrichissant. J’ai appris des choses intéressantes sur les légendes autour de certains films horrifiques, comme Freaks ou Cannibal Holocaust (que je n’ai pas vu d’ailleurs), sur Lewis Carroll, Stanley Kubrik (dont j’apprécie grandement les films), sur la psychanalyse etc. Cela m’a donné envie de voir tous les films cités que je ne connaissais pas encore.

Je ne vous le cache pas, ce livre est exigeant. Pas forcément en connaissances mais en attention et en rigueur. J’ai un grand respect pour l’auteur qui parvient à inclure dans le récit le résultat de ses astronomiques recherches sans le rendre indigeste ou soporifique. J’avoue par contre avoir été un peu perdue à un moment du récit avec tous les miroirs mais je pense aussi qu’à ce moment, je n’étais pas à 100% dedans.

Évidemment, qui dit miroir, dit porte ouverte à l’imagination horrifique. Les révélations de fin sont surprenantes mais cohérentes. Elles renversent le cerveau c’est sûr mais la toute fin avec la fameuse « image » est… absolument géniale. Je ne m’y attendais pas mais dès que j’ai su ce que c’était, j’étais bluffée et c’était comme une évidence. C’est une fin très forte et marquante. J’en suis encore impressionnée. 



En conclusion, c’est un très bon roman. Exigeant, comme je l’ai dit plus haut mais extrêmement riche et intéressant. J’ai préféré ChessTomb, d’où ma note inférieure, mais je ne regrette absolument pas d’avoir suivi l’auteur une fois encore et j’espère qu’un prochain roman fera bientôt son apparition.


Ma note : :star::star::star::star::star-empty:

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