Le "non" éditorial

Cette semaine j’ai reçu une seconde réponse négative de la part d’une maison d’édition pour mon roman de science-fiction Le Silence du Crépuscule. La fin du monde ? Sûrement pas ! Ce refus ne fait que multiplier ma détermination ! Même le Maître King a été banané de nombreuses fois (oui Stephen King est ma référence pour tout ^^). Donc on retrousse ses manches et on continue les démarches
Cela me donne l’occasion d’aborder ici mes démarches éditoriales. Je me fais les dents avec ce roman puisque c’est le premier que je soumets aux éditeurs ce qui constitue donc une nouvelle aventure. Selon moi, il s’agit ni plus ni moins que d’une étape de travail supplémentaire. 

  • Etape 1 : Pourquoi ?
Je pense que cela commence avec une simple question : pourquoi l’édition ? Ca peut paraître stupide mais je pense que si déjà on se met à hésiter et à répondre « ah ben heu pourquoi pas… » cela va grandement compliquer la suite. A mon sens se lancer dans les démarches éditoriales, c’est comme le reste de l’écriture : une histoire de volonté et de patience. Le roman ne s’écrit pas tout seul ; un éditeur ne vous tombe pas tout cuit dans le bec non plus (ah quoique ça peut arriver par un coup de chance sidéral).

  • Etape 2 :  Cibler les éditeurs
Car si la maison d’édition A. publie de tous les genres de l’Imaginaire, par contre la maison d’édition B. ne jure que par la fantasy. C’est bête moi c’est un roman de SF… 
En plus, si vous écrivez dans les genres de l’Imaginaire, vous pouvez oublier certains éditeurs qui ne font que de la littérature contemporaine ou historique (ou la vie tellement passionnante des people). 
Bref, en un mot : cibler. Pour cela, Internet est votre ami ! Pas de recettes miracles pour ma part, je suis allée sur les sites Internet des auteurs francophones que je suis sur le net, ceux dont j’ai aussi les livres, je suis allée fouiller dans les liens des uns et des autres. Mais surtout, je me suis procurée l’excellent « guide galactique grenouille » confectionné par des bénévoles de CoCyclics, une communauté d’entraide pour la bêta lecture que je vous recommande chaudement. 
Il faut donc cibler les éditeurs qui publient selon votre genre et croyez-moi c’est déjà un sacré boulot de prospection !

  • Etape 3 : Ligne éditoriale et consignes
Une fois votre dévolu jeté sur une ou plusieurs maisons d’édition, attendez avant de tout balancer fébrilement par mail ou par la poste. Vérifiez la ligne éditoriale. Car oui, untel publie de la SF mais que du space opéra… zut. On oublie. Vous pouvez toujours tenter mais si les éditeurs indiquent une ligne éditoriale ce n’est pas pour rien : en plus de vous faire bananer, vous risquez d’être mal vu pour de prochaines soumissions car vous aurez fait perdre leur temps aux éditeurs et que vous n’avez pas su respecter les consignes. 

Le genre est OK. La ligne éditoriale aussi. Bien, à présent il faut voir les conditions d’envoi. Et là, le combat continue car chaque éditeur a ses propres exigences qu’il vous faut absolument respecter si vous voulez que votre manuscrit ne soit pas refusé d’office :
– envoi par mail ou par la poste (plus long, plus de frais) ;
– envoi du manuscrit complet, d’un synopsis court ou très détaillé, des premiers chapitres… ;
– nombre de signes ou de mots maximum/minimum ;
– série ou one shot ?
– lettre de présentation/motivation
– police, pagination, émargement etc. 

Personnellement j’ai fait une fiche de renseignement pour chaque maison avec ses conditions et j’ai créé des dossiers distincts sur mon ordi pour les versions différentes du roman et des synopsis. Toute une organisation pour ne pas se tromper.


  •  Derniers conseils

Et là… une dernière chose capitale à vérifier : la maison accepte-t-elle les soumissions actuellement ! Hé oui car les éditeurs sont souvent noyés sous le nombre de manuscrits (comment ça y’a d’autres gens qui écrivent ?) et il est très fréquent que les fenêtres d’envoi soient réduites. 


Vous êtes venus à bout de toutes ces étapes et de mon article ? Hé bien go ! Bien sûr je ne parle pas ici du fait que vous devez avoir fait impérativement relire votre roman. Si quelques fautes ne sont pas rédhibitoires… au bout de 25 coquilles par pages, ça le devient à mon avis… 

*****

Bref en ce qui me concerne, mes recherches pour Le Silence du Crépuscule m’ont permis de sélectionner 6 maisons d’éditions (bon y’en a une dans le lot où c’est juste histoire de, elle est hors de portée mais l’opportunité était à saisir). J’ai fait une première vague à 4 d’entre elles et j’ai donc actuellement 2 refus. Je vais envoyer une seconde vague tout en zyeutant les autres éditeurs qui m’intéressèrent mais qui sont pour le moment fermés à toute soumission. 


J’espère que cet article vous sera utile, personnellement j’ai été très aidée par le Guide de CoCyclics mais aussi par les conseils des autres auteurs de l’Imaginaire que je suis sur le net (cf mes liens amis).



Pour conclure je dirais qu’il faut s’accrocher et ne surtout pas abandonner au premier refus car c’est une étape indissociable de l’édition.

4 réflexions au sujet de “Le "non" éditorial”

  1. Très intéressant, avec des touches d'humour bienvenues ^^ Tu es courageuse et j'espère bien que ça va payer, screugneugneu !! MDR pour les 25 coquilles par page !

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  2. Hihi mercii Mymy ^^ Ah ben tant qu'à faire autant rendre la chose un peu amusante c'est plus sympa à lire ! Le courage tu en manques pas non plus 🙂 Ta motivation est contagieuse !

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